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5 December 2016

En Turquie, M. Erdogan mate une tentative  de coup d’Etat

Turquie1LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marie Jégo (Istanbul, correspondante)

Des tirs sporadiques et des bruits d’explosions étaient toujours audibles à Ankara et à Istanbul, samedi 16 juillet à l’aube, mais le gouvernement turc a fait savoir qu’il avait repris le contrôle du pays, ébranlé par une tentative de coup d’Etat fomenté par un groupe d’officiers dans la nuit de vendredi à samedi et qui est resté circonscrit à ces deux villes. Samedi matin, le bilan officiel était, selon le général Umit Dundar, le nouveau chef d’état-major, d’au moins 190 morts. Auxquels il faut ajouter 1 154 blessés.

Le président Recep Tayyip Erdogan, qui avait trouvé refuge dans la station balnéaire de Marmaris, sur la côte égéenne, au plus fort des affrontements entre les militaires loyalistes et le groupe de putschistes, est rentré en vainqueur à Istanbul au petit matin.

Attendu par un groupe de fidèles à l’aéroport international Atatürk à Istanbul, où son avion a atterri aux environs de 4 h 30, heure locale, le numéro un turc a promis que les insurgés – une cinquantaine d’officiers de la gendarmerie et de l’armée de l’air – « paieraient cher leur trahison ». « L’Etat parallèle a sa part dans le soulèvement », a-t-il affirmé, en référence au prédicateur Fethullah Gülen, son ennemi juré, qui vit depuis 1999 en exil en Pennsylvanie aux Etats-Unis.La puissante confrérie Gülen a pourtant été amoindrie par la purge drastique exercée contre elle depuis 2013 par le gouvernement islamo-conservateur, persuadé que les adeptes de Gülen veulent le renverser.

Jadis meilleur allié de Recep Tayyip Erdogan, l’imam Gülen, dont le mouvement gère encore des centaines d’écoles à l’étranger (en Afrique notamment), est devenu sa bête noire. Son exil américain sert à enjoliver le récit officiel d’une Turquie assiégée par des « forces obscures », des « agents » à la solde des puissances étrangères (les Etats-Unis surtout), avides de démanteler le pays.

Prise par les insurgés dans la soirée, la chaîne publique TRT a été reprise par les militaires loyalistes dans la nuit, tandis que le chef d’état-major, le général Hulusi Akar, qui était détenu par les putschistes, a pu être libéré. Mille cinq cent soixante-trois personnes mêlées à la tentative de coup d’Etat ont été arrêtées samedi à l’aube. La situation restait incertaine en revanche autour des ponts sur le Bosphore, à Istanbul, toujours contrôlés par les insurgés, malgré un ultimatum de l’armée de l’air promettant d’envoyer les chasseurs bombardiers pour les en déloger.

Lire aussi :   Les partis d’oppositions se désolidarisent du coup d’Etat militaire

« Le coup d’Etat a été déjoué, la situation est redevenue normale », s’est félicité, samedi à l’aube, Nuh Yilmaz, le porte-parole des services secrets (MIT). Dirigés par Hakan Fidan, un fidèle lieutenant du président turc, les services ont été l’une des premières cibles du putsch manqué. Leur QG à Ankara, situé non loin du palais présidentiel, a essuyé une attaque aérienne, lorsque des hélicoptères pilotés par les putschistes ont bombardé le ­bâtiment, dès les premières heures du ­soulèvement.

Tout a commencé vers 22 heures lorsque des blindés militaires ont pris position à l’aéroport d’Istanbul, autour des ponts sur le Bosphore, dans les environs du palais présidentiel à Ankara. Peu après, des militaires ont fait irruption dans les locaux de la chaîne publique TRT, dont ils se sont emparés. Dans un communiqué publié sur le site de l’état-major, les putschistes ont dit s’être rendus « totalement maîtres du pays ». Leur but, expliquaient-ils, était de« restaurer l’ordre constitutionnel, la démocratie, les droits de l’homme et les libertés », ils se prononçaient contre l’« autoritarisme ». « Tous nos accords et engagements internationaux restent valides. Nous espérons que nos bonnes relations continueront avec les autres pays », disait le texte. Fikri Isik, le ministre de la défense, a immédiatement dénoncé « un piratage » du site.

« Je suis le commandant en chef »

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Des civils opposés au coup d’Etat juchés sur les chars des putschistes, à Istanbul, samedi matin 16 juillet.

Alors que des combats étaient en cours au centre d’Ankara, la capitale, on apprit bientôt que le général Hulusi Akar, le chef d’état-major, était retenu en otage par les putschistes. Pendant quelques heures, la confusion fut totale et le gouvernement sembla dépassé par la situation. Le président fut décrit par le journal Milliyet comme ayant pris le chemin de l’aéroport Atatürk, à Istanbul. Des rumeurs allèrent jusqu’à évoquer une demande d’asile en Allemagne.

Quelques minutes plus tard, Recep Tayyip Erdogan apparut, le visage défait, sur la chaîne CNN Türk. Lors de cette courte interview réalisée, par le biais de Facetime, il expliqua que le soulèvement avait lieu « hors de la chaîne de commandement ». Et de réaffirmer : « Je suis le commandant en chef. » C’est à ce moment-là qu’il appela la population à descendre « sur les places et dans les aéroports » en signe de soutien. Il semble qu’il ait été entendu. Une foule s’est rassemblée place Taksim, à Istanbul, pour protester contre le putsch. D’autres manifestants pro­Erdogan, massés sur un des ponts qui enjambe le Bosphore, ont bien essayé de traverser malgré l’interdiction proférée par les putschistes qui bloquaient la circulation dans les deux sens, de l’Europe vers l’Asie et inversement. Mal leur en a pris.

Au moment où les manifestants se mettaient en route, les gendarmes insurgés qui tenaient le pont ont tiré dans la foule. Plusieurs personnes ont été blessées lors de cette fusillade, un homme y aurait perdu la vie. Les autorités avancent un bilan de plus de 190 morts : 41 policiers, deux soldats, 47 civils et 104 personnes décrites comme des « putschistes ».

Selon le parquet de Gölbasi, dans la banlieue d’Ankara, 42 personnes – des civils et des policiers – ont été tuées au cours ­d’affrontements particulièrement violents ­survenus dans ce quartier. Et 17 policiers membres des forces spéciales ont été tués lors de l’assaut donné par les putschistes contre leur quartier général.

Dès le début du soulèvement, la population semblait partagée. Les télévisions ont ainsi montré des personnes rassemblées près de l’aéroport Atatürk, qui se réjouissaient ouvertement du putsch. L’opposition kémaliste, pourtant très critique de la conduite des affaires par M. Erdogan, s’est vite prononcée contre son renversement. « Nous voulons une démocratie, des élections, pas un putsch », a déclaré Kemal Kilicdaroglu, le ­président du Parti républicain du peuple (CHP), le vieux parti fondé par Atatürk.

Résolues à reprendre au plus vite le ­contrôle de la situation, les autorités n’y sont pas allées de main morte pour venir à bout des insurgés. A Ankara, un F-16 a abattu un hélicoptère piloté par des insurgés. A Istanbul, des chasseurs ont survolé la ville toute la nuit, larguant au moins deux bombes (aux environs de la place Taksim, en plein centre-ville, et à Alibeyköy, en banlieue, où un barrage a été touché).

« Ils bombardent le centre-ville ! »

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Lorsque le chasseur a largué sa bombe vers Taksim et que l’odeur âcre de la fumée s’est répandue sur les quartiers de Harbiye et d’Osmanbey, les habitants, réfugiés chez eux, lumières éteintes dans les appartements, sont apparus aux fenêtres. « Ils sont devenus fous, ils bombardent le centre-ville ! »,a crié un homme. « Qui bombarde qui ? Je n’y comprends rien ! », a hurlé une vieille femme dissimulée derrière ses rideaux. Toute la nuit, des tirs nourris ont retenti dans le quartier de Harbiye, non loin de Taksim, où des putschistes étaient, semble-t-il, retranchés.

L’espace d’une nuit, la population turque et les autorités se sont retrouvées plongées à l’époque la plus noire de leur proche passé, quand l’armée, pilier du système unitaire, autoritaire et laïque instauré par Atatürk en 1923, n’hésitait pas à interférer dans la vie politique par des coups d’Etat violents. Elle le fit à trois reprises, en 1960, 1971 et 1980. Sa dernière intervention, en 1997, consista en une mise à l’écart du gouvernement du chef islamiste Necmettin Erbakan, l’ancien mentor de M. Erdogan, forcé par les « pachas » (les généraux) à abandonner le pouvoir, tandis qu’une vague de répression s’abattait sur les militants de son parti. Cet épisode est encore perçu aujourd’hui par les islamo-conservateurs comme un traumatisme duquel ils ne se sont jamais vraiment remis.

A chaque fois, lors des putschs précédents, l’armée était unie dans sa décision de renverser le pouvoir civil. Rien de tel ne s’est produit cette fois. Très vite, les putschistes sont apparus comme représentatifs d’un courant hyperminoritaire, tandis que la majorité des militaires demeurait fidèle au Parti de lajustice et du développement (AKP, islamo- ­conservateur au pouvoir), lequel jouit d’une large assise populaire.

Le président turc va en ressortir plus populaire que jamais

Il est vrai qu’une fois aux manettes Recep Tayyip Erdogan et son fidèle allié Fethullah Gülen ne souhaitaient qu’une chose : faire rentrer au plus vite les militaires dans leurs casernes. De cette façon, ils tenaient leur revanche sur cette élite en épaulettes qui s’était tellement opposée à l’avènement de l’islampolitique en Turquie.

Vint ensuite le temps des règlements de comptes et de grands procès retentissants (de 2008 à 2013), quand des centaines d’officiers furent condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir cherché à renverser le gouvernement. Une fois brouillé avec le prédicateur Gülen, en 2013, il n’était plus possible d’affronter les ennemis sur deux fronts. M. Erdogan a donc tout fait pour se rapprocher des militaires. En avril, les condamnations de 275 « putschistes » ont été cassées par la Haute Cour d’appel, la réconciliation semblait totale.

Quel courant au sein de l’armée a pu croire qu’un putsch était possible ? Qui ? Combien ? Pourquoi ? Très peu d’informations ont filtré sur l’identité des auteurs du soulèvement, pas un visage, pas un grade, pas un nom de famille. Les autorités parlent d’une cinquantaine d’officiers, issus de la gendarmerie et d’une partie de l’armée de l’air (d’où l’emploi des hélicoptères).

De cette épreuve, le président turc va ressortir plus populaire que jamais. Si un référendum est convoqué demain pour la mise en place du système présidentiel fort dont il rêve, nul doute qu’il obtiendra une large ­majorité des voix, tant, dans son ensemble, la population, y compris ses détracteurs, ­réprouve le recours à la violence.

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     Marie Jégo (Istanbul, correspondante)
    Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/07/16/en-turquie-m-erdogan-mate-une-tentative-de-coup-d-etat_4970596_3218.html#RFfE1f31mMZ460iA.99


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  • yacine
    16 juillet 2016 at 18 h 05 min - Reply

    J’ai beaucoup apprécier l’appel du Président Turc a son peuple d’occuper la rue contre les militaires, c’est un appel qui s’est fait a travers l’internet et c’est un appel pour sauver la démocratie en Turquie a mon avis sur ce point la il a gagner et une très belle leçon de démocratie.
    en revanche je suis très déçu du soutient de la France a Monsieur Sissi d’egypte pour massacrer son peuple , la France est dictature, le vote des Francais en faveur d’une possible sorti de ce pays de l’euro a été radier par Sarkozy à l’époque, cette même france soutient les dictateurs africains et les protèges d’où cette vague d’immigrés venant d’afique, enfin la France de Monsieur Hollande cont(inuer a faire la sourde oreille en vendant du matériels Militaires a l’egypte et a des fous au pouvoir capable de tuer leurs peuples comme ce sissi vraiment marre que la France ne change pas depuis 160ans.

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    • Dadache
      17 juillet 2016 at 10 h 25 min - Reply

      tous les occidentaux voulait mettre Erdogan et son parti islamique à genoux à leur tête les USA n’avez vous pas suivi le court des événement ou quoi ce n’est qu’une fois que la balance vaciller en faveur du président avec le soutien du peuple et toute la classe politique avec l’opposition uni en un seul bloc contre le putch qu’obama à oser malgré lui faire une déclaration en faveur de la légalité …et suivirent après l’UE et quelques pays européens

      même les médias européen et américains était impartial durant les premières heures et favoriser les putschiste par des images qui ne reflétais nullement la réalité du terrain si ce n’étais les images par les réseau sociaux , d’ailleurs on même bloquer ces dernier mais sans vains , ne pouvant rien contre les connections par satellites .

      Quand le peuple est uni , et passe à l’action rien ne l’arrête , ni les USA ni une autre puissance , dommage pour les égyptiens qui ne sont pas allez jusqu’au bout de leur acte lors du putch de sissi malgré l’hypocrisie des USA de l UE qui ont cautionné ce coup d’état.

      la démocratie mérite un sacrifice et ce n’est pas tous les peuples qui la mérite, a bon entendeur Salem

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      • Yacine
        17 juillet 2016 at 17 h 54 min - Reply

        Bonjour, Vous saviez Pourquoi l’ont félicité au dernier moment? je vais vous dires Pourquoi : car les occidentaux n’aime pas les musulmans réussir dans leurs ont leurs esclaves pas encore libérés, dans le temps j’ai vécu en europe j’avais mes diplôme j’étais très compétent mais on m’a jamais accordés un poste a responsabilité »j’étais beaucoup plus compétent de mes gradés » sur le moment j’étais jeune et je ne comprenais pas mais par la suite a force de connaitre d’autre craque musulmans j’ai compris où il est le problème c’est a cause de notre religion qui nous traite comme sa! alors la mais avec erdogane conscient de leurs jeu criminels raciste et dominateurs du monde, il essaie toujours d’unir les musulmans,bientôt je pense qu’il va organiser un sommet avec des traités de tous les pays musulmans rentre en guerre si l(occident nous foute pas la paix, même l’iran ses pays sont en nombre de 15 une puissance qui mettra tous les jaloux par terre dont la France et aussi les francais qui nous gouverne arrive a leurs fin, vive la turquie vive le peuple libre de turquie.

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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    16 juillet 2016 at 23 h 22 min - Reply

    Un pouvoir légitime est sanctionné par les urnes, jamais par les blindés.
    L’abrutigentsia de nos contrées sous-développées tirera-t-elle les leçons du cas turc?
    La question reste posée !

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  • ExAlgerien
    17 juillet 2016 at 2 h 00 min - Reply

    Bonjour

    Milles Bravos Oh Peuple Turc héroïque, donneur de leçons de démocratie aux chantres de la démocratie; la France et les autres, mon œil!.

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  • rachid dahmani
    17 juillet 2016 at 7 h 43 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Notre pouvoir à nous s’en fout royalement de la légitimité. Il n’en connait pas le sens d’ailleurs. La seule chose qui l’intéresse est la rente pour qu’il s’enrichisse et par conséquent le pouvoir pour pouvoir entretenir la main mise sur cette rente. Autrement dit, il défendra bec et ongles son mal acquis quel qu’en soient les circonstances. Ils butteront même des membres de leurs familles si besoin en est pour conserver ce pouvoir. Ils useront de tous les maléfices pour régner encore très longtemps. ça à l’air pourtant très simple à comprendre, car cela fait plus de cinquante ans que ça dure. Et c’est aussi simple de comprendre que pour changer les choses il faudrait que le peuple se soulève d’un coup en tout point du pays et ce n’est que par la suite qu’on pourra espèrer qu’il y aura une direction du pays qui ne rendra compte qu’au peuple. Bonne journée à tous

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    • Dadache
      17 juillet 2016 at 15 h 28 min - Reply

      bonjour l’ami
      mais le peuple c’est vous c’est moi , tant que tu ne lèvera pas le petit doigt , rien ne se passera,c’est valable pour moi pour toi et pour tous les algériens , alors pose toi la question que faut il faire apparemment ça te prendra un siècle et demi pour répondre et pour comprendre que nous avons tous compris , pas la peine de le ressasser H24 sur ce site ou ailleurs , les turcs ne se sont pas contenté des mails ou des écrits les turcs ils ont agi , ils sont passer à l’action.

      Ce peuple raisonne comme toi et moi, ils attends que ca bouge, tout en restant au chaud, on est pas devenu pacifiste, mais on est des khobsistes qui ont peur de tout, et si tu prends chaque algérien, il va te dire  » tu sais moi j’ai déja essayé de faire changer la situation et je l’ai payer très cher , alors pour moi c’est bon , j’ai déja fait mon devoir »

      Dois je choisir un autre pseudo pour répondre, ou se taire à jamais sachant que rien ne se fera tant qu’on continu de raisonner de la manière ,je retourne méditer sur ma canne à pèche qui sait je pourrai remonté une sole, une raie, voir une langouste du moment que tout est possible, comme la possibilité de notre réveil nous le peuple algérien, entre y croire et vouloir et faire….

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  • Yacine
    17 juillet 2016 at 17 h 58 min - Reply

    J’ai beaucoup aimé sur le vidéo en haut ce Monsieur qui tape avec son baton le chars on répétant sans cesse la turquie n’est l’afrique rentre dans ta caserne, la turquie n’est pas l’algérie rentres dans ta caserne, la turquie n’est pas la libye rentre dans ta caserne la turquie ne sont ses sous hommes au pouvoir en afrique dominés par la france allez rentres dans ta caserne etc….

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  • djelloul habib
    17 juillet 2016 at 21 h 49 min - Reply

    Rectificatif: Mr Erdogan n’était pas « réfugie » à Marmaris,il y était en vacances! Certains médias occidentaux avaient même prétendu qu’il avait fui le pays! Elément bizarre: les ambassades et consulats EU-UE avaient fermé le 13 juillet,la France a notamment annulé (avant l’attentat de Nice)les festivités du 14 Juillet prévues dans les principales villes turques.Autre fait troublant,les condamnations du putch vinrent à contre temps,une fois la tentative avortée.Le MAE Français laissa un peu exprimer sa déception en tenant des propos peu amènes sur la Turquie.Ce qui vérifie l’adage : »méfiez vous de vos amis,vos ennemis ,eux,vous les connaissez ».Espérons que les autorités turques en prennent conscience et rectifient le tir de leur politique étrangère.

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