Édition du
27 September 2016

Quand Saadani et Ouyahia polluent le débat politique

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Hyène au pouvoirEl Watan le 08.05.16 

 

Les dégâts occasionnés par ce discours mensonger, qui écarte du débat des sujets cruciaux tels la démocratisation du système politique et l’indépendance de la justice, sont amplifiés par des médias audiovisuels assujettis.

Les soldats du régime en place lancent l’offensive. Ahmed Ouyahia, fraîchement élu à la tête du RND, a arrosé l’auditoire politique de propos creux sur la sagesse du président, les complots des ennemis et la victoire contre le terrorisme….
Les déclarations d’Ouyahia, ressassées depuis plus de 15 ans, n’ont d’effet à présent que sur de rares naïfs que compte encore la clientèle du système. Mais, faute d’alternative, Ouyhia continue à débiter ses phrases usées.
L’autre fantassin du régime, Amar Saadani, a regagné cette semaine, son poste dans l’arène. Il a surtout répondu à Valls – avec deux semaines de retard- et a, comme de coutume, chargé l’opposition.
Il s’avère que le chef du FLN et son allié et rival du RND n’ont rien à offrir au pays, sauf des déclarations d’allégeance au président malade. Et de temps à autre, s’attaquer grossièrement à tous ceux qui critiquent les choix de la clique au pouvoir. Cette agitation porte les signes d’une tentative désespérée visant à combler le vide laissé par Bouteflika dont l’absence, depuis 2013, a plongé le centre de décisions dans l’obscurité.
Saadani et Ouyahia perpétuent la pollution du débat politique algérien, en usant de discours foncièrement populiste. Les dégâts occasionnés par ce discours mensonger qui écarte du débat des sujets cruciaux, tels la démocratisation du système politique, l’indépendance de la justice et la sécurité économique, sont amplifiés par des médias audiovisuels assujettis.
Dans le même temps, les voix qui apportent la contradiction semblent essoufflées. La Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) s’est éclipsée depuis son congrès, tenu en mars dernier. Les sorties individuelles des
chefs de ce conglomérat politique ont du mal à contrecarrer l’offensive du pouvoir. Et les sorties du FFS et de Benflis n’ont pas fait mieux.
Certes, le projet de changement politique en Algérie est contrarié par la nature despotique et les réflexes primaires du régime. Mais ce n’est pas assez pour justifier l’échec d’un combat engagé depuis des décennies. Tout comme les partis au pouvoir, les formations politiques qui se réclament de l’opposition n’arrivent toujours pas à se régénérer, après 25 ans de multipartisme marqué du sceau de la fraude et de la répression.
Les soldats du régime en place lancent l’offensive. Ahmed Ouyahia, fraîchement élu à la tête du RND, a arrosé l’auditoire politique de propos creux sur la sagesse du président, les complots des ennemis et la victoire contre le terrorisme….
Les déclarations d’Ouyahia, ressassées depuis plus de 15 ans, n’ont d’effet à présent que sur de rares naïfs que compte encore la clientèle du système. Mais, faute d’alternative, Ouyhia continue à débiter ses phrases usées.
L’autre fantassin du régime, Amar Saâdani, a regagné cette semaine, son poste sur l’arène. Il a surtout répondu à Valls – avec deux semaines de retard- et a, comme de coutume, chargé l’opposition.
Le chefs du FLN et son allié et rival du RND n’ont rien à offrir au pays, sauf des déclarations d’allégeance au président malade. Et de temps à autre, s’attaquer grossièrement à tous ceux qui critiquent les choix de la clique au pouvoir. Cette agitation porte les signes d’une tentative désespérée visant à combler le vide laissé par de Bouteflika dont l’absence, depuis 2013, a plongé le centre de décisions dans l’obscurité.
Saâdani et Ouyahia perpétuent la pollution du débat politique algérien, en usant de discours foncièrement populiste. Les dégâts occasionnés par ce discours mensonger, qui écarte du débat des sujets cruciaux tels la démocratisation du système politique et l’indépendance de la justice, sont amplifiés par des médias audiovisuels assujettis.
Dans le même temps, les voix qui apportent la contradiction semblent s’essouffler. La Coordination pour la transition démocratique et les libertés CLTD s’est éclipsée depuis le dernier congrès de l’opposition, tenu en mars dernier. Les sorties individuelles des
chefs de ce conglomérat politique ont du mal à contrecarrer l’offensive du pouvoir. Et les sorties du FFS et de Benflis n’ont pas fait mieux.
Certes, la démarche de changement politique en Algérie est contrariée par la nature despotique et les réflexes primaires du régime. Mais il n’y a pas que cela. Tout comme les partis au pouvoir, les formations politiques qui se réclament de l’opposition n’arrivent toujours pas à se régénérer, après 25 ans de multipartisme marqué du sceau de la fraude et de la répression.
Farouk Djouadi

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4 Commentaires sur cet article

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  • rachid dahmani
    9 mai 2016 at 8 h 36 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Rien de nouveau à l’horizon. Toujours la même chose. On tourne encore en rond et pour bien longtemps… Bonne journée à tous cependant.

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  • Amar
    9 mai 2016 at 14 h 16 min - Reply

    OUYAHIA EST SAIDANI ne se sont jamais eloignes de leurs roles et ils offrent toujours le meme discours avec les memes louanges a leurs patrons …ils ne peuvent quand meme pas cracher sur les mains qui les nourissent le probleme le vrais que fait la societe civile que fait la presse? LE MINIMA QU ‘ elles puissent faire par exemple c est de faire parler les specialistes de la sante sur l etat du president comme ils le font maintenant sur les problemes commerciaux d el khabar que nous soutenons d ailleurs….nous devons depasser le seuil des coonstats …..

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  • Si Salah
    9 mai 2016 at 21 h 52 min - Reply
  • Amar
    10 mai 2016 at 10 h 08 min - Reply

    Pour nous permettre d avoir une idee plus nette de notre systeme politique , retournons un peu en arriere pour voir de plus pres les reactions des ILLUSTRES militants de CE qui faisait office de FLN au lendemain de la victoire du FIS AUX TRES CONTROVERSEES LEGISLATIVES A L ORIGINE DE LA BANQUEROUTE TERMINALE du pays..he bien mes chers amis ils se sont mis tous a la gandoura…ils ont trouve subitement des attribus et des vertus au changement……a cet epoque il n y avait pas de RND….JE me souvient Dans notre ville il y avait un vieux militant qui etait plutot aux affaires qu a la politique qui disait.. »ya si Amar chez nous quand on rentre le soir, celui qu on trouve a la maison c est lui notre pere! on ne se casse pas la tete « Je ne pense pas qu il puisse y avoir du changement depuis………..

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