Édition du
30 April 2017

Toutes et tous ensemble, traçons la route d’une Algérie nouvelle.

union5Communiqué du CCD

Toutes et tous ensemble, traçons la route d’une Algérie nouvelle

L’Algérie vit actuellement une situation de tension sociale et un climat politique délétère qui nous font craindre une explosion sociale et un embrasement du pays.

Les contestations socio-professionnelles se généralisent et la colère populaire gronde en regard de la crise économique et des mesures d’austérité qui touchent en premier lieu les couches défavorisées et moyennes de la société.

Cette situation est le fruit de la faillite généralisée d’un régime illégitime imposé par la force au lendemain d’une indépendance confisquée. Une situation qui met en danger notre souveraineté et notre sécurité nationales et hypothèque sérieusement l’avenir des futures générations.

Loin de régler les problèmes de la société et face à ses échecs patents dans tous les secteurs, ce régime lâche, ne trouve comme réponse que la répression sauvage d’une jeunesse qui réclame pacifiquement son droit légitime à vivre dignement dans sa patrie libérée par ses aînés au prix de lourds sacrifices. Il n’hésite pas à accuser le monde entier de complot contre l’Algérie et les opposants d’être manipulés par des « mains étrangères ». Des slogans creux et éculés que reprennent ses organes de propagande et son aéropage de thuriféraires.

Il est clair et nous l’avons toujours affirmé, la solution n’est pas dans ces revendications corporatistes ou sociales qui se transforment souvent en des jacqueries stériles et inefficientes. Elle est dans le changement radical et pacifique de ce régime corrompu et immoral.

Face à cette faillite d’une classe politique préfabriquée et d’une classe dite intellectuelle, domestiquée, l’Algérie a besoin de reconstruire une force d’opposition saine et autonome avec du sang neuf, des visages nouveaux et des mains propres.

Nous nous adressons à tous nos compatriotes libres, de toutes les couches sociales et de toutes les tendances politiques, sans exclusion ni exclusive, afin d’œuvrer au rassemblement des volontés sincères et engagées, autour de principes et de valeurs communes, afin de mettre un terme de manière pacifique et ferme à ce régime qui a atteint un stade avancé de déliquescence et de pourrissement. Un régime qui dans sa fuite en avant, menace l’unité et la souveraineté nationales.

Nous en appelons à l’opposition réelle et autonome, éparpillée aux quatre coins du pays et qui œuvre pour un véritable changement, de mettre un terme aux divisions idéologiques artificielles et aux conflits de personnes, pour se rassembler et construire ensemble une alternative commune d’avenir afin de sortir notre Patrie de cette impasse destructrice dans laquelle l’a enfermée ce régime illégitime.

Sommes-nous incapables de nous rassembler comme l’ont fait nos aînés hier, afin de libérer la patrie de cette oligarchie militaro-financière destructrice ?

Notre patrie est-elle devenue stérile de compétences politiques et intellectuelles sincères et engagées ? Est-elle condamnée à être l’otage d’une fausse élite servile composée d’imposteurs et de mercenaires politiques ?
Devons-nous attendre le tsunami populaire qui donnera l’occasion à l’oligarchie de faire couler le sang de nos enfants ?

Autant de questions que les élites authentiques doivent se poser avant qu’une nouvelle tragédie ne s’abatte sur notre peuple.

Nous ne cessons de répéter, tel un leitmotiv, que seul un changement radical du système politique viendra à bout de la grave crise de légitimité du pouvoir qui perdure depuis 1962.

Le véritable changement ne viendra certainement pas d’élections truquées, d’institutions factices, de partis préfabriqués, de pantins ou autres troubadours boulitiques  et encore moins de technocrates serviles et d’opposants de service.

Il est impératif d’aller vers un rassemblement de toutes les volontés sincères et engagées, sans exclusion ni exclusive, par un dialogue fraternel et serein, en vue d’un compromis politique pour aboutir à la constitution de cette force d’opposition fédératrice qui mobilisera le peuple pour un véritable changement et pour signifier au régime sa retraite définitive.

C’est cette force politique qui permettra aux volontés sincères au sein du régime actuel et dans l’institution militaire débarrassée de son oligarchie, de franchir le pas, de négocier une transition démocratique et de remettre le pouvoir au peuple souverain usurpé de ses droits au lendemain de l’indépendance par les tartarins armés des frontières.

Ensemble, œuvrons   à imposer :

–  l’intangibilité et l’inviolabilité de la souveraineté du peuple : aucune Institution de l’Etat, quelle qu’elle soit, ne peut se prévaloir d’être au-dessus de cette souveraineté ;

– l’égalité de tous les citoyens et citoyennes, quels que soient leur statut, au sein de l’Etat ou de la Société, devant la Loi ;

– la sacralité de nos Valeurs civilisationnelles forgées par l’Histoire, qui constituent les fondements indissociables de notre algérianité, à savoir : L’Islam, l’Amazighité et l’Arabité

– le respect des droits humains, c’est-à-dire la sacralité de l’intégrité physique et de la dignité de la personne humaine, ainsi que les libertés citoyennes fondamentales, individuelles et collectives, en particulier les libertés de conscience, d’opinion et/ou d’expression, ainsi que le droit d’association ;

– abolition de la police politique sous toutes ses formes, afin d’une part, de libérer le champ politique dans la transparence et, d’autre part, de réorienter les Services de Renseignement et de Sécurité, aussi bien civils que militaires, vers leur mission institutionnelle originelle, d’espionnage et de contre-espionnage, dans le cadre de la surveillance du territoire et de la protection des intérêts nationaux ;

–  la séparation effective des pouvoirs, en particulier l’indépendance du pouvoir judiciaire, seule à même de garantir une véritable Justice ;

– l’alternance au pouvoir, par le suffrage universel ;

– l’affirmation du caractère d’Institution républicaine de l’armée, dans sa mission de défense nationale et de garante de l’intégrité du territoire et de l’indépendance nationale, sous l’autorité et le contrôle du pouvoir politique légitime.

En un mot œuvrons à l’instauration d’un Etat de Droit et des Libertés démocratiques.

Toutes et tous ensemble, traçons la route d’une Algérie nouvelle, une Algérie dont ont rêvé nos aînés qui ont tout sacrifié, jusqu’à leurs vies.

Alger le    05 janvier 2017

Pour le Congrès du Changement Démocratique (CCD)

Mahfoud BEDROUNI

Samir BELLATECHE
Salah-Eddine SIDHOUM


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9 Commentaires sur cet article

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  • fatma
    8 janvier 2017 at 12 h 14 min - Reply

    Face à notre faillite à tous et pas seulement (à mon avis) à celle de la classe politique et/ou celle dite intellectuelle, vous appelez pour la énième fois les patriotes sincères à abandonner leurs divergences pour s’unir autour d’un projet commun dont vous définissez très clairement les bases. En un mot comme en mille vous appelez de tous vos vœux à l’instauration d’un Etat de Droit et des Libertés démocratiques.
    Je n’ai pas l’intention de revenir sur le diagnostic de la crise profonde que traverse notre pays, il a été fait en long et en large et les responsabilités premières de cette faillite ont été maintes et maintes fois démontrées et déterminées. Dans ce site même et à travers d’autres médiats, des citoyens honnêtes ont tenté d’ouvrir les yeux aux compatriotes non avertis ou endormis, ils se sont évertués à expliquer les ruses, les duperies, les chantages et les pressions de toutes sortes employées par nos dictateurs depuis plus de 50 ans pour nous maintenir sous leur domination. Normalement nous avons eu largement le temps nécessaire pour comprendre leurs desseins.
    Pourquoi alors n’avons-nous pas compris, là est la grande question ?
    Comment se fait-il que nous soyons toujours au même point, c’est-à-dire à la recherche d’un consensus qui apparemment ne viendra jamais ?
    Quels sont les choix qui s’offrent à nous ?
    Si nous excluons le statu quo que nous observons depuis l’indépendance, sommes-nous condamnés à reproduire le même schéma que nos ainés c’est-à-dire la révolution armée pour nous en sortir ? Ce choix nous le savons bien comporte le risque quasi inévitable de conduire le pays vers la guerre civile, une hypothèse qu’aucun citoyen doté de raison ne peut soutenir ou souhaiter. De toutes façons, on nous a déjà programmé pour ne pas bouger si non on suivra le sort de la Libye ou la Syrie nous dit-on, nous sommes condamnés à choisir entre : – être dociles et subir gentiment ce régime – ou mettre le pays à feu et à sang. Voici la terrible impasse dans laquelle on nous a mis.
    Vous dites : «Sommes-nous incapables de nous rassembler comme l’ont fait nos aînés hier, afin de libérer la patrie de cette oligarchie militaro-financière destructrice ?» Je ne voudrais pas paraitre pessimiste, mais je crois que le contexte n’est pas le même dans la mesure où les acteurs et les objectifs de l’époque différent totalement de ceux d’aujourd’hui et puis il faut le reconnaitre les temps ont changé et les mentalités avec.
    À l’époque, les ennemis du peuple étaient des étrangers venus coloniser nos terres et nous forcer à l’esclavage, aujourd’hui ce sont nos compatriotes qui s’adonnent à ces actes, nous partageons souvent les mêmes origines, la même religion et la même culture de nos parents.
    La deuxième différence réside dans la valeur et la nature de nos glorieux moudjahidine. Eux ils étaient incorruptibles et avaient le sens de l’honneur et du patriotisme et pourtant ils ne se connaissaient pas, ils sont issus de régions et de catégories sociales différentes. Beaucoup d’entre eux, responsables ou simples moudjahidine venaient de familles modestes voire même misérables mais cela ne les a pas poussé à tomber dans les bras des colonisateurs, ils n’étaient pas à vendre, d’autres comme Ben Boulaid, Krim Belkacem et Ait Ahmed à titre d’exemple venaient de milieux plus aisés, ils n’avaient rien à gagner en faisant la guerre au contraire, ils avaient tout à perdre. S’agissant des intellectuels, les Ferhat Abbas, Ali Boumendjel, Abane Ramdane, Ben khedda etc pour ne citer que ceux-là auraient pu bénéficier des largesses de la France et « se la couler douce », pourtant ils n’ont pas choisi cette voie facile.
    La troisième raison et peut être la plus importante, c’est qu’à l’époque on vous demandait pas votre région, votre religion, si vous étiez musulman ou pas, si vous étiez arabe ou berbère, francophone ou arabophone, capitaliste ou communiste, vous étiez patriote comme les autres et vous adhérez au combat pour la liberté cela suffit largement.
    Est-ce que les algériens d’aujourd’hui s’accepteront mutuellement avec leurs différences après avoir subits des années durant un lavage de cerceau en règle et au quotidien ? Moi je dirais hélas non. A moins de se voiler la face pour ne pas voir la triste réalité, nous avons perdu une bonne partie de nos valeurs et cela est malheureusement indéniable. Comment faire pour redevenir nous-mêmes ? J’avoue que ça me dépasse et je suis presque tentée de dire que c’est peine perdue.
    Plusieurs expériences ont été torpillées de l’intérieur avant même qu’elles ne prennent forme, beaucoup de gens de bonne volonté ont tenté de rassembler les Algériens autour d’un objectif commun sans y parvenir c’est le cas par exemple du Congrès du Changement Démocratique (CCD) et ce pour diverses raisons. D’abord ce pouvoir ne permettra pas jamais l’émergence d’une véritable opposition, mais c’est du aussi et surtout à cause de la division des rangs qui caractérise notre population.
    Quelle est donc l’alternative ? Que faut-il faire ? Y-a-t-il une solution concrète, pratique et immédiate ? Faut-il rééduquer le peuple??? Si oui comment ? Quel est ce nouveau prophète qui va se permettre de s’autoproclamer grand maitre et donner des leçons à ses concitoyens ? Qui pourra canaliser tous ces jeunes et les mobiliser dans la bonne voie, sachant qu’ils ne croient plus à rien ?
    C’est autant de questions qui me semblent sans réponse.
    Il faut avoir le courage de dire que nous avons échoué, nous n’avons pas continué le combat de nos ainés, d’une manière ou d’une autre nous avons laissé faire ces vautours dérober et massacrer le pays sans broncher, alors laissons les jeunes générations redorer le blason de ce pays à leur manière, faisons leur confiance et mettons-nous à leur disposition.




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  • rachid dahmani
    8 janvier 2017 at 14 h 25 min - Reply

    Bonjour à tous,

    On doit simplement apprendre à ne pas être égoïste un certain temps. On doit s’inculquer le mode de vie d’altruiste au passé au présent et au futur. On doit oublier le chacun pour soi et dieu pour tous. On devra s’habiller l’esprit à la façon mère Térésa et l’abbé Pierre. On doit tout bonnement être nous même comme l’a voulu notre créateur en regardant son prochain de la même façon que les nôtres et on doit servir la société avant qu’elle nous serve. Mais je sais qu’on est loin du compte. Les mauvaises habitudes ont des racines profondes et les goûts des élixirs toujours aussi attrayants au point d’en faire souffrir ses prochains. Bonne journée à tous.




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  • Mustapha
    9 janvier 2017 at 0 h 04 min - Reply

    Bonjour,

    Il faut arrêter de prêcher chacun pour sa paroisse. Il est grand temps que chacun fasse un effort, pour mettre l’Algérie au-dessus de toute autre considération.

    S’il vous plaît, essayons de comprendre, que marcher en rangs séparés ne fait que renforcer ce régime sanguinaire.

    Tous ceux et celles qui ne veulent plus de ce régime à l’intérieur et à l’extérieur, ont le devoir de travailler ensemble pour construire une alliance forte capable de faire contre poids à ce pouvoir.

    Au nom de l’Algérie et uniquement de l’Algérie, utilisons les nombreux points qui nous unissent et laissons nos différences idéologiques de côté.




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    • Amar
      9 janvier 2017 at 10 h 15 min - Reply

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      POUR RASSEMBLER, IL FAUT NEUTRALISER LES EXTREMISTES ….
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      …. et donc éviter le  » discours culturaliste « , lequel divise et sépare. Ainsi, il faut éviter ces définitions figées et  » unicités  » de l’identité. Car, l’identité est d’abord plurielle, et en mouvement permanent, donc pas figée. En la présentant comme une addition d’éléments identitaires « , vous faites une erreur lourde…
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      Sinon, votre texte est intéressant….
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      Et on ne peut surtout pas douter de votre sincérité ….
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      Je crois qu’il faut penser surtout sur ce qui peut vraiment  » rassembler et unir  » de larges pans des mouvements protestataires et contestataires …. (alors que l’Opposition est neutralisée (partis foutus, captés par la course à la mangeoire). Sachant que les questions idéologiques et identitaires divisent et séparent ….




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      • Mennad
        10 janvier 2017 at 15 h 12 min - Reply

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        POUR RASSEMBLER, IL FAUT EVITER TOUT CE QUI DIVISE …
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        …. en l’occurrence les questions idéologiques et identitaires (religions, cultes, confessions, ‘ valeurs ‘…..), ces questions très sensibles qui présentent un caractère qu’on peut qualifier de très fragile, clivant, conflictuel. Ce sont des questions sur lesquels surfe le Pouvoir militaire en place et les Extrémistes de tous bords qu’il manipule et instrumentalise, dans le but de diviser totalement …. pour régner durablement! Ainsi, il est intellectuellement faux, et politiquement dangereux de définir l’identité (c’est fragile et explosif, ça!) comme la somme / l’addition de trois éléments (l’islamité, l’arabité et l’amazighité), car ça exclu les  » modernistes, progressistes, universalistes, agnostiques, athées…ni musulmans ni arabes, et pourtant des patriotes et des opposants farouchement engagés pour le changement radical, enragés contre le Régime militaire en place.
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        Il faut rappeler que ces questions ne seront réglées qu’avec l’avènement de la Démocratie et l’Etat de droit social et unitaire.
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        Il faut éviter cette définition fausse, erronée et exclusive (contraire de  » inclusive « ) de l’identité.
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        Pour tout autres choses, je suis d’accord avec vous ….




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  • amine
    9 janvier 2017 at 15 h 51 min - Reply

    Bonsoir Madame fatma
    On sent à travers votre intervention que vous êtes sincère mais aussi aigrie et fatiguée de tout ce qui se passe dans notre pays. On comprend aussi que vous faites partie d’une génération qui a été trahie par ces loups, mais il ne faut pas déposer les armes, les jeunes que vous encouragez à reprendre le flambeau ont besoin de vos éclairages et de vos conseils. Cela dit je suis d’accord avec vous lorsque vous dites que nous sommes divisés. Le seul rempart à cette division c’est de revenir à notre algériannité, comment? en acceptant notre diversité et en se respectant mutuellement.




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  • Youssef
    15 janvier 2017 at 14 h 11 min - Reply

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    LE FRONT POLITIQUE PEUT UNIR, LE FRONT IDEOLOGIQUE NE PEUT QUE DESUNIR, SEPARER, DIVISER …..
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    Le front polique désigne les questions relatives à ce que vous indiquez : l’intangibilité et l’inviolabilité de la souveraineté du peuple, l’égalité de tous devant la Loi, le respect des droits humains, l’abolition de la Police politique secrètel’affirmation du caractère d’Institution républicaine de l’Armée , son désengagement des affaires politiques, la séparation effective des pouvoirs, l’alternance au pouvoir, par le suffrage universel …..
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    Ce sont là des principes qui fondent la pensée et l’action démocratiques. Des principes universels sur l’esquels la démocratie et l’Etat de droit …. que les Généraux et leurs alliés et valets ne veulent pas. On comprend dès lors qu’il faut un Pole d’opposition qui doit l’impser, une opposition vraiment oppositionnelle, pacifique, mais farouchement et frontalement opposée au Pouvoir militaro-mafieux
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    LES QUESTIONS IDEOLOGIQUES ET IDENTITAIRES ATTISENT LES CLIVAGES ET LES DIVISIONS :
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    Le bon sens recommande de mettre en avant la citoyennenté. l’égalité, les droits de l’homme, le combat contre la répression, pour la réhabilitation des victimes, le soutien aux familles des disparus, la lutte contre l’oubli et l’effacement de la ‘ guerre interne / stratégie de la tension ‘ (1991-2017) qui continue, le soutien aux syndicats autonomes, la nécessité de fonder des contre-pouvoirs, des médiations …
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    On évite ainsi le discours de l’obsession identitaire, de l’enferment et du repli sur soi. Ce discours propre aux tendances extrémistes, qui procède par les approches culturalistes et différentialistes, et puise dans les dangereuses théories racialistes et ségrégationnistes, qui ont mené l’humanité aux affrontements sanguinaires, aux crimes génocodaires ….

    Le discours identitaire procède par les approches culturalistes, différentialistes, essentialistes, et font appel aux dangereuses notions de pureté, de sang, de race, d’origine, de couleur, génératrices de rejet et d’exclusion, et mené l’humanité aux affrontements sanguinaires, et projets génocidaires, aux apartheids et aux ségrégationnismes….
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    Le discours identitaire, des assignations identitaires est prôné et favorisé par les franges voulant conforter les préjugés négatifs à l’égard de l’autre, des autres, d’autrui, de l’étranger. La logique identitaire, née au XIXe siècle, a depuis constamment alimenté les discours nationalistes. Il rappelle que, « au cours des années 1980, c’est Jean-Marie Le Pen qui a popularisé, dans l’espace public, l’expression « identité nationale » pour stigmatiser les immigrés ». Analysant de façon minutieuse les usages de cette formule dans le discours du président Sarkozy, il donne « des éléments pour éclairer les nouvelles stratégies aujourd’hui à l’œuvre dans le champ politique ».
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    L’obsession identitaire s’empare du discours politique un peu partout, au détriment de la souveraineté, da la citoyenneté, de l’égalité, de la liberté et de la créativité sur lesquelles les nations ont fondé leur histoire….
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    Le positionnement identitaire est fait pour  » diviser-séparer-isoler-délégitimer-discréditer « , et fait disperser-éparpiller-effriter-effacer … dans le but de  » neutraliser  » (politiquement). Ce qui renforce le Pouvoir dictatorial militaro-mafieux, et lui assure un  » sursis garanti  »
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    FUSTIGER ET ATTAQUER D’ABORD  » L’ENNEMI PRINCIPAL = L’ENNEMI COMMUN = LE POUVOIR MILITARO-MAFIEUX  » EN PLACE, PUIS SES ALLIES :
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    Pour opérer sûrement une  » percée politique « , un opposant ou un mouvement doit être vraiment  » oppositionnel fédérateur-rassembleur-unitaire  » contre le Régime dictatorial militaire régnant et contre ses alliés et valets (extrémistes de tous bords, les faux-opposants, les pseudo-démocrates) ….
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    Pour exemple, on peut évoquer  » le précédent mittérandien « . Pendant très longtemps, Mittérand, bien que tribun, rhéteur, littérateur, ex grand avocat du bareau, pataugeait devant De Gaulle. Et ce n’est qu’après avoir décidé de se positionner radicalemnt face à De Gaulle, en publiant le  » Le Coup d’Etat permanent « , caractérisé par la dénonciation directe et intégarle du gaullisme de choc, de l’autoritarisme du Général, des crimes politiques du SAC, police parallèle gaulliste, coupable de la tuerie d’Auriol, etc. A méditer …
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    LE POUVOIR MILITARO-MAFIEUX DEMEURE FORT, ET POURSUIVRA AINSI (la guerre contre le peuple) tant que :
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    il à sa disposition totale le » nerf de la guerre » (les milliards des hydrocarbures) …., il bénéficie du soutien stratégique et diplomatique du Grand Gendarme Américain (qui a pris son Grand Morceau au Sahara) …., il est assuré de la » caution politique » de la France (qui prend sa part) …., la population traumatisée par la » Guerre interne / Stratégie de la tension » (1991-2016) qui continue ….., l’opposition est neutralisée (partis foutus, agonisants, tous dans le giron de la Junte)…., la division quasi-totale, l’émiettement et l’effritement des mouvements contestataires …, ‘ l’écartement des position vers les extrêmes ‘ (intrusion du phénomène extrémiste), la prolifération des faux-opposants, pseudo-démocrates et des extrémistes de tous bords (…): ce qui rend présentement impossible la trouvaille de ‘ ligne médiane, de juste milieu, de voie de la raison ‘ nécessaires aux ‘ compromis, convergences et coordinations » pour fonder un Pole d’opposition vraiment oppositionnel, capable de faire face à cet infernal Régime dictatorial, et exiger une véritable transition vers la Démocratie et l’État de droit ….




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    • Seddiki M
      15 janvier 2017 at 15 h 22 min - Reply

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      POUR LE PLURALISME POLITIQUE, IDEOLOGIQUE, CULTUREL, IDENTITAIRE, ET LE RESPECT DES DIFFERENCES….
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      Pour fonder une opposition véritablement oppositionnelle, crédible, capable de  » percée politique  » durable, il faut évidement être rassembleur, unitaire, vraiment opposé contre la Dictature militaro-mafieuse, mais aussi être en mesure de respecter les différences (politiques, culturelles, idéologiques), donc tous les ‘ éléments de la personnalité nationale  » (j’évite ‘ l’identité’) historiquement constituée; laquelle ne peut être représentée par une équation (arabité+berbérité+islamité) erronée et dangereuse, non conforme à la réalité, et de surcroit exclut et rejette bien d’autre dimensions, éléments, paramètres ….
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      Il faut surtout axer l’action et la production discursive et communicationnelle sur le Régime militaire en place, qui est le premier responsable et coupable de la catastrophe nationale, dont l’origine (appuyer sur ça) principale est l’illégitimité, l’usurpation de la souveraineté populaire, depuis 1962 ….

      Oui, il faut privilégier le discours politique, et éviter le discours identitaire, qui est clivant, diviseur, source d’affrontement, de désunion, de dispersion … qui arrange la Junte militaire et ses serviteurs.




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    • Lounis
      15 janvier 2017 at 17 h 34 min - Reply

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      ISOLER POLITIQUEMENT / PACIFIQUEMENT LES  » EXTREMISTES  » ET LES FAUX-OPPOSANTS, SINON IMPOSSIBLE ….
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      L’autre point sur lequel il faut vraiment insister, c’est la nécessité d’isoler, par le débat d’idées, pacifiquement et politiquement, les tendances extrémistes, existantes dans toutes les mouvances politiques du pays. Sans quoi, il sera impossible de rassembler et fédérer. Car les extrémistes ont les  » grandes ondes « , étouffent les voies modérées et réconciliatrices …. et ont le soutien (discret, mais réel et avéré) des officines criminelles et mafieuses du Régime dictatorial régnant …. Il en a besoin pour diviser totalement les forces contestataires et protestataires ….
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      Mais, il ne faut pas désespérer, car il y a de vrais opposants (mais pas d’opposition organisée), et il est possible de construire un Front d’opposition véritablement oppositionnelle = opposée farouchement et franchement au Régime militaire en place, lequel est l’Obstacle principal, le Mal originel, la Cause première de tous les maux et fléaux




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    Congrès du Changement Démocratique