Édition du
22 May 2017

L’ETALON DE MESURE SOCIETAL

 

« Pour construire un projet de société, n’ayons pas peur d’affirmer nos valeurs et dire que la liberté c’est l’émancipation. »
Henri Pena-Ruiz
                                 C’est  dans un contexte social conceptualisé  par un système  politique et économique  dont le rhésus n’est pas du tout positif. Ce système économique ignore toute création de valeurs ajoutées, pense plus à la  spéculation  pour laisser place à un marché de Bazard. Ceci  ne peut instruire les biens faits à une population  consommatrice soumise, un chômage en hausse et une inflation  en hausse aussi avec une croissance qui ne prend pas en compte la richesse nouvelle. La culture, la philosophie, la science, la religion et l’art ne font plus partie du comportement cérébral du lambda algérien dans le tissu social. Par contre à l’intérieur de son chez soi, c’est un autre son de cloche, un contexte rationnel  ou la discipline des  comportements font le bloc, l’ordre des meubles est bien respecté, le nettoiement se fait quasi quotidien, le lavage, le balayage, l’astiquage, l’essuyage   et  « ETASS-YAQ » gare à celui ou celle qui  ne respecte pas cet état de chose bien fait, il se voit balayer par un ; ramasse ca ! Range ca !ne fait pas ca !remet ca à sa place !…… toute une bouderie   qui force l’ « individu lambda » à respecter la propreté, l’ordre et la discipline de l’intérieur de son  chez soi.
Dehors un autre monde plus libre personne ne se permet   de te faire de telles  remarques  pour sauvegarder le contexte propre, ordonné et discipliné, l’irrationnel occupe le vide laissé par la nature.
                   Le lambda n’est ni citoyen, ni citadin ,il est un « individu » ;  les valeurs, la morale, les normes de vie en société ne font plus partie de ses actes externes, se sont  des balivernes qui se font valoir dans les discussions ou tchatche ! Sur les terrasses de café pour dire ; on est plus citoyen que le citadin ou bien l’ inverse par des paroles fortes et bruyantes, quand aux actes ,l’ »individu » fait pire de ce que les autres en font plutôt dire que faire c’est plus facile quand on est assis !!.L’individu lambda possède une  tête de turc, un crane  dure  et une cervelle en perte de vitesse, c’est pourquoi ses paroles, ses actes et sa pensée sont dans une ataxie qui laisse le lambda faire  le mal et défaire le bien dans son contexte environnemental. C’est pourquoi tout est devenu normal par cet exemple  qui suit :
                             Tout en longeant la route le long du trottoir  sale et mal fait en plus  squatté ;sur le bord de la rigole, une voiture super luxe s’arrête en plein milieu de la route à sens unique, sans aucune indication lumineuse signalant l’urgence de cet arrêt, derrière lui se forme toute une file de voitures, les conducteurs trop pressés et  surexcités font fonctionner en même temps  la sonorité des klaxons. Insinuant ce geste non convenu oubliant aussi les nuisances sonores provoquant  le dérangement  et les désagréments  des familles habitants les parages.
 Un beau mec « hors lambda »  bien cravaté soulier astiqué ouvrant la portière de son véhicule, il   sort de sa bagnole  laissant la portière béante, avec un geste de sans façon pour dire au conducteur de la voiture qui se trouve par derrière : « je n’ai que pour une minute »  .il se dirigeait certainement  vers le buraliste, tout juste devant moi, il écrase avec sa  main gauche  son paquet vide de cigarette « Marlboro » et le flanque parterre tout en se braquant vers le buraliste. Je l’interpelle : Monsieur excusez moi, j’ai l’impression que quelque chose de valeur  vous appartenant  vous ai échappé !
Sans aucune réflexion  civique et ni citadine ;   Monsieur  me rétorque froidement, Oh ! Que non ! C’est juste un paquet de cigarette vide !
 Oh ! Pardon excusez moi je croyais peut être bien faire !  Car je n’ai pas bien vue cette cochonnerie !!
  Le Monsieur : ce n’est pas du tout grave ! Vous êtes excusé !
 Monsieur  achète  son  paquet de cigarette  et  la scène funeste   va certainement   se reproduire   de nouveau  ailleurs, car les paquets qui se trimbalent dans l’espace public de la cité font que le geste du  fumeur ou autres  n’est pas prêt pour  se « citadiniser » demain  afin que la cité de « Farabi » ou de « Platon » se voit le jour dans notre contexte environnementale  d’aujourd’hui.
                                        Les étalons sociaux sont ignorés  dans notre société qui n’a pas encore défini son propre projet  « civilisationnel ». La société dite civilisée  repose  que je sache  sur un système de  la bonne gouvernance ou la transparence étant le premier des critères de limpidité  des actions sociétales. Le mérite, les valeurs  la morale, le respect du bien et des règles et les normes de conduites sont des références qui s’accordent à l’effort des « individus » cultivés   appelés des citoyens. Ces citoyens arrivent en général  à surmonter les difficultés de la vie courante par un sens du « Devoir » qui les poussent à aspirer au « mieux être »  et de la au « bien être » de toute la société. Le bien être serait partagé pour l’intérêt général du pays   grâce à cette  nouvelle norme sociétale qu’est la « méritocratie ». la méritocratie est issue d’un système de bonne gestion selon des normes et de bonne gouvernance selon des règles qui met en valeur les « individus » méritants  par leur classe, par leur grandeur, par leur  probité, par leur honneur, par leur  moralité, par leur talent, par leur vertu.
 Se sont ces qualités même qui devront nous distinguer  de l’organisation des sociétés modernes, des sociétés civilisées..
Ces « individus » , devenus des « citoyens » sont des gens utiles reconnus en fonction de leur ’effort intellectuel et physique,   de leur créativité, de leur utilité sociale, de leurs intelligence de leur aptitude scientifique , technique et philosophique. Dans le type  ou il n’existe pas de référence à l’ origine sociale  les « individus » comme nous le sommes  ont leur  propre condition comportementale  ou l’absence de coordination et de synergie  dans l’échange sociétal  qui permet de mettre en valeur le clientélisme et le clanisme, une nouvelle mesure étalon qui fait la différence entre les sociétés qui avancent et celles qui reculent.
 
BENALLAL MOHAMED  écrivain. 

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4 Commentaires sur cet article

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  • Kram Rachid
    15 avril 2017 at 20 h 37 min - Reply

    Pouvez vous traduire en français s’il vous plait?!!!Ecrire est un métier mais également un art.




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  • Abdellah Chebbah
    15 avril 2017 at 22 h 07 min - Reply

    Monsieur Benallal. Avez-vous entendu parlé de la théorie: la dictature des nombres. C’est une des branches des mathématiques.




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  • Abdessalam
    17 avril 2017 at 10 h 48 min - Reply

    De facon deliberee, le system a fini par produire une societe sans valeurs et ou tout ce qui est mal est considere comme normal et tout ce qui est bon est devenu une exception.




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    • rachid dahmani
      18 avril 2017 at 8 h 31 min - Reply

      Bonjour Abdeslam,

      La nature a plus d’un tour dans son sac. A chaque seconde elle s’essaie à de nouvelles association et production. Elle produit sans ce cesse de l’inédit. est retenu ce qui est viable, le reste meurt bien sur. Si elle a réussi à mettre au monde une telle société où tout ce qui est mal est considéré comme normal avec son exception pour confirmer la règle (naturelle), c’est que l’événement a droit d’existence et on le trouve chez nous et pas ailleurs sur notre planète. Car, aussi dans ce contexte, la loi naturelle s’applique si nous sommes l’exception de l’humanité sur la planète. ça se comprend. La nature fait bien les choses il ne faudra pas lui en vouloir.




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    Congrès du Changement Démocratique