يومية الجزائر
Édition du
13 December 2019

Où va l’université d’Alger 1 ?

Un changement  dans une université  algérienne est forcément un changement pour le pire de nature.

Je m’adresse à monsieur le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : « Monsieur le ministre, quand on aspire à une université prospère, on commence d’abord par éradiquer une gestion mafieuse avant d’envisager à changer de langue d’enseignement. Les rouages infectés de l’université entravent naturellement toute émancipation. Ce qui revient à réfléchir sur l’opacité  des critères de nomination des responsables dans les universités qui semblent basés sur le degré d’allégeance à un système au prix de la prévalence de la science. En effet, certains pseudo-scientifiques mettent leurs diplômes au service des intérêts mafieux à l’image de l’éloge de l’exploitation du gaz du schiste par les spécialistes en ignorant les conséquences désastreuses sur la nappe phréatique et la santé de la population du sud. Nous proposons la refonte des valeurs de l’université en priorité avant la refonte pédagogique :

  • L’échelle de  nominations des responsables dans les universités doit être reconsidérée. La communauté universitaire doit être impliquée, on ne   doit plus  de  parachutages des présidents  d’universités et des secrétaires généraux, ces derniers à l’origine de toutes formes de malversations.

L’université fonctionne selon des critères occultes  mais en principe évidents en observant le degré d’allégeance à un système.

Toutes les universités algériennes gémissent et agonisent de ce mode de fonctionnement à leur tête l’université d’Alger1. Ceci  a conduit nos universités au bas de l’échelle du classement mondial, néanmoins, major de promo à l’échelle de la médiocrité.

On comprend mieux l’attitude hautaine et méprisante de  ces responsables, les universitaires sont exclus de toute décision.

Le manque de transparence induit forcément au  manque de performance.

  • Mettre fin aux différentes formes de malversations dans les universités, dilapidation de l’argent public avec un silence majestueux des autorités
  • Certains bureaux au sein de l’université sont transformés en dortoirs, les responsables ont attribué des  locaux de l’université à titre de Logement social
  • Mettre fin aux faux diplômes délivrés par l’UFC de  certains employés qui ont le niveau primaire, pour  une éligibilité aux critères d’attribution des bourses  « diplôme universitaire » sans autre précision. Les diplômes sont en pile dans le bureau du vice-rectorat des relations extérieures et que dire encore quand un secrétaire général sans diplôme universitaire se fait octroyer des bourses je dirai plutôt des allocations touristiques.

Est-ce cela la promotion du savoir monsieur le ministre ?

Avant de penser à changer de langue, monsieur le ministre, penser à changer de méthode de gestion des universités  et par excellence de l’université d’Alger1. Il y a une exigence de transparence qui s’impose, la liberté de penser, l’honnêteté intellectuelle, la droiture morale, l’intégrité éthique  constituent le socle de l’identité de l’enseignement supérieur : « les crises de demain sont souvent le refus des questions d’aujourd’hui »

En Algérie il ya une manière détournée pour poser  les problèmes. Dans nos universités, la gangrène est dans la gestion administrative et financière et non dans la langue d’enseignement.

La substitution du français par  l’anglais immerge d’un amateurisme basé sur un soit disant sondage sur les réseaux sociaux. Est-ce cela le vrai sondage ?

Pas de sondage sans, a priori, de débat ouvert sur la question auprès des étudiants et des enseignants sinon le sondage est biaisé. L’université devrait s’ouvrir au débat sur les langues avec des spécialistes pour éclairer la communauté universitaire sur l’urgence des décisions à prendre. Il faut s’instruire des expériences passées   comme l’échec de l’expérience de l’anglais à l’école, les parents avaient opté pour le français ( 1999 -2000)

L’université reçoit un produit défaillant linguistiquement. Il faudrait s’inspirer des autres systèmes comme celui du  royaume uni qui s’émeut d’un déficit linguistique qui s’exprime dans l’incapacité relative des Anglais à parler les langues étrangères. Ils ont établi des outils adaptés pour améliorer la situation. Les activités du programme « routes into   languages »

Qui s’efforce de faire progresser l’apprentissage des langues dans un contexte social et économique peu favorable. Malgré l’austérité économique, des financements lui ont été accordés. Les universités, les lycées et les collèges britanniques collaborent  pour encourager l’apprentissage des langues.

En Algérie, ce qui fait défaut, c’est la transition entre l’université et le secteur de l’éducation et un plan pédagogique élaboré par des spécialistes, éloigné de la politique, Max weber disait «  la politique n’a pas de place dans les salles de cours d’une université » et Churchill disait «  mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il  ne nous prenne par la gorge » 

 Le silence des pseudo-intellectuels dans le combat du peuple pour la liberté et la démocratie est significatif. Hormis certains scientifiques et penseurs qui ont marqué la presse par leurs discours édifiants. L’exemplarité du professeur Tessa qui a pris position en  Intellectuel en refusant la semaine des vacances supplémentaires pour son université, il a fait passer son titre de professeur avant son poste de recteur, la pédagogie avant des calculs politiques. Il s’est fait remplacer en novembre 2019. Beaucoup de positions dérangent …..

 Quel recteur s’est il exprimé sur le combat du peuple ? Quel syndicat de l’enseignement supérieur a pris position vis-à-vis du Hirak ?

Ça donne à réfléchir……………

R. Messaoudi


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3 Commentaires sur cet articles

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  • mohamed
    1 décembre 2019 at 7:07 - Reply

    C est depuis des annés que l’on sait comment l universite fonctione.
    C pour cela qu’on a le prix NOBEL de la corruption.
    Tout corrompu et promu.

  • DRIA
    1 décembre 2019 at 8:15 - Reply

    @ Messaoudi

    Est ce que vous vivez en Algérie ? Vous interpeller un ministre comme si nos institutions étaient fonctionnelles et representatives، Je parie que 90% des universitaires et intellectuels ne connaissent pas le nom du ministre de l’enseignement supérieur, alors que dire des commun des Algériens. Un ministre que personnellement, je ne connais pas. Mais,je sais qu’il est de la trompe de Hadjar, Horoubia, s’il n’est pas pire. Sachant que la médiocrité est le critère d’éligibilité au sein du gouvernement et autres institutions.

    Monsieur Messaoudi, le peuple est en plein révolution. Alors impliquer vous d’avantage. c’est aux universitaires de se prendre en charge et de changer la situation. Oui, la situation est catastrophique et plus qu’alamante. Mais ce n’est pas en vous adressant par une lettre ouverte à un ministre fantoche d’un gouvernement illigitime que vous allez avoir gain de cause.

    Prenez vous en charge, suivez l’exemple des étudiants qui ont boycotter et neutraliser toutes les organisations syndicales pro-système et créer de nouvelles qui leurs permette de porter haut et fort leur revendications et même d’organiser des marches nationales. A votre tour d’assainir la situation débarrassez vous des organisations du système, créer de nouveaux syndicats. C’est l’occasion où jamais de se positionner etd’exercer vos droits, n’attendez pas l’aval des autorités…

    L’université est malade en premier à cause des universitaires. Hélas, les enseignants universitaires sont les plus grands absents du Hirak. C’est la seule corporation qui n’a pas participé ne serait d’une journée symbolique. Nous avons vu défiler les médecins, avocats,journalistes, magistrats, les pompiers, les employés d’APC, les retraites de l’armée, les enseignants de l’éducation ,les étudiants …Sauf la corporation des enseignants universitaires que le pouvoir compte mobiliser pour le scrutin de la honte …

    Je ne connais pas de recteur probe. C’est des postes politiques, ils obéissent tous aux directives du MESRS…Dire que Mr Tessa est une exception est un leurre. En refusant la semaine des vacances, vous omettez de dire que les étudiant de l’UMMTO devaient passer par une année blanche (qu’on a passé sous silence). Ils ont fait des examens avec 3 a 4cours par semestre…D’ailleurs a FSHS les examens ont lieu durant ce septembre et octobre et plus beau encore comme chaque année beaucoup de facultés n’ont pas encore entamer l’année universitaire à ce jour Nous sommes le 30 novembre. Les Vacances a Tizi c’est toute l’année, sans oublier les grèves cycliques qui vont appraitres bientôt, la quinzaine culturelle,les jours fériés et la boucle est bouclée.

    En dehors du volet pédagogique, je vous cite la soumission de MrTessa comme tous autres recteurs au pouvoir en place. L’affaire de l’intervention de Ferhat Mhenni du MAC par vidéo conférence avec un débit d’internet impeccable. N’est pas une initiative du recteur mais a reçu l’aval des autorités pour preuve il ne fut point embêter comme ce fut le cas des recteurs de Blida et Oran a qui on a interdit de permettre des conférence débat de Bouchouchi Tabou. Alors de grâce pas de surenchères.

    L’université est malade de ses enfants de ses élites. Oui yetnahaw gaa3 est aussi valable par excellence pour ce secteur pour aspirer de Nouveau à des prix Nobel

  • Karim
    2 décembre 2019 at 6:47 - Reply

    Voyez le sg de cette pauvre université.
    Et vous comprendrez comment l Algerie fonctionne.

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