Édition du
14 December 2017

Algérie: l’étonnant négationnisme français et européen du terrorisme d’État des années 1990 _ الجزائر: الانكار الفرنسي والأوروبي المذهل لإرهاب الدولة في التسعينيات

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21 NOV. 2017

La justice suisse va bientôt trancher dans l’affaire du général Nezzar, objet depuis 2011 d’une plainte pour torture : l’Algérie des années 1990 a-t-elle connu un « conflit armé », source de crimes de guerre ou contre l’humanité ? La vérité sur ces années de terrorisme d’État est pourtant établie. Dix-huit personnalités algériennes, européennes et françaises dénoncent un nouveau négationnisme.

 

Le 20 octobre 2011, le général algérien Khaled Nezzar était arrêté à Genève et interrogé par la justice suisse, puis rapidement libéré. Ministre de la Défense de juillet 1990 à juillet 1993, il avait été l’un des principaux acteurs de l’interruption en janvier 1992 du processus électoral qui pouvait aboutir à la victoire du Front islamique du salut (FIS), par un coup d’État aux conséquences dramatiques pour la société algérienne. Cette interpellation faisait suite à une dénonciation de l’ONG suisse TRIAL International, puis à la plainte de deux ressortissants algériens accusant le général Nezzar d’avoir été le responsable des tortures qu’ils avaient subies début 1993 (1). Le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) avait ensuite ouvert une enquête pénale pour « suspicion de crimes de guerre », arguant du fait que les crimes qui lui étaient reprochés s’étaient déroulés « dans le contexte du conflit civil algérien qui, de 1992 à 1999, avait opposé divers groupes islamistes au gouvernement ». En juillet 2012, saisi par les avocats de Nezzar, le Tribunal pénal fédéral (TPF) avait confirmé la validité juridique de cette instruction, tandis que le MPC précisait que « les autorités algériennes […] n’ont jamais démontré, depuis la fin du conflit armé algérien, une volonté d’enquêter sur les crimes concernés (2) ».

Et pourtant, près de cinq ans plus tard, après de nombreuses auditions et actes d’instruction, le MPC a classé en janvier 2017 l’affaire Nezzar, « en décidant, a expliqué le quotidien Le Temps, que la condition de conflit armé, essentielle dans les cas de crimes de guerre, faisait défaut en Algérie entre 1992 et 1994. En effet, s’il n’y a plus de conflit armé, il n’y a donc pas de crimes de guerre commis (3)». Un appel a été interjeté par les parties civiles auprès du TPF, dont la décision est attendue avant la fin 2017.

Ainsi, selon le Parquet helvétique, l’Algérie n’aurait connu aucun « conflit armé » « entre 1992 et 1994 ». Alors même que des dizaines de milliers d’articles et de témoignages publics attestent du contraire, y compris l’état d’urgence et les dispositions judiciaires alors édictées par le régime pour pénaliser les « agressions terroristes ». Ainsi d’ailleurs que les lois de « réconciliation » qu’il a adoptées au cours des années 2000, qualifiant ces trois années noires et les suivantes de « tragédie nationale » – le président reconnaissant même quelque 100 000 morts et des milliers de victimes de disparitions forcées. Comment expliquer un tel « négationnisme judiciaire » de la part de magistrats suisses ? Très probablement par le fait qu’ils ont été soumis à de fortes pressions de la part de représentants du régime algérien. Mais aussi par l’effet médiatique de l’incroyable opération de désinformation orchestrée par ce dernier dès les années 1990, systématiquement nourrie depuis de mille manières. Son objet : faire passer à l’époque, aux yeux de l’opinion mondiale, une terrible guerre menée par l’État contre ses opposants et toute la population pour une simple « lutte antiterroriste » contre les groupes armés se réclamant de l’islam ; puis, après 2001, pour le « premier affrontement d’envergure contre le terrorisme islamiste international ».

Dès le coup d’État militaire de janvier 1992, les services d’« action psychologique » des généraux « janviéristes » (comme ils seront qualifiés par de nombreux Algériens) qui l’avaient organisé ont en effet fabriqué un formidable storytelling : « Au nom de la démocratie », il était impératif d’annuler une élection qui allait porter au pouvoir des ennemis de la démocratie. Une conviction alors relayée, souvent sincèrement, par certains intellectuels et militants algériens de gauche (surtout francophones) combattant politiquement les promoteurs conservateurs (surtout arabophones) de l’islam politique.

La grande majorité des citoyens opposés au FIS était toutefois hostile à l’interruption du processus électoral : ils estimaient que les islamistes pouvaient être combattus politiquement, sans recourir à la violence. Tel était d’ailleurs l’objectif de la gigantesque manifestation organisée par le FFS d’Hocine Aït-Ahmed à Alger le 2 janvier 1992, appelant à battre le FIS dans les urnes au second tour. Ce sont pourtant les « thèses » des laïques francophones (très) minoritaires ayant soutenu le coup d’État qui ont rapidement trouvé le plus large écho dans nombre de médias français – lesquels, sur les affaires algériennes, donnent en général le « la » aux médias internationaux. Le discours de ces « éradicateurs », aussi peu représentatifs soient-ils des aspirations de la population, était en effet le plus « audible » par les responsables politiques français. Mais aussi par nombre d’intellectuels et d’anciens militants de gauche ayant soutenu la lutte de libération, tous stupéfaits d’avoir découvert, avec l’émergence du FIS en 1989, que cette ancienne colonie était un pays… musulman. Pour conforter la crédibilité à l’étranger du discours éradicateur, souvent relayé par des journalistes et militants (algériens ou français) aussi sincères que peu soucieux de vérité, les chefs de l’armée et de la police politique – la Sécurité militaire, devenue Département de renseignement et de sécurité (DRS) en 1990 – ont mis en œuvre une stratégie élaborée de répression et de désinformation.

Ils ont pour cela suivi à la lettre les préceptes de la « doctrine de la guerre révolutionnaire » (DGR) mise au point lors de la guerre d’Indochine par des officiers français, qui les avaient ensuite appliqués pendant la guerre d’Algérie, en particulier lors de la « bataille d’Alger » en 1957. Souvent anciens « déserteurs de l’armée française » à l’époque, les généraux janviéristes ont ainsi déployé les techniques de leurs années de formation (enrichies par leurs apprentissages ultérieurs auprès des polices politiques du bloc de l’Est, KGB, Stasi ou Securitate).

Cela s’est traduit par la « manière forte » contre les militants islamistes, mais aussi contre tous leurs sympathisants supposés et, au-delà, contre toute la population non inféodée au régime. Conduite à partir de septembre 1992 par une sorte d’état-major secret, le Centre de commandement de la lutte antisubversive (CCLAS), réunissant sous la responsabilité du ministre de la Défense Khaled Nezzar les chefs des forces spéciales de l’armée et du DRS, cette terrifiante répression a rapidement pris la forme d’une « guerre contre les civils », qui a fait des dizaines de milliers de morts, de torturés et de disparus : internements arbitraires (dont quelque 30 000 hommes dans les « camps du Sud » dès 1991 et surtout au printemps 1992, détenus dans des conditions effroyables), déplacements forcés de populations, torture généralisée, exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées… Conformément à la DGR, ce terrorisme d’État « clandestin » – car ses « débordements » ont été soigneusement occultés ou niés – s’est accompagné d’un autre volet, indissociable : celui de l’« action psychologique » du DRS. Lui-même décliné de deux façons.

D’abord par la manipulation de groupes armés se réclamant de l’islam (GIA dès 1992, GSPC en 1997, etc.), par infiltration de vrais groupes ou par création « ex nihilo » de « groupes islamiques de l’armée » (ainsi qualifiés par beaucoup d’Algériens, plus lucides sur la question que nombre de médias français) : une réplique étonnante, à bien plus grande échelle, des manipulations opérées par les services de renseignements militaires français lors de la guerre d’indépendance (y compris par la création de « faux maquis »nationalistes, comme celui de l’« opération Oiseau bleu ») afin de torpiller les maquis de l’ALN. Une désinformation tout aussi méthodique a ensuite été organisée par le service « ad hoc » du DRS en articulant deux dispositifs : d’une part, l’interdiction systématique de toute enquête indépendante sur place sur les réalités de la « guerre civile » (tous les correspondants permanents de la presse étrangère ont été contraints de quitter le pays en 1992 et 1993, seule l’AFP a pu continuer à publier les dépêches « orientées » de correspondants algériens strictement contrôlés par le DRS) ; d’autre part, le « storytelling » de la prétendue « presse indépendante » francophone sur les exactions des groupes armés se réclamant de l’islam, identifiant celles des groupes indépendants (tous éliminés dès 1995) et celles des « groupes islamiques de l’armée » dirigés par des « émirs » agents du DRS (lesquels faisaient perpétrer les pires crimes par des « djihadistes » manipulés, souvent sous l’emprise de drogues, comme la sinistre pilule d’Artane, dite « Mère Courage »).

À partir du début des années 2000, la réalité de la « machine de mort » mise en place par les généraux janviéristes et de la désinformation destinée à l’occulter a toutefois été de mieux en mieux documentée et avérée. Cela grâce aux milliers de témoignages de victimes patiemment recueillis dès les années 1990 par de rares avocats déterminés, puis par les ONG de défense des droits humains (4) et les associations de familles de disparus, ainsi que par ceux, certes plus rares mais très circonstanciés, de quelques courageux officiers et policiers dissidents ayant dénoncé, sous leur nom, les exactions et les manipulations auxquelles ils avaient assisté (comme le lieutenant Habib Souaïdia en 2001, le capitaine Ahmed Chouchane en 2002 ou le colonel Mohammed Samraoui en 2003, pour ne citer que les plus notoires (5)).

Mais l’horreur des attentats du 11 Septembre aux États-Unis a rapidement étouffé l’écho de ces révélations dans l’opinion mondiale. En effet, les vrais « décideurs » du régime algérien – non pas les représentants de sa façade civile (président, Premier ministre, etc.), mais les généraux de l’ANP et du DRS – ont vite compris que le meilleur moyen de les étouffer était de « rebondir » sur ce drame. Du coup, leur habile propagande visant à se faire passer pour les premiers (et incompris) « démocrates » ayant eu à affronter le « terrorisme islamiste international » a été prise pour argent comptant par nombre de médias occidentaux, apparemment anesthésiés par des années de désinformation sur la « question algérienne » (6). Au point de rendre possible l’étonnante décision des magistrats suisses dans l’affaire Nezzar. Et le silence qui continue à prévaloir dans la plupart des médias algériens et occidentaux sur les horreurs de la « sale guerre » des années 1990.

Alors que l’ouverture d’enquêtes impartiales, aussi limitées soient-elles, pourrait ouvrir le chemin d’un processus judiciaire permettant enfin de faire la lumière sur les crimes commis par les acteurs de ces « années noires », quels qu’ils soient, condition indispensable pour construire une paix durable en Algérie. Pour autant, celles et ceux qui combattent pour la vérité n’ont pas baissé les bras. Et l’exemple argentin montre que, même des décennies après les crimes de masse, leurs responsables peuvent être jugés et condamnés.

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(1) Pour plus de précisions et de références, voir : François Gèze, « Algérie : le général Nezzar rattrapé en Suisse par une plainte pour “crimes de guerre” », Mediapart, 25 octobre 2011. Voir également, sur le site Algeria-Watch, les témoignages des deux plaignants, publiés respectivement en 2003 et 2008 : Ahcène Kerkadi et Seddik Daadi.

(2) Voir : « Un ancien ministre algérien sera poursuivi en Suisse pour crimes de guerre », Le Temps, 31 juillet 2012.

(3) Antoine Harari, « Le ministère public de la Confédération classe l’affaire du général Nezzar », Le Temps, 18 janvier 2017. L’auteur de cet article précise : « Au cœur de la décision de classement, la notion de conflit armé telle que définie par le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) présuppose deux choses. Qu’il y ait un niveau minimal d’intensité du conflit et la présence de groupes rebelles organisés. »

(4) Voir notamment Algeria-Watch et Salah-Eddine Sidhoum, « Algérie, la machine de mort », octobre 2003 ; ou encore les dossiers constitués par le Comité justice pour l’Algérie pour la session du Tribunal permanent des peuples sur les violations de droits de l’homme en Algérie, qui s’est tenue en novembre 2004 à Paris.

(5) Voir aussi la compilation d’une vingtaine d’autres témoignages, loin d’être tous anonymes, publiés à l’époque dans la presse internationale mais apparemment « oubliés » par les observateurs d’aujourd’hui : Algeria-Watch, « Revue de presse internationale, 1994-2002. Les témoignages d’officiers et policiers algériens dissidents », mai 2004.

(6) C’est sans doute ce « climat » qui a permis la publication en août 2017, dans le grand mensuel de la gauche française qu’est Le Monde diplomatique, d’un article étonnant du journaliste Pierre Daum, « Vingt ans après les massacres de la guerre civile. Mémoire interdite en Algérie ». Donnant une image des Algériens imprégnée du registre orientaliste, cet article balaye d’un revers de main les « doutes sur l’identité des tueurs » exprimés par la population, au motif qu’il n’existerait « aucune preuve à l’appui » de l’implication de l’armée dans les massacres (voir la critique de Salima Mellah). Silence complet sur tous les témoignages publics qui ont permis de documenter depuis des années l’essentiel de la « machine de mort » des généraux algériens. Comme si le fait que les auteurs de crimes de guerre et contre l’humanité aient méthodiquement organisé leur occultation dispensait, car ce serait trop difficile, d’enquêter sur eux (à la différence de ce qu’avait fait l’historien Pierre Vidal-Naquet après l’assassinat de Maurice Audin par les parachutistes français en 1957). Ce qui revient, de facto, à les absoudre de ces crimes.

Signataires :

Patrick Baudouin, avocat, président d’honneur de la FIDH; Omar Benderra, consultant; Anna Bozzo, historienne; François Burgat, politiste; Nicole Chevillard, journaliste; Antoine Comte, avocat; Hélène Flautre, ancienne députée européenne; François Gèze, éditeur; José Garçon, journaliste; Mohammed Hachemaoui, politiste; Ghazi Hidouci, ancien ministre; Hocine Malti, ingénieur; Noël Mamère, écologiste; Salima Mellah, journaliste; Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue; Salah-Eddine Sidhoum, chirurgien; Habib Souaïdia, ancien officier; Werner Ruf, politiste; Joëlle Stolz, journaliste. 

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 الجزائر: الانكار الفرنسي والأوروبي المذهل لإرهاب الدولة في التسعينيات

21 نوفمبر 2017
ستفصل العدالة السويسرية قريبا في قضية الجنرال نزار، موضوع شكوى بسبب التعذيب منذ عام 2011: فهل شهدت جزائر التسعينيات
» نزاعا مسلحا « كان مصدرا لجرائم حرب أو ضد الإنسانية؟ إن حقيقة إرهاب الدولة في تلك السنوات هي حقيقة قائمة مع ذلك.  فهناك 18 شخصية جزائرية وأوروبية وفرنسية تندد بهذا الانكار من جديد. 

ففي 20 أكتوبر 2011، تم توقيف الجنرال الجزائري خالد نزار في جنيف أين تعرض لاستنطاق العدالة السويسرية، وسرعان ما أطلق سراحه. وكان وزيرا الدفاع في الفترة من جويلية 1990 إلى جويلية 1993، كما كان أحد الفاعلين الرئيسيين في وقف المسار الانتخابي في جانفي 1992، الذي كان قد يؤدي إلى انتصار الجبهة الإسلامية للإنقاذ وذلك بانقلاب كانت له عواقب وخيمة على المجتمع الجزائري.  وكان ذلك التوقيف تبعا لبلاغ من منظمة غير حكومية سويسرية (محاكمة دولية) ، ثم شكوى اثنان من الرعايا الجزائريين يتهمان الجنرال نزار  بالمسؤولية عن التعذيب الذي تعرضا له في أوائل عام 1993 (1).  وكان النائب العام للاتحاد السويسري ، قد فتح تحقيقا جنائيا حول » الاشتباه في ارتكاب جرائم حرب « ،  زاعما أن الجرائم التي تنسب له وقعت  » في سياق النزاع المدني الجزائري

الذي نشب بين 1992 و1999، بين مختلف الجماعات الإسلامية والحكومة «.

وفي جويلية 2012، وعلى اثر احاطة من طرف محامي الجنرال نزار، أكدت المحكمة الجنائية الفيدرالية، صوابية الطابع القانوني لذلك التحقيق)، في حين اوضح مكتب النائب العام أن (السلطات الجزائرية […] لم تظهر أبدا منذ نهاية النزاع المسلح الجزائري الرغبة في التحقيق في الجرائم المعنية (2) ) .

ومع ذلك، وبعد خمس سنوات لاحقا، وبعد العديد من جلسات الاستماع والتحقيق، طوى مكتب النائب العام قضية نزار في جانفي 2017 بقراره المتضمن حسب صحيفة الوقت (أن شرط النزاع المسلح أمر أساسي في حالات جرائم الحرب، كان غائبا في الجزائر بين عامي 1992 و1994. والواقع أنه إذا لم يكن هناك نزاع مسلح، فلا توجد بالتالي جرائم حرب ارتكبت (3). هذا وقدمت الأطراف المدنية استئنافا لدى محكمة الاستئناف الاتحادية التي يتوقع صدور قرارها قبل نهاية عام 2017.

وهكذا، وحسب مكتب المدعي العام السويسري لم » تشهد الجزائر أي نزاع مسلح بين عامي  1992و 1994، على الرغم من أن عشرات الآلاف من المقالات والشهادات العمومية تشهد على عكس ذلك، بما في ذلك حالة الطوارئ والترتيبات القانونية التي سنها النظام بعد ذلك لردع ( الاعتداءات الارهابية )

علاوة على قوانين (المصالحة التي اعتمدت خلال سنوات 2000 والتي تصف السنوات الثلاث بالسوداء والتي تلتها ب (المأساة الوطنية) حتى أن الرئيس نفسه يعترف بحوالي مائة ألف قتيل وآلاف ضحايا الاختفاءات القسرية.

فكيف يمكن تفسير مثل هذا (الانكار القضائي) من جانب القضاة السويسريين؟ فمن المرجح جدا أنهم تعرضوا لضغوط قوية من طرف ممثلي النظام الجزائري، ولكن أيضا من جراء تأثير وسائل الإعلام بعملية التضليل التي لا تصدق التي قام بها هذا الأخير ابتداء من التسعينات والتي غذت بشكل منهجي منذ ذلك بألف طريقة، الغرض منها نقل للرأي العام العالمي في تلك الفترة، الحرب الفظيعة التي تشنها الدولة ضد خصومها ولجميع السكان على أنها مجرد (حرب على الارهاب) ضد الجماعات المسلحة التي تدعي الإسلام، ثم بعد عام 2001، على أنها (أولى المواجهات الكبرى ضد الإرهاب الإسلامي الدولي).

وابتداء من الانقلاب العسكري لـ جانفي 1992، فبركت مصالح (العمل البسيكولوجي) التابعة للجنرالات (الجانفريين) كما سيتم وصفهم لاحقا من طرف العديد من الجزائريين، رواية رائعة (باسم الديمقراطية) كان من الضروري الغاء

انتخابات من شأنها أن تصل بأعداء الديمقراطية إلى السلطة، قناعة انتشرت وغالبا ما صدقها بإخلاص بعض المثقفين الجزائريين من اليسار (الفرانكوفونيين خصوصا) الذين يحاربون سياسيا الدعاة المحافظين لترقية الاسلام السياسي (خاصة من المعربين).
ومع ذلك، كانت الغالبية العظمى من المواطنين المعارضين للجبهة الإسلامية للإنقاذ ضد وقف المسار الانتخابي: فقد كانوا يعتقدون أنه بالإمكان محاربة الإسلاميين سياسيا دون اللجوء إلى العنف. وكان ذلك هدف المظاهرة الضخمة التي نظمتها جبهة القوى الاشتراكية للسيد حسين آيت أحمد في الجزائر العاصمة في 2 جانفي1992، داعية إلى هزيمة الجبهة الإسلامية للإنقاذ في الصناديق في الدور الثاني.

ومع ذلك كانت (أطروحات) العلمانيين الفرانكوفونيين، الأقلية الساحقة (جدا) هي التي دعمت الانقلاب والتي سرعان ما وجدت صدى أوسع في العديد من وسائل الإعلام الفرنسية – التي تفتح عموما العرض حول الشؤون الجزائرية لوسائل الإعلام الدولية. وكان خطاب هؤلاء (الاستئصاليون) ، نظرا لضعف تمثيلهم لتطلعات السكان، في الواقع الأكثر ( انصاتا)  من طرف السياسيين الفرنسيين. 

ولكن أيضا من طرف العديد من المثقفين وقدماء مناضلي اليسار الذين دعموا كفاح التحرير، الذين كانوا في حالة ذهول لاكتشافهم مع بروز جبهة الانقاذ في عام 1989، أن هذه المستعمرة السابقة كانت بلد… مسلم. 

  

ولتعزيز مصداقية الخطاب الاستئصالي في الخارج والذي غالبا ما يستقطب صحفيين وناشطين (جزائريين أو فرنسيين) مخلصين أكثر من مبالين بالحقيقة، وضع قادة الجيش والشرطة السياسية – الأمن العسكري، التي اصبحت (دائرة الاستعلام والأمن) في عام 1990 – استراتيجية مفصلة للقمع والتضليل.

لقد اتبعوا في ذلك وبدقة مبادئ (عقيدة الحرب الثورية) التي وضعها ضباط فرنسيون أثناء حرب الهند الصينية، ثم طبقوها أثناء حرب الجزائر. وخاصة أثناء (معركة الجزائر) في 1957.  وغالبا ما كانوا من (الفارين من الجيش الفرنسي) في ذلك الوقت، وهكذا نشر الجنرالات الجانفريين، تقنيات سنوات تدريبهم (التي أثريت بما تعلموه في وقت لاحق لدى الشرطة السياسية للكتلة الشرقية، KGB، أو ستاسي أو السيكوريتات). لقد ترجم ذلك في (الطريقة القوية) ضد المناضلين الإسلاميين ولكن أيضا ضد جميع المتعاطفين المفترضين معهم وأكثر من ذلك، ضد جميع السكان غير الموالين للنظام. 

لقد تمت ادارتها ابتداء من سبتمبر 1992 بواسطة شبه قيادة اركان سرية، مركز قيادة مكافحة التخريب ، ويجتمع  تحت مسؤولية وزير الدفاع خالد نزار، رؤساء القوات الخاصة التابعة للجيش ودائرة للاستعلام  والأمن ،  وسرعان ما أخذ هذا القمع المرعب شكل (حرب ضد المدنيين) ، مما أدى إلى مقتل عشرات الآلاف والتعذيب والاختفاء : الاعتقال التعسفي (بما في ذلك نحو 30،000 رجل في (محتشدات الجنوب) ابتداء  من 1991 وخاصة في ربيع 1992 تم اعتقالهم في ظروف مروعة)، التهجير القسري للسكان  ، التعذيب على نطاق واسع، الإعدام خارج نطاق القضاء والاختفاء القسري …  وحسب عقيدة الحرب الثورية   فإن إرهاب الدولة (السري) هذا – تم انكار واخفاء تجاوزاته بعناية –  وكان مصحوبا بمكون آخر لا ينفصل عنه: أنه العمل البسيكولوجي) لدائرة الاستعلام والأمن، الذي يعلن عن نفسه بطريقتين. أولا، من خلال التلاعب بالمجموعات المسلحة التي تدعي الإسلام (الجماعة الإسلامية  المسلحة منذ عام 1992،  والجماعة السلفية للدعوة والقتال في عام 1997الخ )، من خلال اختراق جماعات حقيقية أو من خلال إنشاء الجماعات الإسلامية  ( لقدامى ) الجيش  ، كما توصف من طرف العديد من الجزائريين الأكثر  اطلاعا حول القضية من العديد من وسائل الاعلام الفرنسية ): ارتداد مذهل على نطاق أوسع بكثير من المناورات التي كانت تديرها أجهزة الاستعلامات العسكرية الفرنسية خلال حرب الاستقلال  بما في ذلك خلق ( مناطق قتال وهمية ) وطنية ، مثل (عملية الطائر الأزرق) من أجل ضرب  معاقل جيش التحرير الوطني  . وهناك تضليل منهجي تم تنظيمه هو الآخر من طرف المصالح (الخاصة) لدائرة الاستعلام والأمن وذلك عن طريق مفصلة نوعين من الترتيبات: من جهة، الحظر المنهجي لأي تحقيق مستقل في عين المكان حول حقائق (الحرب الأهلية)

 
ارغام جميع المراسلين الدائمين للصحافة الأجنبية على مغادرة البلد في عامي 1992 و1993، وحدها وكالة الأنباء الفرنسية التي استطاعت الاستمرار في نشر برقيات (موجهة) لمراسلين جزائريين خاضعين لمراقبة صارمة لدائرة الاستعلام والأمن. ومن جهة أخرى، (رواية) ما يسمى بـ (الصحافة المستقلة) المفرنسة حول انتهاكات الجماعات المسلحة التي تدعي الإسلام، وكشف انتهاكات الجماعات المستقلة (التي تم التخلص منها جميعا في 1995) و (الجماعات الاسلامية للجيش) التي يقودها أمراء، أعوان دائرة الأمن والاستعلام التي كانت تقوم بارتكاب أسوأ الجرائم عن طريق (جهاديين) غالبا ما يتم التلاعب بهم تحت تأثير المخدرات من نوع لارطان السيئة الصيت المسماة (الأم الشجاعة).

وابتداء من بداية سنوات 2000، أصبحت حقيقة (آلة الموت) التي أنشأها جنرالات انقلاب جانفي والتضليل الموجه إلى إخفاءها أكثر توثيقا موثوقا وذلك بفضل شهادات الآلاف  الضحايا التي جمعت بصبر  ابتداء من سنوات التسعينات من طرف عدد من المحامين المصممين وكذا المنظمات غير الحكومية لحقوق الإنسان (4) وجمعيات عائلات المفقودين، وكذلك  تلك الاعترافات النادرة و الجد ظرفية لبعض الضباط الشجعان وضباط الشرطة المنشقين الذين نددوا باسمهم بالتجاوزات والتلاعبات الذي حضروها ( على غرار الملازم حبيب سوايدية في عام 2001،  والنقيب أحمد شوشان في عام 2002 أو العقيد محمد سمراوي  في عام 2003،  حتى لا نذكر سوى الأكثر شهرة (5)).

بيد أن رعب هجمات 11 سبتمبر في الولايات المتحدة، سرعان ما خنق صدى هذه الروايات لدى الرأي العام العالمي. والواقع أن (صناع) القرار الحقيقيون للنظام الجزائري –  لا يملكون ممثلين لواجهته المدنية (الرئيس، الوزير الأول الخ)، غير أن جنرالات من الجيش الوطني الشعبي ودائرة الاستعلام والأمن – سرعان ما أدركوا أن أفضل طريقة لخنقهم هي (إحياء) هذه المأساة. وفجأة تم اعتماد دعايتهم ذكية الرامية الى جعلهم الأوائل) وكذا (الديمقراطيين) الذين أسيء فهمهم كان عليهم مواجهة (الإرهاب الإسلامي الدولي) من طرف العديد من وسائل الإعلام الغربية التي تعرضت على ما يبدو لتخدير سنوات من التضليل حول (المسألة الجزائرية) (6). إلى درجة جعل القرار المثير للقضاة السويسريين في قضية نزار أمرا مدهشا والصمت الذي لا يزال سائدا في معظم وسائل الإعلام الجزائرية والغربية على أهوال (الحرب القذرة) في التسعينيات.

في حين أن فتح تحقيقات نزيهة، مهما كانت محدودة، يمكن أن تفتح الطريق أمام مسار قضائي يسمح في الأخير بتسليط الضوء على الجرائم التي ارتكبها الفاعلون في تلك (السنوات السوداء) أيا كانوا، وهو شرط أساسي لبناء سلام دائم في الجزائر. ومع ذلك، فإن أولئك الذين واللائي يكافحن من أجل الحقيقة لم يتخلوا عن كفاحهم. ويظهر المثال الأرجنتيني أنه حتى بعد مرور عقود عن الجرائم الجماعية، يمكن للمسؤولين عنها المثول امام العدالة والحكم عليهم.

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 ولمزيد من التفاصيل يرجى الاطلاع على الروابط المرجعية التالية باللغة الفرنسية.

(2) انظر: « سيتم محاكمة وزير جزائري سابق في سويسرا لارتكابه جرائم حرب »، لو تمبس، 31 يوليو 2012.
(3) أنطوان هراري، « ولي الطبقة الاتحاد العام حالة نزار » تايم، 18 يناير 2017. مؤلف دول هذه المادة: « في قلب قرار التصنيف، فكرة الصراع مسلحين على النحو الذي حددته اللجنة الدولية للصليب الأحمر ()، يفترض أمرين. أن هناك حد أدنى من شدة الصراع ووجود جماعات متمردة منظمة.  »
(4) انظر على وجه الخصوص الجزائر – ووتش وصلاح الدين سيدهم، « الجزائر، آلة الموت »، تشرين الأول / أكتوبر 2003؛ أو الملفات التي أنشأتها لجنة العدل في الجزائر لدورة محكمة الشعب الدائمة بشأن انتهاكات حقوق الإنسان في الجزائر، التي عقدت في تشرين الثاني / نوفمبر 2004 في باريس.
(5) انظر أيضا تجميع عشرين شهادة أخرى، بعيدا عن أن تكون مجهولة المصدر، نشرت في ذلك الوقت في الصحافة الدولية ولكن يبدو أن « نسي » من قبل المراقبين اليوم: الجزائر ووتش، « استعراض الصحافة الدولية، 1994-2002.شهادات الضباط الجزائريين والمعارضين للشرطة « ، مايو / أيار 2004.
(6) فمن المحتمل أن يكون هذا « المناخ » التي مكنت نشر في أغسطس عام 2017، في أكبر شهر اليسار الفرنسي هو لوموند ديبلوماتيك، مادة مثيرة للدهشة الصحافي بيار دوم « ، بعد عشرين عاما ومذابح الحرب الأهلية. الذاكرة ممنوع في الجزائر « . وإعطاء صورة للجزائريين المشمولين بسجل المستشرقين، تفصل هذه المقالة « الشكوك حول هوية القتلة » التي أعرب عنها السكان، على أساس أنه « لا يوجد دليل يدعم » تورط الجيش في المذابح (انظر مراجعة سليمة ملاح). الصمت التام على جميع الشهادات العامة التي وثقت لسنوات جوهر « آلة الموت » من الجنرالات الجزائريين. كما لو أن مرتكبي جرائم الحرب وضد الإنسانية قد نظموا منهجيا استغاللهم، لأنه سيكون من الصعب جدا، التحقيق معهم (على عكس المؤرخ بيير فيدال – ناكت بعد اغتيال موريس أودين من قبل المظليين الفرنسيين في عام 1957). ما هي، في الواقع، إلى عبسو

الموقعون
باتريك بودوان، المحامي، الرئيس الفخري للاتحاد الدولي لحقوق الإنسان؛ عمر بنديرا، مستشار؛ آنا بوزو، مؤرخة؛ فرانسوا بورغات، عالم سياسي؛ نيكول شيفيلارد، صحفي؛ أنطوان كومت، محام؛ هيلين فلوتر، ميب السابق؛ فرانسوا جيز، الناشر؛خوسيه غاركون، صحفي؛ محمد هاشماوي، عالم سياسي؛ غازي هدوسي، الوزير السابق. حسين مالتي، مهندس؛ نويل مامير، عالم البيئة؛ سليمة ملاح، صحفية؛ فيرونيك ناهوم-غراب، عالم الأنثروبولوجيا؛ صلاح الدين سيدهم، طبيب جراح. حبيب السويدية، الضابط السابق؛ فيرنر روف، عالم سياسي؛ جويل ستولز، صحفي.

 

ترجمة النص للاستاذ مسعود جناح
صحفي


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14 Commentaires sur cet article

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  • SLIMANE
    22 novembre 2017 at 15 h 41 min - Reply

    Ouyahia et sa click éradicateurs sont les plus immenses prostitués que la France ai fait bossé depuis 200 ans.
    Concernant Nos disparu qu’Allah Le Très Haut Les Venge !!!!!
    Puisque le droit n’est pas rendu en toute justice et équitabilité.
    Alors, viendra le jour ou elle le sera ….




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  • Hamid Belaïd
    24 novembre 2017 at 18 h 33 min - Reply

    Je ne rentre pas trop dans les détails, mais je conçois bien qu’il y a eu un « terrorisme d’Etat » dans notre pays durant les années 1990 de la part du pouvoir politique et des généraux qui ont la prise de décision, mais l’honnêteté politique et intellectuelle nous commande d’avouer qu’il a existé aussi un « terrorisme islamiste » porté par un parti politique appelé le FIS qui avait lui aussi une armée, ses soldats et sa milice bien entrainée et aguerrie et ce bien avant les élections de 1990.

    Le FIS a exercé bien avant les élections une pression sur toute la société sans exception pour qu’elle se plie à sa doctrine et sa vision sociétale et politique! Il faut apprendre à dire les choses d’une manière objective : un parti politique ne doit pas avoir une milice, ni des soldats fussent-ils des soldats de Dieu et du prophète et ne pas se croire être dans la vérité du seul fait qu’il parle au nom de Dieu et du Coran ! Pardon de dire les choses aussi crûment, mais c’est la vérité.Donc, pour moi, les généraux et certains leaders et dirigeants du FIS, c’est moi du « kif-kif au même » en terme de responsabilité dans le drame sanglant qu’à connu notre pays.

    J’espère que je me suis fais comprendre et merci à LQA de me publier !




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    • cherif
      9 décembre 2017 at 6 h 35 min - Reply

      Monsieur Belaid, vous ne pouvez pas mettre le FIS au même niveau de celui qui anance clairement nous sommes capable de tuer 3 millions d’algériens pour garder le pouvoir

      Le seul tort au FIS c’est de croire a la démocratie hors c’est haram chez certains fisistes ?

      Mais il ya belle est bien terrorisme d’état et nos jours encor.

      Je vous l’explique calmement car vous etes le type d’intellectuelle à l’algérienne qui sait tous: Depuis la mort de boumedienne qui est une chance pour l’Algérie, la programmation de la disparation de l’état algérien qui n’est pas encor et ait en marche et doamine par domaine. dans les années 90 c’etait le coup de grace qui est données par les sbires de l’ex colon voila la realité et vous continue a accusé le fis et les islamistes ? vous oubliez les pseudos democrates ? et meme Ait ahmed qui participes a une marche pour la democratie contre le fis ? PAuvre algerie on dirais qu’elle est interdite d’avoir des hommes




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  • Khaled Youssef
    25 novembre 2017 at 11 h 01 min - Reply

    Il est vrai qu’il y a eu quelques médias français qui ont soutenu l’interruption du processus comme il faut admettre que des algériens, pas nécessairement minoritaires, ont soutenu aussi l’arrêt des élections !

    J’ajoute que je comprends pas pourquoi les signataires parlent de « thèses laïques francophones » qui ont pris le dessus alors qu’on sait très, très bien qu’en algérien il existe aussi des « laïcs arabophones », c’est à dire des laïcs arabisants, qui ont soutenu aussi l’arrêt du processus. Je trouve que ce vocabulaire est une façon sournoise d’insinuer que les laïcs algériens sont d’office des francophones et qu’ils peuvent par la même être taxé de hizb françà ou même de harkis, pourquoi pas! Je trouve dangereuse cette expression « laics francophones » car l’intelligence nous commande de dire simplement qu’on est ou bien « laïc », donc contre l’utilisation du religieux à des fins politiques, ou bien «non laïc » c’est-à-dire pour la non séparation du politique et du religieux, pas plus ni moins ! Il n’y a pas 36 autres façons d’être laïc .. ( .. laïc anglophone, laïc américanophone, laïc berbérophone, laic francophone ou je ne sais quoi !!!??).

    Enfin, je terminerai par dire que le socialiste Président François Mitterand (et les archives le prouvent) a été lui aussi contre l’arrêt du processus électoral dès le début car il avait la haine du FLN et du pouvoir algérien en général, ce pouvoir totalitaire militaire qu’il n’avait cas pas dans le cœur pour des raisons historiques. Pour lui le FIS était le seul parti politique capable de mettre en minorité le FLN qu’il voyait comme le piédestal sur lequel repose le pouvoir militaire algérien.

    Je termine en disant que s’il faut juger les responsables de ce drame noir et sanglant de l’après processus électoral, il faudra juger les deux protagonistes principaux co-responsables du drame à savoir non seulement certains généraux dits « janviéristes » mais aussi certains hauts dirrigeants du FIS. Et sur ce point,je suis entièrement d’accord avec l’internaute @Hamid Belaïd

    Voilà ce que j’avais à dire à la lecture de cet article et bon courage à tous les algériens à qui je souhaite de vivre en paix et à qui je demande de condamner et de bannir la violence sous toutes ses formes.




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  • said
    27 novembre 2017 at 19 h 29 min - Reply

    Ils ne sont pas nés de la dernière pluie nos sauveurs, nos strateges sanguinaires , tels des demons machiaveliques ils ont concoctés un diabolique plan afin que les algeriens s ‘entretuent sans qu’ils (les instigateurs)ne soient impliqués, ni preuve, ni laissé de trace. Durant toute la periode de la decennie noire ils ont créés , payés et armés de multitudes groupes armés, escadrons de la mort ,milices, brigades, drogués, bandits,desesperés, etc, qui s’ entretuaient et qui exterminaient toute les populations ,surtout rurales, Evidemment aujourdhui beaucoup de ces strateges sont morts dans leur lit, evidemment qu’ il n’ y a aucune trace et les suisses seront ravis de n’ y voir que du feu




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  • Meriem
    29 novembre 2017 at 10 h 58 min - Reply

    Il s’ agit precisemment de crimes contre l’ humanité(la nuance est trés important) mais non de crimes de guerre, comme les juges tentent de nous le faire croire pour escamoter les accusations, pour qu’il y ait crimes de guerre il faut que deux armées s’ affrontent ce qui n ‘est pas le cas ici, mais de crimes contre l’ humanité contre des civils innocents , tortures, disparitions forcées,executions extra judiciaire, enlevementet crimes de masse comme a ramka, rais ,bentalha, djidjel et reggane ,etc, etc.Les avocats de trial et les accusateurs devraient etre trés lucide pour ne pas faire de confusion entre crime de guerre et crime contre l’ humanité qui donnerait des argument echapatoires aux monstrueux criminels.




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    • Hamid Belaïd
      29 novembre 2017 at 17 h 06 min - Reply

      Madame Meriem

      Avec tout mon respect, à mon avis on peut aussi bien parler selon les cas de «crime de guerre» comme de «crime contre l’humanité» pour ce qui s’est passé durant la décennie noire en l’Algérie.

      La définition juridique de « crime de guerre » est une violation des lois et coutumes de guerre d’une gravité particulière. La définition juridique de « crime contre l’humanité » est tout ce qui se rapport au génocide, à la déportation, à l’esclavage, aux exécutions, aux enlèvements et aux tortures lorsqu’ils sont exécutés massivement et systématiquement.

      Or on sait qu’à partir de l’arrêt du processus électoral de 1991, il y a eu une vraie guerre dite « guerre civile ». On l’appelle guerre civile ou d’un autre nom autre comme on voudra, mais il a existé de fait une vraie guerre. Et dès qu’il y a guerre, il y a risque d’apparition de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Pourquoi, je parle de « guerre » ? Parce qu’à partir de 1991, deux entités armées se sont confrontées ! L’une l’armée algérienne sous les ordres de hauts gradés qu’on appelle les « janviéristes » et l’autre l’armée islamique du salut (AIS) sous les ordres de certains hauts dirigeants du parti politique appelée FIS. L’AIS était une organisation militaire sous le commandement du parti politique le FIS dont on savait qu’elle était déjà bien préparée, bien entraînée et bien armée et ce bien avant les élections législatives. Mais à la différence de l’ANP elle n’avait pas de chars, de canons lourds ou d’aviation. A côté de l’AIS, il y avait aussi bien sûr une bonne partie de la population algérienne acquise au projet politique du FIS qui était d’instaurer une République Islamique régie par la Charia. C’est cette partie de la population qui servait de soutien logistique et idéologique aux groupes armées. Du côté des « janvieriste » il y avait la partie des algériens dite démocratique, non armée il faut le préciser, ( appelés aussi «éradicateurs» par la mouvance islamiste) et qui étaient du côté des militaires pour soutenir l’arrêt du processus.

      Donc, l’une et l’autre des « entités armées » ont commis des crimes qui, selon les circonstances, ont leur degrés de gravité sont passibles de tribunaux.

      Beaucoup de citoyens, et ils sont nombreux, sont pour la paix, la vraie démocratie et pour le respect des libertés individuelles et collectives car ils refusent une Algérie régie par la charia même s’ils admettent que l’islam fait partie de l’identité algérienne, et ils sont aussi contre le régime militaire autocratique algérien qui nous parle encore, en 2017, de légitimité historique ou révolutionnaire ! Donc, il nous faut une Algérie , ni militaire (qui parle au nom des martyrs de lalutte de libération) ni islamique ou islamiste (qui parle au nom de Dieu et du prophète) ! On veut juste un Algérie où tous les citoyens vivent en paix , dans le respect et dans la liberté qu’ils soient musulmans pratiquants ou pas, communistes, socialistes, libérals, athées ou chrétiens dans le respect mutuelle y compris donc les respects des MINORITÉS ! Dans un pays de ce genre, le combat politique démocratique partisan pour accéder au pouvoir sera alors ouvert et légitime même avec un parti politique qui porterai le nom de « parti démocrate musulman » (et non celui de « parti démocrate islamiste » car les deux notions sont pour moi incompatibles). Ces partis d’obédience musulmane seront tout à fait légitime à l’instar des partis démocrates chrétiens en Occident qui, eux, n’ont jamais exigé que leur pays soit régit pas les Evangiles ou la Bible, il faut le souligner.Donc, la question de la séparation du politique et du religieux , de même que celle de la séparation du politique et du militaire sont fondamentales et c’est la une condition importante que toutes les autres.
      Nota bene :

      1/- Il est vrai que le FIS a eu la majorité aux élections législatives de 1991 démocratiquement, mais le projet politique et idéologique du FIS était trop violent pour beaucoup d’algériens même si certains me diront l’islam n’est pas violent. Mais on sait que quand le Coran se mêle à la politique, le dérapage vers l’autoritarisme, vers la chape de plomb sur la société ou vers une autre forme de dictature sociale et politique qui ne dit pas sont nom, est présent.

      2/- Je ne m’étale pas trop sur le pouvoir militaire et son DRS qui perdure depuis 1962 car tous les algériens l’ont pratiqué et ils connaissent très bien son totalitarisme, ses méthodes et ses dépassements qui étouffent le société entière à l’exception de ses laudateurs et serpillières.

      3/- La loi sur la réconciliation nationale de Bouteflika ne résout rien car cette loi fait comme si il ne s’est rien passé, elle fait comme si personne n’est responsable et elle blanchit tout le monde alors que ces deux entités que j’ai ciblé ci-dessus doivent être responsabilisé au moins juridiquement et moralement pour leurs horreurs réciproques avant de décréter en toute connaissance de cause la réconciliation nationale et l’amnistie générale. Et sur ce plan, l’idée de Monsieur Sidhoum et de certaines autres personnalités politiques est une bonne piste à encourager.

      Merci à tous les algériens et les internautes qui participent au débat démocratique et qui agissent sur le terrain pour le vrai changement de gouvernance dans NOTRE pays à tous !




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      • Salah-Eddine SIDHOUM
        29 novembre 2017 at 18 h 29 min - Reply

        Juste une précision, cher compatriote. Le terme « éradicateur » n’a pas été utilisé seulement par la mouvance islamiste. Il a été utilisé aussi par des personnalités comme Hocine Aït Ahmed, Ali Yahia Abdenour, Mohamed Harbi et d’autres de diverses tendances autres qu’islamistes. L’éradication a été une politique criminelle utilisée par les ex-sous-officiers « déserteurs » de l’armée coloniale et la minorité élitiste pour éliminer une partie de la population. On ne combat pas un projet politique par les blindés, la déportation, l’exécution sommaire et la disparition forcée. C’est la première violence du régime qu’était le Coup d’Etat de 92 qui a libéré la haine d’une jeunesse sans présent ni avenir et dont nous connaissons les dégâts. Tout comme la manipulation de la jeunesse en octobre 88 a libéré sa haine emmagasinée depuis 3 décennies contre tout ce qui représentait le régime et ses injustices.
        Amicalement




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        • Kamel Ait Said
          29 novembre 2017 at 18 h 53 min - Reply

          Monsieur Sidhoum Bonsoir,

          je crois qu’il ne faut pas chercher qui est à l’origine de tel ou tel qualificatif, ce n’est pas essentiel … et je sais que vous, vous allez toujours à l’essentiel.

          Moi, je viens de lire le post intéressant de @Hamid Belaïd et j’arrive à la conclusion même rapide qu’il y a un point commun entre vous et lui sur le plan général et global, si je me réfère à toutes vos déclarations ou vos avis!

          En tout cas, moi je remercie @Hamid Belaïd pour sa contribution et pour son point de vue clair et argumenté, je vous remercie aussi vous Monsieur Sidhoum pour le courage de vos idées et votre blog, pour votre combat pour le vrai changement et pour la vraie démocratie, ainsi que tous les autres algériens qui font de même dans la même direction.

          Vive l’Algérie libre, démocratique et sociale !

          Vive une Algérie qui respecte tous ses enfants quelles que soit leur croyance, leur conscience, leur culture, leur langue, leur dialecte et leur libre pensée pourvu qu’ils combattent pour la patrie, pour le respect de l’autre, pour la démocratie, pour la tolérance, pour la liberté et pour la justice sociale !

          A bas le pouvoir DRS/FLN/RND/TAJ/MPA/UGTA qui continue de prendre le peuple algérien pour des moutons et qui a trahi (et qui continue de trahir) sans honte ni remord les idéaux du 1er Novembre 54 et de la Plate-forme de la Soummam !




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      • Dria
        29 novembre 2017 at 21 h 48 min - Reply

        Une guerre civile « oui » , mais une guerre entre deux armée « jamais ». je ne suis pas un militant du FIS dissous, je ne suis pas militaire non plus, mais je refuse de parler d’une guerre entre deux armées, la raison est simple, il suffit de faire un tableau comparatif que je vous laisse le soin de remplir, sachant que même si on confondait le nombre des adhérents du FIS en tant que soldats de l’AIS, la théorie de deux armées ne tient pas la route, si pour vous une insurrection avec trois clashs, deux mahchoucha, un habhab constitue une armée en face de l’ANP et des autres corps de sécurité Police et Gendarmerie, Patriote,garde communale..
        ANP AIS
        nombre d’effectifs ……. …….
        nbre de blindées ……. …….
        nbre de BTR ……. …….
        nbre d’hélicoptère ……. …….

        C’était une « guérilla » entre une frange de la société algérienne qui pensait avoir le peuple derrière elle suite suite au raz de marée électorale et l’armée algérienne qui fut à l’origine de l’interruption d’un processus électorale des plus démocratique de l’Algérie indépendante, au final ce sont les ENFANTS DU PEUPLE qui ont payé le plus lourd tribut, des appelés du service militaire et la population civile habitant prés des maquis…sur les 200000 morts de la tragédie national je vous laisse le soin de m’expliquer pourquoi aucun de ces DAF haut gradé, ni aucun de leur progéniture ne furent toucher durant cette période, ceux qui n’ont pas péri par sénilité continu de sévir à ce jour et nous n’arrivons toujours pas à leur faire face, tirons leçons de ce qui c’est passé et évitons les manipulations à outrance.

        Sans rancune aucune, je ne plains ni les militaires, ni ceux qui ont prit les armes,du moment qu’ils ont agi en leur âme et conscience à un instant T. Qu’en est il de nous, en ces temps de paix, ou l’on assiste sans bouger devant autant de monkor….




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        • Hamid Belaïd
          30 novembre 2017 at 10 h 48 min - Reply

          Bonjour Monsieur

          J’ai parlé de l’existence de deux armées, je le pense et je le maintiens. C’est mon avis. Cependant, j’ai précisé que les deux armées sont déséquilibrées en moyen matériel et humain au profit de l’ANP bien sûr. En plus de la population innocente qui a subi dans le plus grand nombre les affres de cette guerre, le nombre élevé de victimes (morts et blessés) chez les soldats de chaque côté montre qu’il y a bien eu une vraie guerre, pas au sens de la première et seconde guerre mondiale, mais une vraie guerre aussi bien au maquis qu’en zone urbaine! Souvenez-vous de combats violents en zone urbaines , pour ne citer que çà, où des combattants islamistes retranchés dans des appartements ont résisté, dans de longs combats à l’arme automatique, contre les services de sécurité.

          L’AIS avait des hommes aguerris,formés à la guerre et à la guérilla. L’AIS avait un commandement et une hiérarchie, elle s’est déployée dans plusieurs maquis du territoire algérien, elle avait des kalachnikovs, des fusils mitrailleurs automatiques de dernières générations, des grenades,des moyens de communication, des habhabs, des RPG anti-chars, des lance roquettes, des fusils de chasse, des pistolets à main, des sabres,des jumelles, des mines anti personnel, des détonateurs mais évidemment çà n’a rien à voir bien avec l’arsenal de l’ANP, je vous le concède !

          Dans mon intervention, j’ai précisé que je ne suis ni du côté de l’AIS ni du côté de l’ANP. Moi je suis pour la paix et pour le combat politique pacifique ! Par contre je suis d’accord avec vous,et je le reconnais, que les forces du changement ne font pas assez organisées pour que les choses changent parce que d’abord, les avis sur la manière de voir « l’Algérie du future » sont différents les uns des autres et ensuite, le pouvoir politique et militaire autocrate s’est accaparé la rente pétrolière pour acheter « l’opposition », l’administration et réussir sa politique clientéliste y compris auprès des élites. C’est donc très compliqué mais il ne faut jamais se décourager. Avec tous mes respects.




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      • Meriem
        30 novembre 2017 at 18 h 09 min - Reply

        armée , nom féminin

        Sens 1
        Militaire
        Ensemble des forces militaires d’un État.
        Synonyme : défense
        Traduction anglais : army
        armée

        nom féminin

        (de armer)

        Définitions
        Expressions
        Synonymes
        Homonymes
        Difficultés
        Citations
        larousse

        Ensemble des forces militaires d’un État : L’armée française. L’armée belge.




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        • Meriem
          2 décembre 2017 at 18 h 53 min - Reply

          Comme on peut le constater sur le commentaire
          ci dessus la definition du mot Armée sur deux dictionnaire differents ,Armée veut dire ensemble des forces militaires d’ un etat, c est bien précisé Armée veut dire ensemble des forces militaire d’ un etat et non pas appartenant a un groupe.




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          • cherif
            9 décembre 2017 at 6 h 46 min -

            bravo madam il faut un retour a l’ecole pour que nos intelectuels compreinent les sens des mots




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    Congrès du Changement Démocratique