Les Algériens et le problème identitaire
Édition du
21 August 2018

Les Algériens et le problème identitaire

Le Quotidien d’Oran
15 février 2018

par Rachid Benyelles

Depuis quelques temps, nous assistons à une absence totale de retenue dans l’insulte des Arabes de la part de certains de nos concitoyens qui poussent parfois l’outrecuidance jusqu’à soutenir que l’Islam est une religion imposée par les envahisseurs arabes, par le fer et le feu ; ce qui est une contre-vérité grossière.

A la limite du racisme primaire, cette poussée anti-arabe, notamment sur les réseaux sociaux, fait craindre le pire pour la cohésion et l’unité nationale. Faisant fi des réalités historiques et ethnographiques, les activistes berbères ont décidé de classer les Algériens en deux catégories distinctes: celle des Arabes et celle des Amazighs. Ce faisant, ils installent la haine et la discorde parmi les membres d’une même famille comme ce fut malheureusement le cas lors des sanglantes émeutes de Ghardaïa qui avaient opposées les Mozabites aux Chaânbas, deux communautés berbères qui, jusque-là, vivaient côte-à-côte, dans le respect mutuel et la bonne entente. Les rivalités tribales et commerciales ancestrales avaient été exacerbées par des perturbateurs venus d’ailleurs et transformées en conflit ethnique opposant des Berbères et des Arabes.

La vérité est que toute l’Algérie, du Nord au Sud et de l’Est à l’ouest, est amazighe ; il suffit pour s’en convaincre de jeter un coup d’œil sur une carte mentionnant les noms de lieux. Restés inchangés depuis des siècles, ces derniers prouvent, à l’évidence, l’origine amazighe de l’ensemble des habitants de l’Algérie, lesquels ne se différencient que par le degré d’arabisation de leur dialecte local. Alors que l’expansion de la langue arabe a suivi celle des routes de communication et d’échanges, le tamazight à l’état originel s’est maintenu dans les régions difficiles d’accès telles que les massifs montagneux des Aurès, de Kabylie ou du Chenoua, en Algérie, et ceux de Nefoussa en Lybie, du Rif et du Haut-Atlas, au Maroc. C’est le cas également de certaines régions isolées telles que l’oasis de Siwa en Egypte, de Djerba en Tunisie ou du M’Zab en Algérie. Le cas de Boussemghoun, une commune d’El Bayadh située entre Aïn Sefra et Labiadh Sidi Cheikh, à l’ouest du pays, est significatif de cette relation entre l’isolement géographique et l’ouverture aux langues. Restés longtemps à l’écart des flux de communication, les habitants de Boussemghoun sont majoritairement berbérophones et parlent, aujourd’hui encore, le Tachelhit.

Cela démontre, s’il en était besoin, qu’en Algérie, comme ailleurs dans toute l’Afrique du Nord, il y a des Berbères arabophones et des Berbères berbérophones, même si, au plan linguistique, il est scientifiquement établi que les deux langues appartiennent à une seule et même famille, celle des langues chamito-sémitiques (Cham et Sem étant les fils du prophète Noé). Ce groupe de langues est principalement parlé en Afrique du Nord, dans la Corne de l’Afrique, au Moyen-Orient, dans le Sahara, une partie du Sahel ainsi qu’à Malte, un bastion du christianisme depuis l’époque des Croisades. Très proche de la langue arabe actuelle, le maltais est la langue nationale et officielle de ce petit Etat de l’Union européenne. Le maltais et le maghrébin sont mutuellement et partiellement intelligibles ; j’eu personnellement à en faire l’expérience et à constater que les Maltais qui s’accommodent parfaitement de la parenté de leur langue avec l’arabe, n’éprouvent aucun problème identitaire. C’est le cas également des Iraniens, Pakistanais et autres Afghans qui n’appartiennent pourtant pas au groupe chamito-sémitique mais qui transcrivent leurs langues en caractères arabes sans pour autant ressentir la moindre atteinte à leur identité nationale. En Algérie, la préférence est allée au néo-tifinagh, un alphabet élaboré par « l’Académie » berbère, une association de droit français, dissoute en 1978.

La parenté linguistique avec les peuples du Moyen-Orient se retrouve à travers l’histoire de Shéshonq, un Berbère originaire de la tribu libyenne des Mâchaouach. Vivant dans le delta du Nil en bonne intelligence avec ses contemporains égyptiens, Shéshonq qui était marié à une femme appartenant à la famille royale, fut intronisé pharaon d’Egypte vers 950 avant Jésus-Christ, année que les berbéristes ont choisit pour marquer le début de l’année amazigh – Yennayer (Nayer dans l’ouest du pays et Yannayer dans les pays arabes). Shéshonq n’avait pas conquis le pouvoir de haute lutte, mais par le jeu des alliances familiales, ce qui renseigne sur la qualité des relations qui existaient alors entre les différentes communautés qui vivaient en Egypte, un pays où le berbère, aujourd’hui encore, est parlé à Siwa, une oasis ayant joué un rôle important dans l’histoire millénaire de la civilisation pharaonique. Comme on peut le constater à travers l’histoire de la dynastie des pharaons berbères (22ème) qui a régné jusque vers 715 av. J.-C., soit 235 années environ, des courants d’échanges existaient depuis la nuit des temps entre les groupes sociaux berbères, égyptiens et moyen-orientaux. Egyptianisés d’abord, puis romanisés ensuite, les Berbères de Libye donneront également plusieurs empereurs romains, dont Septime Sévère, Emilien, Caracalla et Publius Septimius Geta.

L’histoire est un entremêlement de races, d’ethnies et de cultures. Il n’y a pas plus de purs Berbères que de purs Arabes, comme il n’y a pas de races supérieures et d’autres inférieures. On sait ce qu’il est advenu des nations qui ont transgressé ces principes, qu’il s’agisse de l’Allemagne nazie ou de la Grande Serbie. Dans un monde devenu un village planétaire, les rapports à l’identité culturelle devraient être plus sereins et plus consensuels. Les berbérophones sont en droit de revendiquer leur identité propre et défendre ses couleurs mais sans verser dans l’insulte des Arabes ou la stigmatisation de leur langue et de leur culture. Pour que leurs voix en faveur de la promotion de l’amazigh soient entendues, ils doivent respecter les arabophones qui, en Algérie et ailleurs au Maghreb, ne sont pas moins amazighs qu’eux. Le vivre ensemble implique un respect réciproque, une grande tolérance et une écoute permanente de l’autre. Rabaisser les Arabes et leur histoire, remettre en cause l’immense apport de leur culture à la civilisation universelle et à l’émancipation de notre région en particulier, relève soit de l’ignorance crasse, soit d’une volonté délibérée de travestir l’histoire à des fins inavouables. Ce n’est pas en dénigrant les Arabes et leur culture que les berbéristes grandiront la cause qu’ils veulent défendre. C’est ce que les Espagnols ont bien compris. Héritiers d’un patrimoine arabo-islamique d’une qualité exceptionnelle, ils reconnaissent volontiers l’influence profonde de sept siècles de présence arabe dans la péninsule ibérique, aussi bien dans les domaines de la langue, de l’architecture, de la musique que de l’art culinaire, et ce, en dépit des vicissitudes de l’histoire. Cet héritage arabe fait leur bonheur et celui de millions de touristes qui viennent du monde entier pour admirer des joyaux classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Qu’il s’agisse de l’Espagne comme des pays méditerranéens et africains tout proches, de Iran, de la Turquie, des pays d’Asie centrale et d’Extrême-Orient (Malaisie, Indonésie, Chine du Nord etc.), la langue arabe a laissé une empreinte indélébile sur les langues locales qui comportent des centaines de mots d’origine arabe sans que personne ne songe à « nettoyer » le vocabulaire en usage comme certains tentent de le faire chez nous.

Originaire de Tlemcen – une ville assurément berbère, comme son nom l’indique -, je suis de formation française et je me sens à la fois Zénète1, Arabe, Andalou, quelque peu Turc- Kouroughli, mais par dessus tout, Algérien. Cette identité multiple ne me pose aucun problème, tout comme à la grande majorité des Algériens. A l’instar de tous les habitants de la capitale de Yaghmouracen, ce grand chef berbère, fondateur de la dynastie des Zianides en 1235, ma langue maternelle est l’arabe ; je n’ai ni à m’en glorifier ni à en rougir. En cela je me sens parfaitement en phase avec notre illustre cheikh Abdelhamid Ben Badis El Sanhadji, un autre berbère qui, dans une définition restée célèbre, affirme que « Le peuple algérien est un peuple musulman ayant un lien de parenté (yentaceb) avec le monde arabe (el 3ourouba) ». Précisant encore plus sa pensée, il ajoute : « l’Islam est notre religion, l’arabe notre langue et l’Algérie notre patrie». Pour notre vénéré cheikh, « les fils de Ya’rub (les Arabes) et les fils de Mazigh (les Berbères) sont unis par l’Islam depuis plus de dix siècles et n’ont jamais cessé d’être étroitement liés les uns aux autres, dans la bonne et la mauvaise fortune, dans les jours de joie et les jours d’épreuves, dans les temps heureux comme dans les temps difficiles ».

Pour revenir à une période plus récente – celle de l’occupation coloniale -, les Algériens, y compris ceux de Kabylie, s’identifiaient comme «Arabes» dans la mesure où cette identité était synonyme pour eux de «musulmans» et les distinguait des Français, « chrétiens ». Jusque dans les premières années de l’indépendance, les Kabyles s’enorgueillissaient de leur ascendance maraboutique ou arabe et se donnaient volontiers pour nom et prénoms «Larbi, Mohand Larbi, Aït Larbi ou Ouarab». La défaite humiliante des armées arabes lors de la guerre dite des six jours, ainsi que le battage médiatique orchestré depuis par ceux qui se réclament des valeurs judéo-chrétiennes, ont fini par imposer la pire des images des Arabes et de l’Islam. Il est vrai que cette entreprise de diabolisation a été considérablement favorisée par la compromission des dirigeants arabes qui, pour la plupart, ont pactisé avec le diable pour se maintenir au pouvoir. A cela s’est ajoutée, chez nous, une gouvernance à vau-l’eau qui n’a pas été de nature à renforcer le sentiment d’appartenance à une même patrie. Il n’est donc pas étonnant que certains berbéristes, surtout par dépit, rejettent toute filiation avec les Arabes qu’ils tiennent pour des envahisseurs qui, par leur culture hégémonique et leur religion, ont trop lourdement pesé sur la culture amazighe. Se considérant comme les seuls habitants authentiques de ce pays, ils cultivent et entretiennent un complexe de supériorité qui donne aux arabophones la fâcheuse impression d’être des citoyens de seconde zone. Dans le souci de préserver l’unité nationale menacée, ces derniers se taisent et font le dos rond; pour l’instant tout au moins, car, devant la surenchère identitaire et l’activisme effréné des berbéristes pour imposer la généralisation forcée du tamazight, ils risquent, de guerre lasse, de se rebiffer pour se rallier aux thèses de ceux qui préconisent l’indépendance de la Kabylie.

S’agissant de la récente décision concernant le jour de l’an amazigh, une majorité d’Algériens ne se sent pas concernée par un oukase pris dans l’arrière-boutique d’un pouvoir moribond, inculte et profondément corrompu, sans même fournir une explication sur les origines de ce nouveau calendrier, à quel événement historique il se rattache ou sur quel calcul astronomique il est basé. Cette décision ressortant normalement du domaine de la Constitution a été prise arbitrairement, sans consultation de la population ou même des institutions croupions supposées la représenter. Incapable d’apporter une réponse globale et convaincante au problème identitaire que posent certains de nos concitoyens, ce pouvoir fait dans la fuite en avant et le clientélisme sans pour autant gagner les faveurs des organisations berbéristes radicales qui revendiquent l’indépendance de la Kabylie, comme c’est le cas avec le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabyle – MAK -, un sigle qui n’est pas sans rappeler l’abréviation d’un terme désignant une personne exerçant une des plus vile activité humaine qui soit. Dirigé depuis l’ancienne puissance occupante, les objectifs qu’il poursuit ne sont absolument pas ceux des Kabyles qu’il pousse vers l’aventure avec le soutien affiché des autorités marocaine et israélienne. Avant de s’engager plus avant avec un tel mouvement, les Kabyles doivent lui demander de répondre à un certain nombre de questions, et tout d’abord celle de savoir quelles seront les frontières terrestres de la Kabylie indépendante qu’il envisage et si référendum d’autodétermination il doit y avoir, à quels électeurs sera-t-il ouvert ? A tous les Algériens ou seulement aux habitants de la Kabylie actuelle ? Une Kabylie indépendante limitée à l’aire géographique kabylophone et coupée de son substrat, pourra-t-elle constituer un Etat viable ? Ses habitants jouiront-il de meilleures conditions de vie ? Seront-ils plus libres et plus épanouis ? Qu’adviendra-t-il des Kabyles, nombreux à vivre et à prospérer dans la vaste Algérie sans connaître ni brimades ni ostracisme? Nullement discriminés comme d’aucun veulent laisser croire, les Kabyles sont représentés bien au-delà de leur poids démographique aussi bien dans les institutions nationales que dans les entreprises publiques et privées. Ne détiennent-ils pas les plus grosses fortunes du pays sans que personne n’y ait trouvé à redire jusque-là ?

En vérité, ce MAK qui ne représente la Kabylie ni de loin ni de prés, fait le jeu de ses commanditaires, à-savoir, les trois puissances occidentales qui ne se sont toujours pas départies de leur esprit impérialiste, et qui, de connivence avec les sionistes israéliens et autres valets dans la région, veulent régir le monde à leur guise, quitte à détruire tout pays arabe qui ne s’aligne pas sur leur position et refuse la normalisation de ses relations avec Israël. C’est ce qu’elles ont fait avec les pays de l’ex-Front du Refus et de la Fermeté (Algérie, Irak, Syrie, Libye et Yémen). Créé en décembre 1977 suite au voyage d’Anouar Sadate en Israël et la signature de l’accord de capitulation de Camps David (septembre 1978), quatre d’entre eux ont été victimes d’une agression directe ou d’un complot visant leur unité nationale. L’Irak avec les deux guerres du Golfe qui ont fait des centaines de milliers de morts et entraîné la destruction de son infrastructure de base est aujourd’hui miné par des conflits confessionnels créés de toute pièce et par un séparatisme kurde animé par des dirigeants qui affichent ouvertement leur sympathie aux représentants sionistes qu’ils accueillent avec tous les honneurs. La Syrie, saignée à blanc, hachée menu, a été réduite à un gigantesque champ de ruines alors que la riche Libye, décapitée et divisée, est livrée au chaos pendant que le pauvre Yémen affamé par une coalition de monarchies moyenâgeuses totalement inféodées aux puissances occidentales inconditionnellement alignés sur Israël, croule sous les bombardements aériens sans que personne ne s’en émeuve.

Quant à l’Algérie, et après une-quasi guerre civile qui a failli l’emporter, elle reste le seul pays relativement indemne de ce qui fut le Front du refus et de la fermeté. Or, à en croire un certain Yossi Cohen, chef du Mossad, elle serait la prochaine cible à abattre. N’a-t-il pas déclaré que » Le point faible de l’Algérie est la Kabylie, et c’est par elle que nous ferons exploser cet Etat» ?

Comme la France coloniale et postcoloniale avant lui, le Mossad se trompe lourdement. La Kabylie n’est pas le point faible de l’Algérie mais un de ses solides maillons. C’est une région qui a versé un des plus lourd tribut durant l’occupation coloniale française et durant la guerre de libération nationale et toutes les tentatives pour la dresser contre le reste du pays échoueront, tout comme celles qui les avaient précédées car, malgré leur esprit frondeur et souvent rebelle, les Kabyles, avec les Algériens de toutes les régions du pays, partagent en commun la même origine amazighe, la même histoire, la même religion, la même continuité territoriale, les mêmes sacrifices pour libérer le pays du joug colonial et les mêmes intérêts à court et long termes. Leur destin reste étroitement lié. Si, à Dieu ne plaise, ceux qui s’emploient à faire éclater l’Algérie parviennent à leur fin, le désastre qu’ils provoqueront alors ne sera pas circonscrit à la seule Algérie mais affectera toute la région, l’Europe comprise.

Quant à la question linguistique à laquelle certains de nos compatriotes sont sincèrement attachés, une solution acceptable par tous pourrait être trouvée dans le cadre d’une réorganisation administrative et politique du pays par le biais de la décentralisation, une démarche qui a fait ses preuves partout dans le monde et notamment dans les pays européens voisins. Sans aller jusqu’à la création d’entités jouissant d’une autonomie aussi poussée que celle qui existe en RFA avec ses 16 Länder, en Suisse avec ses 26 Cantons, en Espagne avec ses 17 Communautés autonomes, il est possible d’envisager la création de Régions proches du modèle français qui comporte 13 Régions métropolitaines et 5 Régions d’Outre-mer. A nous de nous en inspirer et de trouver la formule la mieux adaptée à notre situation. Pour cela, il faut faire preuve d’imagination et dépasser l’idée erronée selon laquelle la régionalisation favoriserait le régionalisme. Dans un premier stade, il peut être envisagé la création, sans grand risque de dérapage, de cinq Régions : Est, Kabylie, Centre, Ouest et Sud. C’est le découpage que certains titres de la presse ont adopté depuis quelque temps déjà pour classer leurs rubriques.

Note

1- Avec les Masmoudas du Haut Atlas marocain et les Sanhadjas, également appelés Zenagas (Iznagen en tamazight), les Zénètes (Zénatas) constituent un des trois groupes amazighs d ‘Afrique du Nord.


Nombre de lectures : 8725
31 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • Un lecteur assidu de LQO
    19 février 2018 at 16 h 42 min - Reply
    • Si Salah
      23 février 2018 at 18 h 03 min - Reply

      Je note simplement que les enfants de Kabylie ont les meilleurs moyennes
      au bac (et pas parce qu’on leur distribue les sujets avant le jour J comme le soutiennent certains khorotologues), et comptent parmi les meilleurs arabisants du pays. Ils sont totalement conscients que le grenouillage autour de Tamazight comme « langue de civilization » (extraterrestre?) qui nous menera au-delà de Mars n’est que pure affabulation.




      12
      • Batni
        24 février 2018 at 23 h 18 min - Reply

        Si @Salah, Tamazight ne te mènera ni sur Mars ni au delà mais elle t’amènera vers toi même. Allez une devinette pour la route. Avez-vous vu un Baobab ou un chêne sans racine?

        Mes respects,




        18
  • said
    19 février 2018 at 20 h 08 min - Reply

    si on parlait de choses plus essentielles , comme les haraga par exemple qui fuient la misere et qui meurent par milliers ou les fraudes recurentes dans les elections qui consacrent la mediocrité d’un regime autoritaire illegitime, etc etc




    10
  • Ouahed. Zaafane
    20 février 2018 at 11 h 47 min - Reply

    Chacun analyse et critique la situation du monde arabo-musulman selon ses convictions intimes et ses idées politiques,mais il faut être sage ,juste et dire la vérité à soi-même d’abord et à son peuple ensuite,car à un certain âge et après plusieurs expériences dans la vie il faut savoir respecter son peuple et le prendre à témoin sans essayer les dribbles et les faux-fuyants parce que ce peuple d’en face (ou d’en bas) est très intelligent et peut facilement faire la part des choses.
    Car taxer uniquement les pays arabes du golf de rétrogrades ou moyen- âgeux et oublier le reste du monde arabe (surtout les pays que vous avez cité et leurs dictatures légendaires et destructrices de toute société qui aspire à vivre en paix et en adéquation d’une bonne gouvernance), c’est injuste pour ne pas dire autre chose.
    Est-ce qu’il n’est pas temps de cesser ce paternalisme douteux et encombrant avec ses visions politiques qui brouillent les pistes ?
    Et laisser la jeunesse vivre son temps,lui faire confiance,loin de certaines visions politiques myopes incorrigibles qui tendent vers la cécité et font fuir et tuer cette jeunesse.




    10
  • Youssef
    20 février 2018 at 15 h 44 min - Reply

    QUANT UN GÉNÉRAL S’EN MÊLE !

    Bien que tenu par ‘ l’obligation de réserve ‘, le Général Benyelles s’est exprimé dans le Quotidien d’Oran

    Le Général Benyelles est de ce fait ‘ la voix autorisée ‘ du Commandement militaire. Donc, il a été chargé, missionné, habilité à délivrer un message….. menaçant.

    En vérité, par cette intervention, Benyellès amplifie ce qu’il dit dénoncer. Il le nourrit. Ce n’est pas étonnant, quant on sait que le Régime militaro-mafieux produit, génère, alimente, manipule, instrumentalise les extrémism(t)es de tous bords (salafistes, djihadistes, baâssistes, éradicateurs, militaristes, racistes, séparatistes, etc.). C’est bel et bien la SM-DRS qui a créé toutes ces organisations extrémistes, ces partis-officines, ces médias-propagandistes, ces associations-relais, ces institutions-alibis, ces faux-opposants, ces pseudos-démocrates, et autres faux et pseudos.

    Bref, par ce texte, on peut comprendre qu’il s’agit d’une menace à peine voilée, et que donc on peut s’attendre à action de répression de grande ampleur en Kabylie, ou des provocations genre Cap Sigli (1978), ou des incursions de terroristes ….dirigés par la SM/DRS.

    Le bon sens recommande aux vrais opposants et les militants sincères de redoubler de vigilance pour déjouer les manipulations et menées criminelles de ces Militaires (Généraux et Colonels) sanguinaires et mafieux, prêts à tout pour garder les rênes du pouvoir, qu’ils tiennent par la ruse et la force depuis 1962…




    52
  • Ahmed Nouni
    20 février 2018 at 17 h 21 min - Reply

    Le dictateur syrien disait la même chose,au début de l’année 2011, »si quelqu’un touchait à la Syrie ça serait une guerre universelle ».
    Finalement il n’y a eu ni guerre universelle ni sidi zekri,car  » les loups ne se mangent pas entre eux ».
    Il n’y a que le pauvre peuple syrien qui a été anéanti, errant dans tous les sens,un pays complètement disloqué,alors que le dictateur (pompier pyromane qu’il est)est toujours assi sur son trône qu’il ne veut nullement le quitter de gré ou de force, à ses pieds un champ de ruines avant de brûler toute la Syrie,pays qui fut jadis la pierre angulaire (avec son voisin, l’Irak) de toute une civilisation qui a rayonné sur les deux mondes oriental et occidental.




    19
  • hmanou younsi
    21 février 2018 at 4 h 34 min - Reply

    Mr Benyelles votre discours fleuve politico-historico-sociologique n’apporte rien de nouveau au débat: toujours la même rengaine,le même plat réchauffé servi au gré des circonstances; cela crée encore plus de confusion au lieu de plus de sérénité par un langage de vérité sans arrière-pensées politiques que nul ne peut mettre en doute; Le vieux proverbe dit: qui trop embrasse mal étreint: vouloir écrire l’histoire de l’Afrique du nord en quelques lignes est une gageure,un pari risqué,d’autant plus que cette histoire « orientée » et « orientalisée » est sortie des « laboratoires » coloniaux français dans le seul but d’effacer,d’éradiquer l’identité Berbère MILLÉNAIRE de ce pays qu’ils venaient de conquérir; Ils disaient ceci: « les Berbères sont les propriétaires du sol, ils chercheront toujours à nous jeter à la mer »; ils n’avaient pas tort: c’est ce qui arriva en 1962 après 132 ans d' »Algérie française ». les colons sont partis,certes,mais leurs « histoires » sont restées et font encore des dégâts dans nos pauvres têtes;il faut arrêter la casse et rétablir la vérité,réécrire notre VRAIE Histoire nous-mêmes,pour nous mêmes afin de ramener la paix,l’unité nationale,sans lesquelles l’avenir de nos enfants n’est pas possible; comme on ne peut cacher le soleil avec un tamis,ni le regarder en face, nul ne peut néantiser d’aucune manière la plus ancienne langue et civilisation du monde qu’est Tamazight; Un algérien arabophone ou francophone n’est ni arabe ni français:il restera toujours berbère dans l’âme; les andalous sont tous des berbères qui ont occupé l’Espagne de 1013,date de la fondation de Grenade (qui s’appelait à l’origine TIGHREMT arabisé en Ghermata,francisé en Grenade) par Zawi fils de Ziri frère de Bologhine, à 1492 date de la chute de cette ville,soit 5 siècles de présence berbère en Espagne; un historien français at-il dit un jour que la plus belle ville d’Espagne est l’œuvre des berbères? jamais! ou que toutes les sciences: maths,médecine,agronomie,astronomie,etc.. sont nées dans les deux villes Bejaia et Grenade?_le mot « astronomie » est berbère: « asthranami »: A(s)TRE vient de ITHRI,étoile; le reste de AS-NA-MI:l’apprentissage, l’enseignement, des étoiles. poussons le bouchon plus loin: d’où vient le mot « enseignement »? c’est notre AS NA MI écrit de manière vicieuse: AS devient E(n)SE(i), NA=(g)NE et MI= ME(nt);ôtons les lettres muettes entre-parenthèses reste ESE-NE-ME le squelette du mot, notre AS-NA-MI. idem pour Agronomie: de IGUER = champs cultivé. Les chiffres (ISEFRA) décimaux avec Zéro (ZI-RU) sont l’œuvre des génies Kabyles de Bejaia Sachez aussi que: zénith,azur,horizons,azimut,nadir etc..ne sont ni arabes ni persans ni grecs ni latins ni hindous mais bien de chez nous! car qui INVENTE NOMME dans sa langue pour laisser une marque d’origine indélébile; ils utilisaient l’alphabet arabe mais s’exprimaient dans leur langue maternelle; Les inventeurs de mensonges tels que « langues chamito-sémitiques » vont se mordre les doigts lorsqu’ils sauront que leur propre langue,Français surtout,est truffée de mots berbères; qu’on en juge: les mots suivants : volcan,canon,arrosage,douche,soleil,herbe,démarrer,etc..ne sont autres que: Volcan= Avu-l’kan(le kanun caché); canon= l’kanun (il en sort flammes et fumée); arrosage = aru-chu (faire la pluie); douche = daw-ech (sous la pluie); soleil = as-ulay (qui fait lever le jour); herbe = ar-bie (qui sort de la terre);demarre= dhemmer (pousser en avant); il en va ainsi pour des centaines de mots de la langue de Moliere. Conclusion: le français aussi est « semitico-chamitique »; l’admettrons t-ils? jamais!! Les mots « latin », »Italie », »Rome » d’où proviennent-ils? de « A TELL YAN » qui signifie en berbère : la chaine de montagne unique, décrivant avec précision le relief de ce pays: celui qui a une seule montagne! la chaine des Abruzzes qui coupe ce pays en son milieu depuis la cote d’azur jusqu’en Sicile sans interruption! il a donné « ital-ien »; pour brouiller les pistes ils l’ont inversé en « latin ». Rome vient de Arum,Amur,Tamurt; Le Berbère est la seule langue « INVENTÉE »,pensée,rationnelle,où chaque mot peut être démontré,vérifié sur le terrain sans problème; bref:1 langue qui ne sait pas mentir. Les autres qui jouent des muscles et se prennent pour les nombrils du monde doivent mettre un peu d’eau dans leur vin/l’ben et regarder la vérité en face: les Imazighen n’accepteront jamais que leurs anciens élèves leur donnent des leçons; car ils ne sont pas de taille et ne font pas le poids devant nous !




    27
    • Benamina
      21 février 2018 at 11 h 01 min - Reply

      Les informations inédites et fantastiques contenues dans ce commentaire et qui constituent un scoop, doivent sûrement être extraites du livre de l’auteur, illustre inconnu, un certain hocine bencheikh ath-malouya, intitulé : »التعريف بالأمازيغ واصولهم », dont voici une citation truculente, sans ajout et sans retranchement, avec son style logorrhéique très prononcé :
       » هذا يدعونا إلى التفكير في إعتبار اللغة الأمازيغية لغة موغلة في القدم وأنها نشأت قبل ميلاد المسيح بألاف السنين ولعل الأمازيغ ينحدرون من سكان الكواكب الأخرى، و الذين ليس من سلالة آدم . ما يؤكد هذا الإتجاه هي الرسومات على الصخور الموجودة بمنطقة الهغار والتاسيلي والتي تمثل بعضها مركبات طائرة بداخلها أناساً لهم رؤوس دائرية وتعود تلك الرسومات لما يزيد سبعة الآف سنة قبل الميلاد ، وكذا أسطورة الانسان الذي هبط بمركبته الفضائية مند ما يزيد عن عشرة الآف سنة بجبل « بوسهل » ( vousshey) بالقبائل (عرش اث يحيى ) والذي بنى معبداً هناك في ليلة واحدة، ثم رجع إلى السماء على متن مركبته بسرعة مثل سرعة الضوء. » .
      On ne sait si on doit en rire ou en pleurer, du niveau et des errements où nous mène cette quête effrénée d’identité.




      27
      • Zaim Elfene
        21 février 2018 at 21 h 11 min - Reply

        Ha! Ha! Des extra-terrestres donc!
        Dans ce cas, dites à ce Hocine Ben cheikh : »ils n’ont qu’à retourner sur leurs planètes et laisser les gens tranquilles. »
        Parfois, certains devraient mieux rire de leurs malheurs avant de sombrer dans leurs hallucinations , même s’ils font tout ce manège juste pour attirer l’attention des gens sur leur état lamentable et leur cinéma.




        24
    • Boualem
      25 février 2018 at 17 h 23 min - Reply

      Que de mauvaise foi chez Hmanou Younsi ! C’est comme s’il n’avait pas lu l’article qu’il critique.




      9
      • Hmanou Younsi
        7 mars 2018 at 21 h 20 min - Reply

        Est-t-il de mauvaise foi,cher ami Boualem,que d’expliquer au gens de bonne foi comme vous la signification du mot TELL qu’on voit dans les manuels de géographie d’Algérie: tel que atlas tellien, le tell, atlas blideen,saharien, sans que personne sache ce qu’il veut dire? non! donc j’ai cru bon de palier à cette lacune en révélant son véritable sens qui est: montagne allongée, a tell,car visible « directement »,sans couverture végétale, et longue; vient du verbe TIL :regarder et SE-TELL : raser la tête pour la rendre visible directement; n’en est-il pas de même pour les montagnes dont les sommets enneigés sont comparées à des têtes rases où rien ne pousse? le nom TAMGOUT veut dire exactement : montagne CHAUVE : de tamejjut =la chauve; regardez l’image du mont Tamgout et vous verrez cette évidence par vous-même:un sommet nu entouré de forets. d’autre part le mot ATLAS,si célèbre,n’est autre que A TELL-AS (a tell issan): la chaine de montagne ÉTALÉE,large,occupant beaucoup d’espace comme au Maroc où elle remplit tout le pays; AWRAS = montagne étalée (awrir issan)= MASSIF en français (Le massif central); n’est ce pas la réalité des Aurès ? TIMGAD est le pluriel de Tamgout : les sommets nus des montagnes hautes où rien ne pousse au dessus de 1200m d’altitude à cause du froid; Bien sûr,seuls les berberophones saisiront le sens de mes propos et constateront leur correspondance aux réalités sur le terrain; Gavés et conditionnés que nous sommes par l' »enseignement » prodigué par les français, les « héritiers » de Rome comme ils disent,il nous est difficile,aujourd’hui,de retrouver la vérité de peur de déranger les « croyances » étouffantes enracinées en nous;il faudra bien s’en débarrasser un jour et nous liberer; Pour moi,il n’y a pas de pire crime que de mentir sur l’Histoire d’un pays,d’une nation; et tout ceci remonte à l’antiquité : Jugurtha disait: « la renommée ennemie s’est chargée de répandre dans le monde entier la notion de PERFIDIE berbère après la perfidie punique. comme si les romains étaient des modèles de vertu.Cependant la parole latine est si bien dite,leur langue si bien déliée que le seul nom de Jugurtha fait se fermer la boutique du plus gredin des marchands grecs! Rome s’entend pour vilipender ceux qui ne se plient pas à sa loi et ses caprices; mais qu’importe! Je sais que la seule réponse à apporter à ces canailles policées est celle de la rancune; car il ne sert à rien d’user de diplomatie avec des gens qui vous promettent la PAIX à la condition de renoncer à votre âme et votre patrimoine et tout ce qui vous appartient. Rome payera cher son insolence ».




        3
  • Jewdy
    21 février 2018 at 16 h 15 min - Reply

    Le général est en retard d’une guerre.Son horloge s’est apparemment arrêtée au temps où le pouvoir pouvait diffamer impunément à travers les médias publics tout Algérien qui se positionnait contre son système prédateur et dictatorial.Des patriotes sincères étaient traînés dans la boue, les Kabyles étaient diabolisés, accusés de traîtres, d’anti Arabes et d’anti musulmans.Des militants de l’amazighité et de la démocratie étaient réprimés et souvent condamnés à de lourdes peines de prison pour leurs opinions.L’unique chaine TV et le journal El Moudjahid, de triste mémoire, étaient chargés de la désinformation du peuple.Les victimes se retrouvaient isolées et sans défense.Aujourd’hui le pouvoir use des mêmes méthodes que par le passé.Son dispositif de propagande s’est même renforcée avec l’avènement de chaines TV dites privées et de nouveaux journaux dits indépendants.Mais l’arrivée des réseaux sociaux constitue une bouée de sauvetage pour les Algériens qui peuvent à présent s’exprimer sans être censurés.C’est une situation inédite ,inacceptable pour les apparatchiks du système dont ce général est un fidèle spécimen.Il ne faut pas oublier que ce monsieur qui donne des leçons de démocratie a été un des principaux dirigeants du régime militaire depuis 1962 jusqu’à sa retraite.A ce titre il est comptable, comme ses collègues, des exactions commis par le pouvoir durant la période oû il exerçait ses fonctions. Comme M.Benyelles l’admet lui même, et je pense qu’il a raison,le MAK ne représente nullement la Kabylie.Si c’est bien le cas pourquoi alors agit-il ce mouvement comme un épouvantail pour lancer des menaces à peines voilées en direction de la Kabylie?




    33
    • Jewdy
      21 février 2018 at 17 h 10 min - Reply

      Lire exactions commises…merci




      4
  • rachida
    25 février 2018 at 11 h 00 min - Reply

    Le retraité navigue avec l’enfant de la navy
    Pour ceux qui s’indignent via les réseaux sociaux sous couvert d’anonymat et à partir d’un lieu c’est simplement du larbinisme des temps modernes
    Les Indignés sont traqués ou carrément dans les cimetières.




    3
  • Boualem
    25 février 2018 at 17 h 24 min - Reply

    Remarquable.




    0
  • aziz
    28 février 2018 at 12 h 21 min - Reply

    Je n’ai pas lu cet article, mais comme même j’ai pas pu quitter sans faire un commentaire sur le sujet de la marginalisation pratiquée dans le milieu du travail.

    On parle de compétences des kabyles, oui il y a certains, mais aussi les arabes, n’oublier pas qu’il y a qu’un seul Dieu qui a créée et les kabyles et les arabes, Malheureusement au milieu du travail ce qui marche c’est d’être syndicaliste de l’UGTA, Tes parents, le régionalisme, la chita et l’hypocrisie.

    Tout le monde sait que la langue du coran est l’arabe et c’est pas du hasard car que seulement avec l’arabe le Coran peut être bien compris dans son sens le plus correcte, le coran dit ça dans la sourate  » Youcef alayhi assalam ».




    4
  • aziz
    4 mars 2018 at 10 h 27 min - Reply

    Un des malheurs de l’Algérie c’est le problème identitaire. Si les supposant adversaires se met à la tables pour discuter sur ce sujet volontairement, honnêtement et avec beaucoup de courage je croix que cette question a été résolu.




    2
  • Grid
    4 mars 2018 at 17 h 00 min - Reply

    La génétique des populations et les études en génétique médicale ont largement démontré l’homogénéité des populations du Maghreb avec un pool commun de plus de 85% et moins de 6% d’apport extérieur malgré les différentes invasions et occupations .La division est purement linguistique




    7
  • Tikjda10
    6 mars 2018 at 23 h 37 min - Reply

    R.Benyelles écrit: « Depuis quelques temps, nous assistons à une absence totale de retenue dans l’insulte des Arabes de la part de certains de nos concitoyens qui poussent parfois l’outrecuidance ».Plus loin il ajoute: « A la limite du racisme primaire, cette poussée anti-arabe, notamment sur les réseaux sociaux, fait craindre le pire pour la cohésion et l’unité nationale ».Et, en parlant du nouvel an Amazigh, il regrette que l’état Algérien reconnaisse yennayer comme fête nationale, en écrivant que « la récente décision concernant le jour de l’an amazigh, une majorité d’Algériens ne se sent pas concernée par un oukase… ».Ce monsieur avoue que la reconnaissance de yennayer comme fête nationale lui fait beaucoup de mal, alors que plusieurs autres fêtes célébrées chez ne lui disent rien. Finalement ce monsieur est pire que ceux qu’il dénonce. Il affiche sa haine, son mépris et son opposition à ceux qu’il qualifie de berbéristes : Comment ose t-il reconnaître que le peuple Algérien est Amazigh (comme il l’a écrit dans son article) et en même temps il s’oppose aux berbéristes ? Qui sont alors ces berbéristes ? Que cherchent-ils ? Ont-ils tord de revendiquer la langue et la culture Amazigh?Alors que ces derniers ne revendiquent pas plus simplement que la prise en charge réelle de la langue et la culture Amazigh persécutées en terre des Amazighs? En revendiquant sa langue, son histoire et sa culture, qui sont bafouillées par les régimes de Ben Bella, de Boumediene et du régime actuel, qu’est ce qu’il y a de choquant? Je dirai qu’en lisant l’article je trouve ce monsieur trop louche en vis-à-vis de Tamazight, pour ne pas dire qu’il est un adversaire redoutable. Quant à ce qui s’écrit sur les réseaux sociaux, je dirai à ce monsieur qu’il n’a rien vu et que les Kabyles sont aussi ou plus victimes de ses insultes. Il appartient aux homme du régime de trouver les solutions aux problèmes qu’ils avaient crées depuis l’indépendance à ce jour pour éviter le désastre que je ne souhaite pas à mon pays.




    12
  • Ariless Bouktit
    11 mars 2018 at 6 h 14 min - Reply

    Si l’Algérie est un pays amazigh pourquoi siège-elle a la ligue arabe? pourquoi sa constitution fait-elle référence à l’arabe?
    La réalité est que l’Algérie est constituée d’une majorité arabe au sens culturel et de minorités amazigh au sens culturel et ethnique. Cela n’a pas été décidé par les berberistes mais par la réalité du pays.
    Si ce pays ne donne pas leurs droits entiers à ces minorité en tant que nations, elles finiront toutes par faire cessession, donc détruire la cohésion et l’unité nationale. Déjà, des centaines de milliers de kabyles ne se reconnaissent plus comme algériens et détestent l’arabe.
    La balle est dans votre camp, mon général! C’est à vous de militer auprès du régime pour que toutes les communautés, toutes les cultures et toutes les langues du pays soient traitées avec justice et équité.
    Arrêtez de faire porter le chapeau aux berberistes. Si les dirigeants ne sont pas capables de gérer un pays multiculturel et multiethnique, qu’ils démissionnent au lieu d’user de repression et d’invectives.




    9
    • Kelliou Arab
      11 mars 2018 at 15 h 13 min - Reply

      C’est notre armée qui doit veiller au grain, contre la subvertion et la dislocation du pays.
      Vivre l’Algérie , gloire et éternité à nos martyrs.




      3
  • lyes
    11 mars 2018 at 8 h 56 min - Reply

    La régionalisation à une base qui a fait ses preuves : les six wilayas historiques.




    5
  • Ali
    13 mars 2018 at 14 h 28 min - Reply

    Assalam,

    En réalité, le problème n’est pas réellement identitaire, il est, selon moi, culturel. Autrement dit, les pseudos ‘laics’, majoritairement unilingues francophones, utilisent cette revendication linguistique pour combattre l’Islam et son véhicule la langue arabe. Le reste c’est du verbiage. L’amazigh musulman et algérien n’a aucune velléité ni contre l’islam ni contre la langue arabe. Alors cherchons l’erreur.




    7
  • Alhif-n-wen
    14 mars 2018 at 12 h 03 min - Reply

    Pourquoi cette l’hypocrisie, ils sont tous des baathistes convaincus, ils doivent assumer la chose….!!!
    Chiche s’ils sont vraiment des amazighs qu’est ce qu’ils attendent pour ce retirer du machin dit Ligue Kharabe.. !!!
    La notion même de monde arabe est un mythe, khurafa (bidaa).
    Ce que vous devriez dénoncer c’est le caractère ethnique et racial de toutes les organisations baathistes comme l’U.M.A et la Ligue Kharab, toutes les organisations Internationales ou Régionales sont fondées sur la GEOGRAPHIE et non sur les ethnies, sauf ces machins dits Arabes….!!! Je vous informe que Kateb Yacine avait dit « l’Afrique a perdue le Nord »
    Alors que le premier Mouvement d’indépendance de ce sous continent fondé en 1926 s’appel Etoile Nord Africaine et non Makhreb Arabe…. !!!
    C’est du racisme que de considérer les peuples d’Afrique du Nord comme des arabes du seul fait qu’il parlent en Arabe, sinon tous les peuples d’Amérique Latine (sauf le Brésil) seraient considérés comme des Espagnoles… !!!




    10
    • Amhis Yefsah
      14 mars 2018 at 13 h 51 min - Reply

      Si vous devriez avoir une dent c’est contre l’islam et les musulmans et non les Arabes (qui ne représentent rien sans l’islam) parmi eux on trouve des juifs,des chrétiens et même des agnostiques.Alors ça suffit de cette hypocrisie et appelez un chat,un chat.Car nous les Amazigh ne sommes pas racistes à ce point après tout ce brassage racial et culturel que nous avons hérités.




      6
  • Benamina
    15 mars 2018 at 9 h 48 min - Reply

    Et les algériens qui ont pour langue maternelle la langue Arabe derja populaire, qui ont pour culture familiale et sociale la culture arabe, et qui ont pour civilisation d’appartenance et de référence la civilisation arabe musulmane…et cela depuis bientôt 14 siècles, soit au moins 60 générations,(indépendamment de leurs gènes et de leurs background avant la conquête arabe), ces algériens pour vous qui ne sont pas arabes (à vos dires et insistance),….ils sont alors quoi ? Des zombis ? Des arabophones amorphes, sans identité déterminée, sans personnalité et sans originalité ? Ce discours que vous vous employez à propager et imposer depuis au moins 50 ans, n’a pas eu d’adhésion ni d’approbation de la part des premiers concernés, mais malgré cela vous continuez à le mettre en avant vainement et sans espoir de (LES) convaincre, ces algériens.




    8
  • Alhif-n-wen
    17 mars 2018 at 14 h 55 min - Reply

    Avant de poser la problématique des langues Amazighs, les élites des peuples d’Algérie et d’Afrique du nord doivent se mettre d’accord sur une convention (ratifiée par des représentants élus de ces peuples) de mise en place d’une confédération des Etats d’Afrique du Nord fondée sur les éléments géographiques et territoriaux (pays Touareg; Kabyle, Chawi, Mozabite…etc.) avec des statuts particuliers pour les grandes agglomérations, (constituées de diverses ethnies Oran, Annaba, Alger, Constantine……etc )
    La conclusion d’une telle convention doit aboutir au retrait immédiat de la nouvelle Confédération des Etats d’Afrique du Nord ( C.E.A.N) des Organisations xénophobes et raciales
    (l’Union du Maghreb Arabe et la Ligue Arabe de Michel Afleq…….!!!)




    5
    • Benamina
      17 mars 2018 at 22 h 47 min - Reply

      Rêve, rêve, bonhomme ! Le rêve, çà coute rien et c’est permis.




      13
  • kouka
    19 mars 2018 at 11 h 15 min - Reply

    decu ,vraimenr decu par Beyelles ,je le croyais plus sage,,,,il omet volontairement de souligner que les sectarisme,les insultes ,c’est les berberophones qui l’ont subit en premier et le subissent encore,,,,,,et que les insultent,ce racisme primaire,n’est pas de nos jours que du seul fait des berberistes ,,ce racisme et ces insultes existent malheureuseument dans les camps opposes ,,,,,pourquoi donc ce parti pris ??? J’AURAIS APPRECIE QUE CETTE CONDAMNATION DU SECTARISME SOIT DENONCE SANS PARTI PRIS ,,,et ce n’est pas le cas,donc juste une prise de position reactionnaire enrobee de bons sentiment




    9
  • Betache Mohamed
    26 mars 2018 at 18 h 11 min - Reply

    Monsieur Rachid Benyelles,je suis d’accord avec vous sur beaucoup de points que vous soulevez, sauf pour certains choses. Mon désaccord est total quand vous dîtes que …. »la récente décision concernant le jour de l’an amazigh, ressort normalement du domaine de la Constitution et qu’elle a été prise arbitrairement, sans consultation de la population ». Je ne commente pas trop vos idées (dont certaines sont enthousiastes pour ne pas dire autre chose), mais permettez moi de vous dire deux petites choses à ce propos :

    1/- d’abord en quoi les Constitutions successives algériennes depuis l’indépendance peuvent être jugées légitimes ou sont une référence sur le plan de la démocratie politique et sur le plan institutionnel! Pourquoi vous faîtes référence à la Constitution quand çà vous arrange dans un pays où le pouvoir est illégitime depuis 1962, dans un pays où les idéaux de 1er novembre 54 et du congrès de la Soummam ont été bafoués.

    2/- ensuite et c’est le plus important pour nous tous, vous savez mieux que moi, puisque vous connaissez l’histoire très ancienne de l’Algérie et aussi l’histoire du mouvement national, que l’arabisme (ou l’arabo-islamisme) envahissant a été brandit comme seule idéologie politique légitime par une frange du mouvement national (notamment les Ouléma) dès les années 30-40, avec une accentuation de cette provocation en 1962 par les Ben Bella and Co. Et tout çà a été « décrété » d’une manière anti-constitutionnelle puisque que cette frange n’a été mandatée par personne sauf par les partisans zélés de cette idéologie exclusive. çà c’est dit en matière de ……Constitution, mon Général ! c’est ainsi, je vous demande ,cher général, vous qui êtes au courant de beaucoup de chose, qui a mandaté cette frange du mouvement national de décider unilatéralement que l’arabe et l’islam sont les seules identités de l’Algérie ? Vous conviendrez qu’à l’époque on ne parlait que d’une Algérie arabe, d’une Algérie musulmane exclusivement, oui ou non ? C’est au nom de quelle constitution ?? Cette frange s’abreuvait de la culture des pays du moyen orient et ne voyait que l’arabe et l’islam comme seuls et légitimes identités de l’Algérie en oubliant que l’Algérie est aussi berbère,africaine et méditerranéenne avant tout.

    Vous savez cher Rachid Benyelles, avec tout mon respect, je peux avancer sans trop me tromper que sans l’idéologie politique arabo-islamique exclusive incrustée dans l’identité algérienne à cette époque là, le berbérisme n’aurait jamais existé dans sa forme actuelle. Et on n’aurez eu même plus besoin à l’indépendance d’une quelconque Constitution pour légitimer notre identité puisque nous sommes par définition d’abord et avant tout des ALGÉRIENS berbères, arabes, musulmans, une ALGÉRIE constituée non seulement de berbères, d’arabes et de musulmans mais aussi, même si on peut les considérés comme minoritaires, de chrétiens,de juifs,d’athées, de non croyants etc… etc.. mais néanmoins …algériens à part entière ! Ok hadharate, comme on dit dans l’armée !!

    Chez nous en Algérie l’arabo-islamisme a été érigé politiquement et idéologiquement en … nationalité .. alors que ce n’est qu’une partie de notre identité algérienne. C’est pour ces raisons là notamment que le berbérisme est né, qu’on peut dater depuis la crise berbère de 1949. Pourtant, il n’est nullement dit quelque part qu’une culture, qu’une religion, qu’une langue ou qu’une croyance peut être assimilé à une « nationalité ! La culture et la langue berbère (surtout le kabyle) ont été « eraser » sciemment du disque dur de l’Algérie, terme informatique que vous connaissez bien, on l’a effacé de l’identité algérienne pour ne parler que de langue arabe et d’islam ! Tout vient de là , cher Général, il faut le reconnaître ! Tout le reste n’est que point de vue ,compréhensible certes, mais néanmoins partisan !

    Pardon pour ma véhémence et j’espère vous allez me comprendre en tant qu’ancien simple officier de l’armée algérienne où vous avez servi vous aussi. Saluations et tous mes respects !VIVE L’ALGÉRIE ALGÉRIENNE LIBRE DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE !




    17
  • Congrès du Changement Démocratique