Édition du
14 December 2017

CONTRE L’OUBLI : 18e anniversaire du lâche assassinat d’Abdelkader HACHANI

Rappel

22 novembre 1999 : assassinat de Abdelkader Hachani, un homme de dialogue

Algeria-Watch, 22 novembre 2014

Abdelkader Hachani, numéro trois du Front islamique du salut (FIS), a été tué le 22 novembre 1999 dans la salle d’attente d’un cabinet dentaire en plein centre d’Alger. Depuis sa sortie de prison en 1997, il était sous escorte policière permanente. Cet homme calme et discret représentait l’espoir d’une réconciliation alors que la « sale guerre » battait son plein. S’il y a eu procès de l’assassin présumé, les commanditaires restent à ce jour non identifiés et impunis.

Entre répression et responsabilité politique

Né en 1956 à Skikda dans l’est du pays, Abdelkader Hachani était ingénieur en pétrochimie et employé à la Sonatrach avant de se consacrer à l’enseignement. Dès les années 1970, il s’engage politiquement dans le mouvement islamique à l’université de Constantine et, en 1989, il apparaît parmi les trente-cinq membres fondateurs du FIS. Après la brutale répression de la grève générale lancée en juin 1991, Hachani s’attelle à la réorganisation du parti, les deux dirigeants Abassi Madani et Ali Benhadj ainsi qu’un grand nombre de cadres étant emprisonnés ou détenus dans des camps d’internement. Il est toutefois arrêté à son tour en septembre 1991, deux jours avant la levée de l’état de siège. À sa libération fin octobre, il poursuit la restructuration du FIS et le prépare à participer aux premières élections législatives pluralistes du pays dont le premier tour se tiendra le 26 décembre 1991.

Le FIS obtient la majorité des voix et se trouve en passe d’obtenir deux tiers des sièges du Parlement à l’issue du second tour des élections prévu le 16 janvier 1992. Mais le 11 janvier, déposant le président Chadli Bendjedid, le commandement militaire s’empare du pouvoir, non sans se doter d’une façade civile. Les élections sont interrompues. Le 18 janvier, Hachani publie un appel aux soldats, leur intimant de ne pas obéir aux ordres de leurs chefs si ceux-ci sont contraires au choix du peuple. Il est arrêté le 22 janvier, accusé d’avoir « lancé un appel à la rébellion » ; il sera maintenu en détention préventive pendant plus de cinq ans. Un tribunal militaire le condamne alors à cinq ans de prison pour « incitation à crimes et délits contre la sûreté de l’État », et il est relâché le 8 juillet 1997 avec toutefois une privation des droits civiques de trois ans. Pendant sa détention, Il a observé neuf grèves de la faim et survécu au massacre de la prison de Serkadji en février 1995, où près d’une centaine de détenus perdront la vie.

Entre-temps, le pays est à feu et à sang. En 1997, la répression est toujours déchaînée, des dizaines de milliers de membres et de sympathisants du FIS, dissous depuis mars 1992, ont été arrêtés, torturés, victimes de disparitions forcées ou exécutés sommairement. Depuis près de deux ans, des villageois subissent des massacres. Si la rébellion armée est matée, des groupes armés, autonomes ou manipulés par les services secrets, continuent de sévir. Mais, surtout, le FIS, dont les dirigeants sont emprisonnés, en exil ou tués, n’a pas de véritable emprise sur les hommes en armes, tandis que sur le plan politique, il est quasiment absent.

Une libération sur arrière-fond de lutte de clan meurtrière

La libération de Hachani s’inscrit donc dans un contexte très particulier. Sur le plan international, il est attendu du régime algérien qu’il stoppe le cycle de violences dans lequel le pays s’est enfoncé depuis cinq ans en mettant enfin en place les institutions représentatives, dissoutes lors du coup d’État. Le président Liamine Zéroual, élu en novembre 1995 avec l’espoir de sortir le pays d’un sanglant marasme, tente de « parachever » son « édifice institutionnel » en prévoyant des élections municipales et législatives qui lui accorderaient une plus grande légitimité et également une plus grande marge de manœuvre vis-à-vis des « faiseurs de rois » qui l’avaient désigné à son poste. Il projette de créer un nouveau parti, le Rassemblement national démocratique (RND), non sans avoir obtenu au préalable l’aval des « décideurs » qui s’emploient au reformatage de la scène politique. Ces derniers pensent pouvoir mieux maîtriser le RND que le FLN, qui, s’il a été mis au pas depuis la destitution de son secrétaire général, Abdelhamid Mehri, en janvier 1996 en raison de ses positions en faveur de la paix et d’un dialogue national, reste malgré tout difficile à contrôler. Le RND est un parti artificiel qui regroupe notamment des civils engagés aux côtés de l’armée dans l’« éradication » des islamistes, en particulier les chefs et membres de milices, mais également des cadres d’organisations de masse qui par opportunisme désertent l’ancien parti unique.

Le RND représente tout de même un risque, car il renforce la position du président qui s’est entouré de quelques personnalités critiques de la politique des généraux. En particulier le chef du syndicat national UGTA, Abdelhak Benhamouda, qui après avoir été un soutien inconditionnel des putschistes, s’en distancie. Il devait prendre la direction de la nouvelle formation politique. Quant au général Mohamed Betchine, ancien chef des services secrets et bras droit de Liamine Zéroual, son rôle est de former le RND. Il est honni du clan des putschistes rassemblés autour des généraux Larbi Belkheir, Khaled Nezzar et Mohammed Médiène. S’ajoute à cela que le président Zéroual bénéficie du soutien d’une partie du FIS, qui espère sortir de l’impasse et trouver une reconnaissance officielle pour pouvoir se reconstituer.

Les tensions entre les clans du pouvoir s’exacerbent et, le 28 janvier 1997, Abdelhak Benhamouda est assassiné en plein centre d’Alger. À ce jour, cet assassinat, comme tant d’autres, n’a pas été élucidé, mais il est plus que probable qu’il ait un rapport avec le projet de création du RND. Commandité par les putschistes, cette exécution aurait été un « message » adressé au président Zéroual pour qu’il limite ses velléités d’autonomie en s’appuyant sur le nouveau parti. Malgré ce revers, le RND voit le jour, avec à sa tête un homme plus influençable, et la campagne électorale est lancée. Sur fond de massacres qui tétanisent la population, le duo Zéroual/Betchine semble gagner son pari : non seulement « leur » parti, constitué à peine trois mois avant, remporte le 5 juin 1997 la majorité des sièges du Parlement, mais durant la même période un plan de paix a vraisemblablement été concocté dans le secret absolu avec les dirigeants du FIS. Celui-ci prévoit la libération des leaders emprisonnés et un appel à la trêve de ces derniers. Des négociations sur la réintégration du FIS dans l’arène politique devaient suivre.

Abassi Madani et Abdelkader Hachani sont libérés en juillet 1997. Ce dernier déclare rapidement vouloir agir pour la paix et soutenir les efforts de Zéroual allant dans ce sens. Son objectif est de rassembler les diverses fractions du parti autour de l’idée de négociation d’une sortie de crise avec toutes les parties politiques ainsi que le pouvoir. Le Front des forces socialistes (FFS), parti d’opposition ayant toujours prôné le dialogue, ne s’y trompe d’ailleurs pas et mesure l’importance du moment : il exige une « solution politique globale ». C’est en cela que l’action de Hachani était particulièrement dangereuse pour les « décideurs » de l’armée. Contrairement à celles d’acteurs qui négocieront individuellement ou collectivement leur reddition sans projet politique et resteront tributaires de ceux-là mêmes qui leur offriront une liberté et une sécurité relatives.

C’est au moment où un accord entre Zéroual et la direction politique du FIS semble se profiler que le chef du contre-espionnage et numéro deux de la police politique (Département de renseignement et de sécurité, DRS), Smaïl Lamari (dit « Smaïn », décédé en 2007), prend attache avec Madani Mezrag, l’« émir national » de l’Armée islamique du salut (AIS), dans le but de torpiller l’initiative de Zéroual. Pour le clan Belkheir, il n’est pas question de laisser se recomposer un champ politique qui puisse remettre en question le putsch et les décisions prises depuis. Celui-ci ne peut exister qu’avec des formations qu’il contrôle et surtout pas avec un FIS non domestiqué.

Le conflit est à son comble. L’été et l’hiver 1997 vont connaître les pires massacres de la « décennie rouge » (notamment ceux du 28 août à Raïs et du 7 septembre à Sidi-Youcef, dans la banlieue d’Alger). Tandis qu’une trêve est conclue le 21 septembre entre Madani Mezrag (AIS) et Smaïn Lamari (DRS) qui doit prendre effet le 1er octobre, le 22 septembre a lieu le massacre de Bentalha avec des centaines de victimes. Mais ce n’est pas le dernier, puisque fin décembre 1997 et début janvier 1998, la région de Rélizane subit deux tueries avec près de 1 000 morts. Et la liste des massacres continue de s’allonger. De nombreux témoignages de survivants attesteront plus tard que ces massacres avaient été menés par des groupes islamistes manipulés par le DRS, afin de faire pression sur Zéroual1.

C’est dans cette atmosphère empoisonnée et dans un paroxysme de terreur que se déroulent en octobre 1997 les élections municipales qui, encore une fois, voient le RND remporter la majorité des sièges en jeu. Mais le président Zéroual n’en a plus pour longtemps. La pression exercée sur lui est telle que, le 11 septembre 1998, il annonce sa démission et la tenue d’élections anticipées qui auront lieu en avril 1999.

L’ère d’Abdelaziz Bouteflika débute alors.

La « concorde civile » pour obstruer toute solution politique

Quand Bouteflika, mal élu notamment en raison du retrait ostensible de tous les autres candidats, entame son mandat, il reconnaît publiquement que l’arrêt du processus électoral en janvier 1992 avait été une « violence » et que le nombre de victimes atteignait 100 000 morts2. Ses propos ont pu dans les premiers mois donner l’impression que la chape de plomb qui interdisait toute remise en question du rôle joué par les institutions de l’État dans les violences subies allait être soulevée. Le président a pu en séduire plus d’un en annonçant sa fameuse politique de « concorde civile » qui promettait de ramener la paix. Ce projet, accompagné d’une loi promulguée mi-septembre 1999, cachait néanmoins mal son véritable dessein: nier le caractère avant tout politique de la crise algérienne. En conséquence le dépassement de cette crise ne pouvait donc être que politique et non pas purement technique, par une « simple » gestion sécuritaire du conflit.

En réalité, cette loi poursuivait concrètement un triple objectif : entériner la victoire de l’option éradicatrice des putschistes qui permet au pouvoir de dicter les règles de la « pacification » et de la « normalisation », garantir l’impunité de tous eux qui avaient participé à la répression de l’opposition et, enfin, exclure toute possibilité de réapparition du FIS en judiciarisant la relation de ses membres avec l’État. À l’issue de procédures individuelles ou collectives, certains opposants islamistes sont criminalisés, poursuivis, interdits de toute expression politique, tandis que d’autres sont récupérés pour être mis au service du régime, la majorité étant tout simplement neutralisée par l’intimidation et/ou la corruption. En acceptant de se rendre, ils confirment la dépolitisation de leur action et admettent d’être considérés comme des « égarés », tel que le stipule le texte de loi.

Abdelkader Hachani s’était publiquement opposé à cette loi, refusant de cautionner une démarche qu’il qualifiait de « mesure purement policière, ambiguë, qui ne résoudra pas la crise3 ». Il critiquait les tractations bilatérales et secrètes par lesquelles la mouvance islamiste s’était laissé instrumentaliser en 1997 dans la confrontation entre clans du pouvoir. Cette démarche avait permis d’exacerber les divisions dans les rangs des islamistes. Hachani s’employait quant à lui à rassembler les multiples fractions du FIS autour d’un même objectif.

De l’avis de très nombreux observateurs comme de ses adversaires politiques, le leader islamiste était un important acteur dans un véritable processus de réconciliation de la scène politique algérienne. Il bénéficiait outre la confiance des responsables de son parti, de celle de nombreux cadres et sympathisants. Il était considéré comme un rassembleur et il avait créé quelques mois auparavant, avec Abdennour Ali Yahia (ex-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme), Abdelhamid Mehri (ancien dirigeant du FLN) et Abdelaziz Belkadem (ex-président de l’Assemblée nationale populaire), un « Comité pour la paix » afin de proposer une alternative sérieuse au projet en trompe-l’œil de réconciliation prônée par le président Abdelaziz Bouteflika (à l’instigation des décideurs de l’armée). Il n’excluait toutefois pas de négocier avec le pouvoir.

Qui a commis le crime ?

Abdelkader Hachani commençait donc à devenir dangereux. Non seulement il parvenait à fédérer divers courants du FIS que les manœuvres du régime et les dissensions internes avaient divisés, mais il se plaçait dans une perspective beaucoup plus vaste d’ouverture politique et de recherche d’un véritable processus de « réconciliation nationale ». Le commandement militaire ne s’y trompait pas : selon certaines informations, le général Mohammed Médiène (dit « Tewfik »), chef du DRS, aurait confié au mois d’avril 1997 à l’un de ses interlocuteurs qu’il le considérait « comme le seul chef islamiste réellement dangereux »4.

Hachani qui percevait la montée des périls avait d’ailleurs adressé une lettre au ministre de l’Intérieur pour l’informer de sa convocation le 13 octobre 1999 pour le lendemain au siège de la Sûreté du gouvernorat du Grand Alger. Il y sera interrogé pendant cinq heures sur ses opinions politiques, vraisemblablement par des agents du DRS5. Il se sentait menacé et il en fait état dans cette même lettre. Il était suivi sans relâche et s’attendait à être de nouveau arrêté. Selon un compagnon de route en exil, Hachani l’aurait appelé deux jours avant sa mort et évoqué les menaces : « Il m’a dit : “Même au moment où je te parle, “ils” sont derrière moi. Tewfik m’a remis récemment deux clés : celles d’une villa et d’une voiture.” Hachani avait refusé6

Le 22 novembre 1999 en fin de matinée, Abdelkader Hachani, qui faisait l’objet d’une surveillance policière permanente se trouve dans la salle d’attente d’un cabinet dentaire, à Bab-el-Oued, Alger. Il est touché de deux balles tirées par un homme qui prend la fuite sans être arrêté. Le dirigeant du FIS est transporté à l’hôpital où il décède.

Son assassin présumé, Fouad Boulemia, appréhendé le 13 décembre 1999, comparaît en avril 2001 devant le tribunal. Devant le juge d’instruction, il avait affirmé avoir agi seul, s’être trouvé par hasard devant sa future victime et avoir décidé en dernière minute de la tuer parce qu’elle s’opposait aux groupes armés. Mais lors de son procès, il se rétracte ; il avoue avoir été membre des GIA mais dit avoir pris ses distances avec ceux-ci. Il prétend également ne pas posséder d’arme, ne pas avoir tué Hachani et avoir été torturé. Il affirme avoir reçu en prison plusieurs fois la visite du chef du DRS en personne, le général Médiène, qui l’aurait menacé violemment7. « Il me proposait un marché : reconnaître le crime contre un emprisonnement qui ne dépasserait pas quatorze à quinze ans. “Sinon je te ferai cracher le lait que tu as tété”8. »

Mais où étaient les agents du DRS postés devant l’immeuble qui abritait le cabinet dentaire ? Le gardien du parking déclare devant le tribunal : « J’avais vu une Super 5 stationnée… Je me suis approché pour demander le prix du ticket… Un des civils en talkie-walkie me dira : “Nous sommes en mission”. » Un autre témoin déclare : « J’ai vu la Super 5 et à son bord des civils portant un talkie-walkie. Ils sont entrés dans l’immeuble. Quelques instants plus tard, ils en sont ressortis pour prendre position en face9. »

Qu’en est-il de la déclaration de Boulemia qui affirme qu’il se trouvait à la mosquée de Mohammadia au moment de l’assassinat de Hachani ? Qu’en est-il du portrait-robot réalisé à partir de témoins ayant vu l’assassin et qui ne correspondrait pas du tout au physique et à la stature de Boulemia ?

À l’issue de cette audience aussi expéditive que bâclée, Boulemia est condamné à mort. Mais il servira une nouvelle fois trois ans plus tard pour clore un autre dossier sanglant : celui du massacre de Bentalha. Lors d’un procès qui ne durera qu’une seule journée, neuf accusés comparaissent. Boulemia clame son innocence, mais il est de nouveau condamné à mort pour avoir participé à ce massacre alors qu’aucune preuve de son implication n’est avancée. Aucune confrontation entre survivants et accusés n’est organisée. Aucune zone d’ombre entourant cette tuerie n’a été levée par la justice.

Rebondissement deux ans plus tard : Fouad Boulemia, aurait été libéré, le 10 mars 2006, de la prison de Serkadji après un peu plus de six ans de prison10. Comment est-il possible qu’un homme condamné deux fois à mort, entre autres pour avoir prétendument participé à un massacre, puisse être mis en liberté après cette (relativement) brève détention ? On ne peut voir dans cette contradiction flagrante entre décisions de justice (les deux condamnations et la libération) que la reconnaissance implicite d’une manipulation du condamné, lequel a probablement bénéficié d’une libération en échange de son silence. D’autant plus qu’entre-temps, la Charte pour la paix et la réconciliation nationale a été adoptée et le décret de sa mise en œuvre promulgué le 28 février 2006 ; et celui-ci exclut explicitement dans son article 16 la possibilité pour les personnes « qui ont commis ou ont été les complices ou les instigatrices des faits de massacres collectifs » de bénéficier d’une grâce11.

Pourquoi Abdelkader Hachani a-t-il été assassiné ?

La disparition d’Abdelkader Hachani a mis en échec l’entreprise de rassemblement des différentes tendances du FIS à l’intérieur et à l’extérieur du pays autour de l’idée d’une sortie de crise négociée avec le plus grand nombre d’acteurs possible, sans exclure les représentants du pouvoir. Dans cette perspective, Hachani avait levé le tabou pour l’opposition de la critique de l’option de la lutte armée, option qu’il récusait. Et il défendait cette position courageusement dans son camp, sans pour autant dénigrer ceux qui avait fait ce choix. Au contraire, il s’engageait à les imposer en interlocuteurs crédibles face aux autorités et refusait fermement qu’ils soient déconsidérés en étant traités d’« égarés ».

Comme pouvaient l’anticiper les instigateurs de son assassinat – plus que probablement les chefs du DRS –, les « politiques » du FIS en Algérie, ayant perdu celui qui aurait pu les rassembler, sont retombés dans leurs divisions et guéguerres pour le leadership entre les différents petits groupes issus de la désintégration du parti depuis son interdiction en 1992 et l’élimination physique par l’armée de nombreux de ses cadres. Dès lors, le pouvoir n’avait plus face à lui que des islamistes qu’il contrôlait ou des groupes armés « résiduels », plus ou moins manipulés, qu’il pouvait combattre militairement12.

L’assassinat de Hachani a également sonné le glas de toute tentative de rassemblement de l’opposition algérienne représentative. L’esprit de Rome, qui avait pu réunir en 1995 les trois grandes familles politiques (FLN, FIS et FFS) et d’autres formations plus petites, avait alors perduré malgré les nombreux coups portés par le DRS, les récupérations, manipulations et autres assassinats. En 1999, le Comité pour la paix, encore embryonnaire, se plaçait dans cette perspective. Depuis lors, plus aucune initiative n’est parvenue à poser des jalons pour un projet où se retrouverait la majorité d’Algériennes et d’Algériens las des multiples manœuvres du pouvoir et de l’opposition tolérée.

Notes

1 Voir : Salima Mellah, Les Massacres en Algérie, 1992-2004, Dossier du Comité justice pour l’Algérie, 2004, http://www.algerie-tpp.org/tpp/pdf/dossier_2_massacres.pdf

2 Interview de Bouteflika sur RTL, 14 septembre 1999, http://www.algeria-watch.org/farticle/concorde/InterviewRTL.htm

4 José Garçon, Libération, 23 novembre 1999.

5 « Lettre d’Abdelkader Hachani au ministre de l’Intérieur », 28 octobre 1999,http://www.algeria-watch.org/farticle/hachani/hachani95.htm

6 F.A. et J.G., « L’assassinat d’Hachani réveille la peur en Algérie », Libération, 24 novembre 1999.

7 Daikha Dridi, « Fouad Boulemia condamné à mort », Algeria-Watch, 16 avril 2001,http://www.algeria-watch.org/farticle/hachani/Dridi_proces.htm

8 « Reconnu coupable de l’assassinat de Hachani », Le Jeune Indépendant, 14 avril 2001.

9 Ibid.

10 « L’assassin de Hachani libéré », Liberté, 11 mars 2006.

11 Ordonnance n°06-01 du 28 Moharram 1427 correspondant au 27 février 2006 portant mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale,http://www.algeria-watch.org/fr/article/just/ordonnance_charte.htm

12 Sadek Sellam et Fatiha Talahite, Abdelkader Hachani, victime de l' »intégrisme éradicateur »?, Algeria-Watch, décembre 1999, http://www.algeria-watch.org/farticle/hachani/hachanitalasellam.htm


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14 Commentaires sur cet article

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  • Kenouz
    22 novembre 2017 at 15 h 06 min - Reply

    Les magouilles politiques en Algérie ont toujours existé et ce, depuis 1962




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  • Dria
    24 novembre 2017 at 16 h 51 min - Reply

    Allah Yarahmu u yarham echouhada …

    Qui a commis le crime ? Les mêmes qui ont commis ceux de Bentalha,Rais ..le pouvoir qui voulait endosser le tout aux islamistes.

    Un même scénario se déroule sous nos yeux en egypte a Al-3arich le fief des anti Sissi on vient d’ouvrir le feu dans une mosquée. 235 mort et la liste va s’alourdir …pourquoi a al3arich et il faut voir la réaction de la presse du pouvoir pour comprendre et bien sur on va arrêter des suspects islamistes fou de dieu dont les prisons égyptienne sont pleines ceux qu’on n’a pas condamner a mort encore…et voilà un autre coup pour l’islam par les dictateurs en place…

    Les services secrets arabes a la solde des pouvoirs en place,et de leurs seigneur de l’Occident sont des plus criminelles de l’humanité…

    Ces actes odieux vont être récupérer par les pouvoir en place ,inchallah des vidéo prouveront ce scenario morbide de Sissi ans Co….sait ans see




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    • Salah-Eddine SIDHOUM
      24 novembre 2017 at 17 h 46 min - Reply

      Pour aller dans le même sens que votre commentaire, cher compatriote, je reproduis le post que j’ai publié sur ma page facebook cet après-midi concernant l’odieux attentat commis dans le Sinaï et qui a coûté la vie à plus de 200 innocents.
      ___________

      La politique de la terreur imposée par les moukhabarates égyptiennes et exécutée par des « barbus » tekfiristes de service.
      Je voudrais à l’occasion rappeler à notre jeunesse (que les services de l’action psychologique, son abrutigentsia et ses plumitifs attitrés tentent de désinformer) que l’Algérie a connu durant la « sale guerre » des années 90, la même politique de terreur visant les mosquées et dont les attentats survenaient le plus souvent lors de Salat El Djoumoua et pendant le mois sacré du Ramadan, lors des taraouih.
      Pour l’Histoire, je publie une chronologie non exhaustive de ces attentats.
      Lundi 1er juillet 1996. Le Cheikh Sahnoun, âgé de 89 ans, président de la Rabitat Edaawa El Islamia, est victime d’un lâche attentat alors qu’il officiait à la prière d’El Fedjr à 3h 45 du matin à la Mosquée de la Concorde (Bir Mourad Raïs). Deux criminels pénétrèrent dans la Mosquée en pleine prière et l’un d’eux lui tira à bout portant une balle dans la tempe. Des fidèles se jetteront sur le Cheikh pour le protéger de leurs corps, lui évitant de recevoir d’autres balles.
      Lundi 26 août 1996 : assassinat de Kamel Raith, universitaire, devant la porte de la Mosquée à Blida d’où il sortait après la prière d’El Icha. Il avait été libéré en décembre 1995 du camp de concentration de Aïn M’guel (extrême sud)
      Jeudi 28 août 1997 : explosion d’une bombe devant la Mosquée Kétchaoua, dans la basse Casbah : 15 citoyens trouvent la mort et plus d’une trentaine sont blessés selon un décompte hospitalier.
      Vendredi 12 septembre 1997 : Abdeldjalil Bourouis, imam et militant d’Enahda est froidement abattu par un homme armé cagoulé, en pleine prière du Vendredi dans une mosquée de Constantine. alors qu’il lisait son sermon.
      Vendredi 10 octobre 1997 : explosion de deux bombes dans deux mosquées de Bouzaréah (Alger) en pleine prière du vendredi : 7 morts et plus de 30 blessés.
      Vendredi 1er octobre 1997 : une bombe qui devait exploser au moment de la grande prière est désamorcée in extremis à la mosquée de Bologhine (Alger).
      Vendredi 14 novembre 1997 : Explosion d’une bombe à l’intérieur de la mosquée El Djillali de Staouéli (Alger) lors de la grande prière : 3 morts et 39 blessés.
      Dimanche 11 janvier 1998 : Un groupe armé mitraille des citoyens à l’intérieur de la mosquée de Haouch Sahraoui (Meftah) lors des prières de taraouih : plus de 15 morts.
      Mercredi 14 janvier 1998 : Explosion d’une bombe lors de la prière des taraouih à la mosquée de la rue Ahmed Assas (Baraki) . Des sources hospitalières avancent le chiffre de huit morts.
      Vendredi 23 avril 1999 : Explosion d’une bombe à la mosquée de Khemis Miliana, peu de temps avant la prière d’El Djoumoua : pas de victimes. Dégâts matériels importants.
      Village de Taourirt (Chlef) : Des hommes armés en tenue de gendarmes font irruption dans la mosquée du village après la grande prière du vendredi et kidnappent les citoyens restés dans le lieu de culte. Quelques jours plus tard, trois cadavres mutilés sont retrouvés :
      • Ouachek Aïssa, (directeur d’école)
      • Arrouche El Hadj, professeur de collège.
      • Kharroubi Abed, professeur de collège.
      Mercredi 29 septembre 1999 : Cheikh Ahmed, imam de plus de 90 ans est tué à l’intérieur de sa mosquée de Bordj Ménaiel (Boumerdés) à l’heure de la prière d’El Icha par des hommes armés.
      Jeudi 16 décembre 1999 : Des hommes armés mitraillent des fidèles à leur sortie de la mosquée à la fin des prières des taraouih sur les hauteurs de la ville de Bou Ismail (Tipaza) : 12 morts.




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      • Soufiane Derkaoui
        25 novembre 2017 at 14 h 18 min - Reply

        Bonjour Monsieur Sidhoum,

        Je ne suis pas de la mouvance islamique ou islamiste, çà va se sentir, mais je suis d’accord avec les internautes (et avec vous) pour dire que l’affaire de Abdelkader Hachani est clairement un assassinat politique ! Dommage que le pouvoir algérien ait tué un homme comme lui, un grand homme lettré et intelligent et qui, à l’inverse de certains comme Abassi Madani ou Ali Belhadj pour ne citer que ces deux là, était un homme pacifique et un homme de dialogue ! Il a tout fait pour faire prendre conscience au pouvoir aveugle militaire algérien que la discussion et la négociation est mieux que la violence et le sang ! Dommage, vraiment!

        Je suis d’accord aussi avec vous qu’une bonne partie des personnes que vous citez ont certainement été la cible du pouvoir qui les a éliminé ou assassiné ! C’est bon pour l’historie et c’est légitime d’égrené le nom de personnes qui sont proches de votre mouvance politique ou idéologique, victimes du pouvoir, mais il faut aussi accepter que la mouvance opposante aux islamistes (FIS ou autre) ont aussi leur liste d’exécutés ou d’assassinés par les mains des fous de Dieu ! Ils peuvent aussi vous citer des noms de journalistes, d’artistes, d’écrivains, de militants politiques (communistes ou pas) qui sont passés sous le sabre, le couteau de boucher, le Kalachikov ou la mahchacha des islamistes dont une bonne partie vivaient déjà dans le maquis algériens avec armes et bagages, et ce bien avant les élections législatives !

        Dommage aussi que vous n’évoquez pas les attentats du Boulevard Amirouche, de l’aéroport, de Bentahla …..eh, oui même Bentalah… etc… etc… ) où il est clair que la méthode est plus celle des islamistes que celle de l’armée. L’armée et le DRS utilisent des méthodes différentes plus insidieuses et sournoises, certains diraient « soft » (assassinats ciblés comme vous le dîtes, internement, éloignement, déportation dans le sud, disparition etc…) et savent bien que des attentats aveugles destructeurs entraînant des centaines de morts dont des civils innocents ne peuvent pas les servir politiquement parlant ! Je peux vous expliquer pourquoi ces méthodes dites « Kamikaze » sont l’œuvre de la mouvance islamiste et non de l’armée, que se soient ceux du Caire d’avant-hier ou ceux de même nature en Algérie. A mon avis cette méthode kamikaze terroriste n’est pas celle du pouvoir militaire autoritaire, car l’armée et le pouvoir n’ont pas intérêt à organiser eux-mêmes ce type d’attentats sinon çà devrait dire qu’ils se tirent eux-mêmes une balle dans leur propre pieds, eux qui veulent plutôt montrer et prouver à leur opinion interne et à l’opinion internationale qu’ils maîtrisent la situation sécuritaire de leur pays. L’armée et le pouvoir en Egypte ou en Algérie, pour ne prendre que ces deux pays, veulent se faire passer pour un barrage « légitime » contre l’instauration d’une républicaine islamique basée et administrée par la charia.

        Je n’aime pas le pouvoir miliaire d’Egypte comme celui de notre pays que je combats de toute mon âme, mais il faut quand même de temps en temps rendre à César ce qui lui appartient !

        Que l’Algérie retrouve enfin la paix et la vraie démocratie, In cha allah ! Mais hélas, à ce train là, çà sera difficile tant que « nos » dinosaures et « nos » troglodytes » restent encore aux commandes et refusent obstinément et opiniâtrement le moindre changement de gouvernance! Mes respects Monsieur Sidhoum.




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        • Salah-Eddine SIDHOUM
          25 novembre 2017 at 16 h 25 min - Reply

          Cher compatriote,
          J’ai toujours dit et je ne suis pas le seul, d’autres plus étoffés que moi politiquement (Mehri, Aït Ahmed, Ali Yahia, Khelili….) l’ont dit avant moi, que seule une Commission Vérité et Justice pouvait faire toute la lumière sur tous les crimes commis durant la guerre fratricide provoquée par les ex-sous-officiers « déserteurs » de l’armée coloniale et soutenue par la minorité élitiste éradicatrice. Une guerre qui a libéré les haines d’une société à qui on a fait perdre durant des décennies, ses repères. Cela a été fait en Afrique du Sud et dans les pays de l’Amérique latine. Pourquoi pas nous ? Qui a peur de la Vérité ? Faut-il rappeler que les crimes commis par les 2 bords sont des CRIMES contre l’HUMANITE et donc des crimes imprescriptibles.
          A la lumière du travail de cette commission et sans aucun esprit de vengeance, la justice tranchera. Et personnellement, je suis d’accord, une fois que la justice aura tranché, qu’une amnistie générale soit décrétée par le pouvoir légitime de demain. L’essentiel est que notre peuple sache qui a fait quoi, qui a tué qui et d’éviter de coller ces crimes contre l’Humanité à un seul bord, comme le font aujourd’hui ceux qui ont « de la paille dans leur ventre » et des 2 bords. Seule cette voie permettra d’apaiser les esprits et d’éteindre les feux de la fitna et de la vengeance.
          Je vous rejoins pour dire que notre souhait à tous est d’œuvrer à construire un Etat de Droit dans une Algérie apaisée, une Algérie des Libertés démocratiques, les véritables libertés démocratiques, pas celle des démocrates non pratiquants qui se cachent derrière les blindés et qui sont téléguidés par les srabess. Une Algérie qui baigne, sans honte, dans ses valeurs civilisationnelles berbéro-arabo-musulmanes et dont aucune des valeurs (berbérité, arabité et islamité) ne soit un fonds de commerce pour des aventuriers boulitiques.
          C’est cette Algérie de toutes et de tous, sans exclusion ni exclusive pour laquelle nous luttons depuis des décennies, celle pour laquelle sont morts les hommes libres et dignes de novembre 54.
          Fraternelles salutations.




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          • Faycel Rakem
            25 novembre 2017 at 18 h 02 min -

            Franchement Monsieur Sidhoum je vous aime beaucoup, mais il y a des foisc où vous déraillez ! je vais vous dire et vous expliquer pourquoi à la fin de mon post.

            D’abord, j’aime vous dire que j’aime bien cette manière de se parler librement sur LQA avec respect. C’est grâce à vous. Chacun donne ses arguments et c’est très bien, çà fait vivre la démocratie ! Par exemple, rien qu’entre vous et l’internaute @Soufiane Derkaoui, la frise historique du drame de la décennie noire est résumée selon des thèses différentes. Je vous remercie les deux pour vos contributions, et aussi celles des autres internautes. Je vous remercie aussi pour le courage démocratique que vous avez de publier tous les avis.

            Pour la recherche de la vérité sur la decennie noire, je vous le dis, comme vous je suis pour une sorte de « Commission Vérité et Justice». Le plus difficile c’est de la mettre en branle. Comment la créer ??? Grande question qu’il faut faire vivre et qu’il faut mettre en exergue et sur le tapis chaque fois que nécessaire.

            J’arrive à ma remarque : Sincèrement, Monsieur Sidhoum ! vous parlez (ou vous écrivez) le plus souvent très, très bien et très, très juste. On ne peut pas ne pas être d’accord avec vous sur beaucoup de plans (et aussi sur ce que dit @Soufiane Derkaoui ) . Cependant ya Monsieur Sidhoum , irham babek pourquoi vous parlez de « démocrates non pratiquants » ? Répondez franchement ! Est-ce qu’il faut être seulement un algérien islamiste pratiquant (ou un algérien musulman pratiquant) pour être démocrate ou pour être patriote ! Dommage que vous l’intellectuel vous faîtes la différence entre les algériens selon leur conscience, leur croyance etc… etc.. ! Est-ce qu’il n’y a que les « croyants algériens » qui sont de vrais algériens patriote ? Depuis quand la religion relève du patriotisme ou est le seul critère pour être patriote ?? Vous n’êtes pas sans savoir que dans les maquis contre le colonialisme français il y a avait … des communistes, des chrétiens, des athées, des musulmans pratiquants, des musulmans non pratiquants, il y avait même des « moudjahiddine »qui buvait du vin dans le maquis ! Oui, monsieur Sidhoum, ils ne faisaient certes pas légion ces partisans de Bacchus, mais il en existait et ils étaient à fond la caisse contre le colonialisme. Je sais que pour vous « moudjahhed» fait référence au Coran et à l’islam, mais beaucoup d’autres algériens pensent aussi que la guerre contre le colonialisme n’est pas qu’une guerre sainte, une affaire de djihad au sens religieux strict du terme, mais une lutte de libération contre le colonialisme pour la conquête de la souveraineté, l’indépendance et pour la liberté où l’islam servait de ciment entre les combattants ! Certains vrais moudjahidine sincères encore vivants peuvent confirmer mes dires ! Nous sommes en Algérie Monsieur Sidhoum, et vous le savez très bien l’Algérie n’est pas l’Arabie Saoudite ni le Qatar même si depuis ce qu’on appelle les Ouléma et Ben Bella il y a eu une volonté d’enfoncer la tête des algériens dans une seule sorte identité exclusivement. Nous sommes en 2017, on veut vivre librement et en parfaite symbiose avec notre identité algérienne (berbérité, arabité et islamité) sans exclusion l’une de l’autre et sans hégémonie l’une sur l’autre. Le Coran n’est pas une nationalité, ni une constitution ni une identité propre aux algériens. L’islam n’est pas propre à un pays arabes mais touche toutes les races et les nationalités sur la planète. On continue de faire croire à des musulmans que même Dieu est arabe, ce que je considère comme le plus grand et le plus gros des blasphèmes. Le principal c’est les libertés, c’est le respect de la liberté de conscience de chacun, le respect des minorités en général, sans quoi point de démocratie véritable. Nous sommes un pays d’Afrique du Nord, méditerranéen! Il faut arrêter de faire croire que les vrais algériens sont uniquement ceux qui « pratiquent l’islam » ou ceux qui s’identifie aux pays du Golfe. Ce qui se passe avec les « gardiens des lieux saints de l’islam » en ce moment mêm devrait vous faire réfléchir et nuancer ces certitudes ! Merci de me publier. Toute ma considération à vous cher Sidhoum et bon courage pour votre forum et à tous les algériens patriotes sans exlusive !




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          • Salah-Eddine SIDHOUM
            25 novembre 2017 at 19 h 01 min -

            Cher compatriote.
            Je ne comprends pas pourquoi certains de nos concitoyens se cristallisent sur la question religieuse et plus particulièrement sur l’Islam dans tout débat politique. Dans ma réponse à notre frère Soufiane Derkaoui, la seule fois où j’ai parlé de notre religion c’était concernant les fondements de notre identité qui sont indissociables et forgés par l’Histoire. Quant aux démocrates non pratiquants c’est un concept que j’utilise depuis le début de la sale guerre. Il n’a rien à voir avec la religion. Les démocrates non pratiquants sont des faux démocrates qui ne pratiquent pas la démocratie au sens noble du terme. Ils ne croient à la démocratie que s’ils gagnent les élections. S’ils les perdent ils se réfugient derrière les blindés et insultent leur peuple qu’ils traitent d’immature. Ils pratiquent ce que j’appelle la démocratie sélective, quand ça les arrange. Que vient faire la religion dans tout cela?
            Amicalement.




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          • Mouloud Ferrani
            25 novembre 2017 at 21 h 45 min -

            Monsieur Sidhoum vous avez bien fait de lever toute ambiguïté sur le concept de « démocrate non croyant ». C’est nécessaire pour la suite du débat.

            Concernant l’idée que vous défendez sur la création d’une Commission Vérité et Justice qui jugera toutes les parties impliquées dans le drame qu’à connu notre pays, je la trouve intéressante surtout que vous ajoutez une chose très importante, et je vous cite : « A la lumière du travail de cette commission et sans aucun esprit de vengeance, la justice tranchera. Et (……..) une fois que la justice aura tranché, une amnistie générale sera décrétée par le pouvoir légitime de demain. » Avec çà au moins, on pourra connaître au moins l’origine et les causes du drame.

            On espère vivement que cette proposition fera son chemin car il n’est pas normal qu’avec ces milliers de morts, ces massacres, ces assassinats, ces déportations, ces disparitions, ces exécutions, l’Etat algérien, l’Etat de droit, la Justice avec un grand « J » ferment les yeux, se débinent et ne cherchent pas à explorer la vérité, à dire le droit, même si c’est d’une manière symbolique. Il est neccessaire de déterminer les responsabilités et la part de chacun dans cet immense gâchis dramatique.




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  • Larbi Anti-Impunite’
    25 novembre 2017 at 13 h 53 min - Reply

    Allah Yarham Echouhada. Il etait lui meme un fils de chahid de la guerre de liberation contre la colonisation de la France, et lui il est un chahid pour la liberte’ confisque’ par des parasites Algerien qui sont proteges par les Americains et la France.




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    • Salah-Eddine SIDHOUM
      25 novembre 2017 at 16 h 28 min - Reply

      Juste un rectificatif, cher Larbi. Le père d’Abdelkader Hachani n’est pas un chahid. Il a connu, Al Hamdou Lillah l’indépendance et il est décédé quelques années plus tard de mort naturelle.




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      • Larbi Anti-Impunite’
        25 novembre 2017 at 19 h 13 min - Reply

        Cher Salah-Eddine merci pour le rectificatif. J’ai fait un swap et ma memoire a fait defaut entre les peres de deux leaders du FIS Hachani et Ali Benhadj.




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  • Espoir was killed
    28 novembre 2017 at 9 h 04 min - Reply

    Avant son assassinat je n’ai jamais entendu de son nom,le bonhomme aime son pays et il l’avait servit sans que les algériens le connait, moi même je n’ai entendu de son nom que lorsque il a été assassiné Allah yarrahmou, dès que je l’ai vu sur la vidéo comme tous les algériens j’ai vu son amour pour l’Algérie, je l’ai aimé de tout mon cœur et j’ai eu des larmes sur mes yeux, pauvre Algérie, on a tué l’espoir.




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  • rachida
    11 décembre 2017 at 10 h 42 min - Reply

    En décembre 2007, sarko était en algérie et en 20117 c’est un jeune président français qui est là, il se fait embêter par la QUESTION d’un jeune algérien qui lui demandait d’assumer la période coloniale qu’il n’a pas vécu ! pourquoi enseigne-t-on l’histoire à l’école ? pour lire la page du passé afin de se projeter dans l’avenir et vivre un présent apaisé. Mais l’amnésie passe aussi par les intérêts économiques d’une rive et la chkara de l’autre rive. La génération qui a échappé à la guerre de libération a été rattrapée par une sale guerre pour sauver, nous dit-on, l’algérie, celle des dernières élections.
    En Algérie, il y a ceux qui luttent pacifiquement pour la Vérité et la justice, en silence bien sûr, le silence est toujours retentissant et la Vérité est toujours en marche personne ne peut l’arrêter.
    En ce 10e anniversaire, une pensée aux victimes des attentats du 11 décembre 2007 et à toutes les victimes du terrorisme.




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  • rachida
    13 décembre 2017 at 11 h 31 min - Reply

    y a dix ans, les attentats-suicide contre les sièges de l’Onu et du conseil constitutionnel
    Quand le terrorisme misait sur les coups médiatiques
    le 12.12.17
    En ce début de journée de mardi, la circulation était dense à Alger. Subitement, une forte déflagration secoue le quartier de Ben Aknoun, à proximité du bâtiment qui abrite le Conseil constitutionnel. Alors que les sirènes des ambulances et des véhicules des services de sécurité retentissent, une autre explosion détruit une bonne partie des bureaux de l’Onu, à Hydra. C’était, il y a dix ans, le 11 décembre 2007.
    Les deux attentats-suicide avaient fait 30 morts et 117 blessés et suscité une vive indignation de la communauté internationale. Un communiqué de l’organisation terroriste Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) les a revendiqués, appuyé par des messages vidéo des deux kamikazes, Rabah Bechla et Larbi Charef, d’anciens terroristes du GIA, qui se sont fait exploser. Le climat de psychose s’installe à Alger, où la crainte de nouveaux attentats pèse lourdement.
    Sous les décombres du siège du HCR (Haut commissariat aux refugiés) et du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), les équipes de secours retireront plusieurs victimes. En tout, 17 travailleurs de ces deux organismes onusiens ont péri et une semaine après, l’ex-secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, se rendait dans ces bâtiments en ruine, avant de repartir avec le drapeau (de l’organisation) en lambeaux, récupéré sur les lieux.
    «Déchiré et meurtri, mais toujours fier et invaincu, ce drapeau symbolise le sacrifice de nos collègues et notre détermination à persévérer», avait-il déclaré aux personnels de l’Onu, qui rendaient hommage aux victimes des attentats en participant à une marche silencieuse devant le siège de l’Onu le 19 décembre 2007.
    Quelque temps plus tard, l’enquête des services de sécurité aboutit à l’arrestation de Bakour Fouad, un des présumés complices des auteurs du double attentat-suicide. A son domicile, des kalachnikovs, des explosifs et des documents falsifiés sont récupérés. Selon l’enquête judiciaire, les aveux de cet ingénieur en bâtiment ont permis de remonter jusqu’au cerveau de cette opération, le nommé Bouzegza Abderrahmane, émir de la phalange Al Farouk, chargé par l’Aqmi de mettre la capitale à feu et à sang, en ce mois de décembre 2007, à travers des opérations d’assassinats de personnalités politiques et d’attentats-suicide ciblant les sièges de la Présidence, de l’ONU, du Conseil constitutionnel (ancien et nouveau) et l’Académie militaire de Cherchel.
    Les lieux, toujours selon l’enquête, sont filmés et surveillés par Bakour Fouad, mais aussi par Khouchane Youcef et Bouzegza. D’autres objectifs, comme la direction des ressources humaines de la Sûreté nationale, le commandement de la Gendarmerie nationale à Bab Djedid, l’ancien bureau du chef de gouvernement situé derrière la présidence de la République sont également sur la liste.
    Les enregistrements vidéo sont d’ailleurs retrouvés dans la mémoire du téléphone portable de Rédouane Fassila, un des chefs les plus redoutables du GSPC, abattu par les forces de sécurité au cours du mois de Ramadhan 2007. Le 3 décembre (2007), révèle l’enquête, Bouzegza charge Fouad Bakour de se procurer deux citernes de 2000 litres chacune, coupées en trois, avec un compartiment centre d’une capacité de 800 litres, auprès d’un atelier à Corso.
    Avec Youcef Khouchane, ils se déplacent à Tidjellabine où ils ont acheté, sur ordre de l’émir, deux camions Jac, sur lesquels les deux citernes ont été montées puis bourrées d’explosifs. Le premier véhicule est conduit par Charef Larbi, le kamikaze qui a foncé sur le Conseil constitutionnel, et le second par Rabah Bechla, l’auteur de l’attentat-suicide contre les bureaux de l’Onu.
    A 6h le 11 décembre 2007, Fouad Bakour pointe dans un café à Boudouaou, où il rencontre les deux kamikazes et Bouzegza. Ce dernier place des puces nouvellement achetées dans des téléphones mobiles neufs. Deux sont remis aux kamikazes, un à Bakour Fouad et un autre à Khouchane. Bakour est chargé de faire l’éclaireur pour Bechla Rabah (kamikaze) jusqu’au siège de l’ONU, et Khouchane et Fettouche doivent guider Charef Larbi (kamikaze) jusqu’au Conseil constitutionnel.
    Arrivé à Bir Mourad Raïs, plus précisément à la rue Saïdi Mohamed Saïd, Bakour ralentit et, derrière lui, le véhicule de Bechla aussi. Il lui fait signe de rouler doucement et d’attendre le coup de fil. Une fois à Hydra, il entend l’explosion du premier véhicule devant le Conseil constitutionnel. Il téléphone à Bechla Rabah, mais il n’y a pas de réponse. A cause de ses problèmes d’audition, Bechla n’entend pas la sonnerie.
    Bakour insiste. Une fois la rue Saïdi Saïd entamée, il entend une forte déflagration. Bechla s’est fait exploser mais en retard. Bakour détruit la puce utilisée et quitte les lieux. C’est à Aïn Naâdja, au domicile de Khouchane qu’il se terre, avant d’être arrêté. Dix ans après, même si la majorité des terroristes faisant partie de la phalange Al Forkane ont été éliminés par les forces de sécurité, et qu’aucune trace n’est visible sur les bâtiments de l’Onu et du Conseil constitutionnel, les souvenirs de ces tragiques attentats restent encore très vivaces dans les mémoires…
    Salima Tlemçani

    Je ne commenterai pas l’article car il faut le confronter à d’autres écrits.
    Selon « l’enquête, des services de sécurité/ judiciaire » et que dit l’enquête onusienne ?
    Pourquoi un « coup médiatique » le 11 décembre, choix d’une date symbolique ?
    Pourquoi le siège de l’ONU n’était pas sécurisé il aurait fallu quelques plots en béton armé.
    Pour qui roulait cet ingénieur que vous citez, vous êtes bien informée des pratiques des « srabess » en Algérie, elles sont familiales, amicales, bon voisinage, bonne ambiance au travail….. ????
    A qui est destiné cet article, à ceux qui lisent le quotidien de l ‘autre côté des barrières ?
    Si c’est le cas, il faut dire d’où provenaient les explosifs ?
    Ma question, est-ce que vous appelez quelqu’un qui n’entend pas la sonnerie du téléphone ?
    il manque une enquête celle qui passe par la commission vérité et justice pour tourner la page.




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  • Congrès du Changement Démocratique